Comme
le démontrent les photos présentées dans cet article, les élu(e)s se déplaçant à
vélo ne sont pas rares à Strasbourg (et il en manque quelques uns comme Mathieu
Cahn, Pernelle Richardot, Paul Meyer, Laurence Vaton ou Jean-Philippe Vetter...),
mais semblent l'être beaucoup moins dans d'autres villes ou territoires
français.
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| Jean-Baptiste Gernet (PS), conseiller Eurométropolitain en charge des modes actifs et des nouvelles pratiques de déplacement. |
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| Alexandre Feltz (Société civile), Adjoint au Maire de Strasbourg en charge de la santé publique et environnementale. |
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| Abdelkarim Ramdane (EELV), conseiller municipal, en charge de la lutte contre les discriminations dans le cadre de l’insertion sociale et professionnelle. |
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| Alain Jund (EELV), adjoint au Maire en charge de la transition énergétique et économie d’énergie et du PLU intercommunal pour Strasbourg. |
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| Eric Schultz (EELV), adjoint au Maire de Strasbourg en charge de l'Etat civil et de la mission des temps. |
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| Fabienne Keller (LR), conseillère municipale, ancienne Maire (2002/2008), Sénatrice du Bas-Rhin. |
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| Marie-Dominique Dreyssé (EELV), adjointe au Maire de Strasbourg en charge des solidarités. |
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| Alain Fontanel (PS), Premier adjoint au Maire. |
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| Syamak Agha Babaei (PS), conseiller municipal. |
Pour tenter d’inverser cette tendance, la FUB qui regroupe plus de
200 associations cyclistes françaises totalisant plus de 31 500 membres, a
envoyé durant la dernière campagne des élections présidentielles, un
questionnaire aux onze candidats. Ce document, leur demandait leurs pratiques
du vélo ainsi que les engagements qu’ils prendraient pour son développement
s’ils étaient élus. Sept candidats ont répondu et certains ont rajouté des
commentaires libres en rapport ou non avec la thématique.
Dans
ses réponses, on apprend notamment, que la pratique du vélo du nouveau
Président de la République, Emmanuel Macron, est tournée vers le loisir mais
qu’il « est convaincu que le vélo
est un moyen de déplacement qui peut se développer en ville comme à la
campagne, dans la mesure où un certain nombre d'aménagements sont réalisés pour
le favoriser. C'est bénéfique pour la collectivité, notamment d'un point de vue
écologique mais aussi pour chacune et chacun pour réduire ses coûts de
déplacements et être en bonne santé notamment ». Il y affirme
également qu’il s’engagera durant son quinquennat à mettre en place un fonds
national qui permettra de développer le vélo.
Durant
la campagne des élections législatives qui se dérouleront les 11 et 18 Juin, la
FUB continue son travail de sensibilisation au vélo des candidats. Pour cela, la
fédération interpelle directement les candidats dans une lettre présentant son
action spécifique pour ces élections et un questionnaire à destination descandidats. En complément, elle a édité un supplément de 16 pages à son magazine
Velocité, intitulé « Parlons vélo ! Imaginons une Francecyclable ». Dans ce numéro hors série, disponible gratuitement ici,
nous apprenons que « la France pointe à la 20ème place sur 28 pays
européens pour l'usage du vélo au quotidien juste devant la Bulgarie et le
Royaume Uni » et que l'Hexagone « fait partie de la moitié des
pays européens qui n'ont pas de stratégie nationale pour le développement du
vélo ».
Forte
de ce constat et dans la lignée du livre blanc pour une stratégie cycliste
européenne*, la FUB interroge à travers cette publication, le rôle de l’État
dans la promotion du vélo comme mode de déplacement quotidien. Elle propose
ainsi trois axes d'actions qui s'articulent autour dix revendications élaborées
en partenariat avec tous les acteurs du vélo français.
La
FUB demande tout d'abord des moyens financiers pour le vélo. Elle propose de
consacrer 100 millions d'euros à « cyclabiliser » 10 territoires de
référence choisi dans le cadre d'un appel à projets. Ce budget serait alimenté par une
contribution prélevée sur la publicité automobile. Il permettrait d'aider les
collectivités locales qui font des efforts pour établir un réseau cyclable
cohérent et structuré et de poursuivre le schéma national des véloroutes et
voies vertes. En plus des moyens financiers, la FUB attend également des moyens
humains avec la création d'une délégation interministérielle à l'usage de la
marche et du vélo et d'un réseau de Maisons du vélo regroupant tous les moyens
de s'informer et de se former à la pratique des modes actifs.
La
Fédération milite également pour créer une culture vélo dès le plus jeune âge.
Elle considère l'apprentissage de la mobilité à vélo dans les écoles comme la
véritable révolution dans la sécurité des déplacements à vélo. En complément,
elle suggère de généraliser la vitesse maximale de 30 km/h en ville, d'agir sur
la visibilité des cyclistes ainsi que l'éclairage des vélos et pose comme
objectif de diminuer par deux le nombre de cyclistes tués ou gravement blessés.
Le
dernier axe de progrès détaillé par la FUB propose d’inciter la pratique du
vélo par une fiscalité adaptée. Pour cela, elle souhaite une revalorisation de
l'indemnité kilométrique vélo (au moins au niveau des transports en commun),
qu'elle soit intégrée au barème fiscal, qu'elle s'adresse à tous les actifs et
enfin qu'elle soit obligatoire pour les employeurs. La FUB propose également
l’obligation d'établir des plans de mobilités d'établissements intégrant une
meilleure prise en compte du stationnement vélo et d’accélérer la création de
locaux vélos sécurisés. Elle conclut ce chapitre en proposant une aide
financière aux entreprises innovantes dans le domaine du vélo et aux ateliers d'autoréparation.
En
parallèle, la FUB a lancé une recherche de financement afin de l’aider à
déployer la campagne sur tout le territoire français. Les fonds collectés
permettront d’interroger un maximum de candidates et candidats sur les
propositions vélo et de communiquer leurs réponses aux électrices et électeurs.
Début Juin, une nouvelle version du site permettra de faire une recherche pour
comparer les réponses des différents candidats, circonscription par
circonscription.
L’ensemble
des propositions de la FUB est ambitieux mais réaliste. Il a pour objectif de
sensibiliser les candidats et futurs députés au vélo. Ce mode de déplacement ne
doit plus être le parent pauvre de la politique de mobilité de l’Etat. Il est
urgent, pour que la France cyclable ne reste pas un imaginaire, mais devienne
une réalité, que l’Etat s'engage dans le développement volontariste du vélo. Il
le fait depuis de nombreuses années pour les transports en commun qui sont
également de la compétence des collectivités locales. Alors, la République
va-t-elle (enfin) se mettre à vélo ?
* Ce
livre qui définit des objectifs et recommande des actions de la compétence de
l'Union Européenne, sera publié par l'ECF (European Cyclists Federation), dont
la FUB est membre, à l'occasion de la conférence mondiale Vélocity 2017, qui se
tiendra en juin en Hollande. Il sera ensuite soumis à l’Union Européenne en
guise d'inspiration pour ses actions futures.










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