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9 févr. 2017

Svajerløb, la course de vélo cargo à ne pas manquer !

Des courses de vélos cargo ont eu lieu à Paris depuis le début des années 1900 jusqu'à la fin des années 1930. Au Danemark, à Copenhague, la première course de vélos cargo s'est déroulée en 1942. Elle a été organisée par un prêtre nommé Kristian Skjerring qui a décidé d'honorer les nombreux livreurs à vélo de la capitale danoise. Ils étaient surnommés Svajere en danois - ou Swayers (balancement en anglais), en raison du mouvement que faisaient leurs vélos quand ils étaient lourdement chargés.
Départ d'une course. Source : www.copenhagenize.eu
Cette course, baptisée Svajerløb proposait des modestes sommes d'argent aux vainqueurs qui leur permettait ainsi de s'offrir quelques jours des vacances en été. Elle est devenue progressivement très populaire et de nombreux spectateurs venaient assister à cette épreuve qui couronnait le « Roi de Copenhague ». Le transport par vélo cargo étant progressivement remplacé par des véhicules motorisés à Copenhague, comme dans les autres villes européennes, le dernier Svajerløb s'est disputé en 1960.
Affiche de l'édition 2012.
C'était sans compter sur une poignée de passionnés de vélos cargo qui a décidé en 2009 de faire revivre ces moments passés où les coursiers à vélo venaient s'affronter. L'épreuve ouverte à tous les usagers de vélo cargo, se déroule chaque année, depuis 2010, au sein de la brasserie Carlsberg, sise à quelques kilomètres du centre de Copenhague dans le quartier de Vesterbro. 


Le principe est toujours le même, franchir le premier la ligne d'arrivée après quatre tours. Le premier s'effectue sans chargement. Les trois suivants avec du chargement (pneu de voiture, caisse de bière, paquets de journaux…). Le version moderne s’est toutefois adaptée à l’évolution des vélos cargo et propose trois catégories de courses mixtes (biporteurs, triporteurs et un relai composé d’une équipe de quatre cyclistes). Elle se déroulera cette année, l’après-midi du 26 août.





De nombreux participants viennent de toute l’Europe pour cet évènement. Des français et des amis berlinois ont déjà participés à cette course, qui n’a de course que le nom car il s’agit plutôt d’une après-midi de convivialité autour du vélo cargo qui se termine par un barbecue. Y-a-t-il des strasbourgeois ou des français intéressés ? 

Article réalisé à partir d'informations trouvées sur www.copenhagenize.eu

5 oct. 2016

Sam, nouveau coursier d'expérience et de qualité à Strasbourg !

Depuis début 2016, le monde des coursiers à vélo à Strasbourg a fortement évolué. Une entreprise locale, Timing Transport Express, crée en 2013 a cessé ses activités. D'autres de dimensions internationales comme Deliveroo et Take Eat Easy, aux modèles économiques discutables et discutés, sont arrivées sur le créneau spécifique de la livraison de repas. La première s'est développée fortement au point qu'il est aujourd'hui impossible de ne pas croiser, à Strasbourg, l'un de « ses » coursiers. La seconde, moins présente dans la capitale alsacienne, a annoncé brutalement, en Juin, son dépôt de bilan. A cela, s'ajoute également une nouvelle société, Emma, qui propose de vous livrer en 40 minutes toutes vos demandes (alimentation, vêtements, médicaments...).

Dans ce paysage économique et social en profonde évolution, un nouveau coursier pédale depuis la fin de l'été dans les rues de Strasbourg. Après trois années passées dans la société Utimatum (devenue depuis Novea) où il était alors le seul cycliste, et quatre au sein de Tomahawk Bike Messengers, Samy Kropp, a décidé au printemps 2016 de devenir auto entrepreneur. Cette idée lui trottait dans la tête depuis quelques temps. Fort de son expérience de plus de 7 ans à livrer par tous les temps aux quatre coins de l'agglomération strasbourgeoise, il a crée, avec ses économies, son entreprise « Sam s'en charge, coursier à vélo ».


Début Août, Samy à commencé à rechercher ses premiers clients en prospectant dans différents domaines (fleuristes, supermarchés, restaurateurs, avocats, assureurs, notaires...). Lors de ces entretiens, il présente rapidement son activité, ses services, met en avant son expérience, son sérieux et distribue ses flyers. Il livre du lundi au dimanche sur les vingt huit (bientôt trente trois en 2017) communes de l'Eurométropole. Le prix des livraisons sont fonction de trois zones définies selon l'éloignement de l'endroit de prise en charge ou de livraison, de la rapidité avec laquelle la course doit être effectuée (2 ou 4à partir de la confirmation téléphonique) et du poids de celle-ci. Sam est également disponible, la nuit, sur réservation, de 19h à 7h.


Il a choisi comme outil de travail un biporteur de Douze Cycles, marque française pour laquelle il a eu un véritable coup de cœur. Ce choix s'est établi principalement sur la maniabilité supérieure aux autres biporteurs du marché (la roue avant a un angle de rotation de près de 140° grâce à une direction entraînée par câbles). Il a équipé son vélo d'un système Alfine 8 vitesses et d'une courroie qui, contrairement à une chaîne, ne nécessite pas d'entretien. En complément, une caisse en aluminium, également en provenance de Douze Cycles est fixée sur la plate forme et permet de transporter les marchandises en toute sécurité et à l'abri des intempéries. 


Sam a l'expérience, le professionnalisme et le matériel pour s'imposer dans la livraison à vélo à Strasbourg. Vous pouvez le joindre au 07 63 07 91 61. La perspective d'un nouveau Marché de Noël avec un centre-ville interdit aux voitures pour cause d’état d'urgence pourrait définitivement lancer et faire reconnaître les services de son entreprise.

11 mai 2016

La simplicité de la vélogistique expliquée en trois photos...

Un Bullitt noir équipé d'un kit d'assistance électrique, arrive sur le quai de la voie 7 de la gare de Lausanne. Il est poussé par un coursier de la compagnie Vélocité Lausanne et est chargé de deux caisses. Elles ont pour destination Yverdon-les-Bains, ville de 25 000 habitants située à 40 kilomètres de la capitale vaudoise. Grâce au contrat entre Vélocité et les CFF, le coursier les dépose dans le compartiment fourgon d'un train pendulaire ICN à destination de Saint-Gall.




Le coursier ferme la porte du wagon et repart aussitôt pour une autre mission. Les colis seront récupérés 30 minutes plus tard à la gare d'Yverdon-les-Bains par un autre coursier de Vélocité Yverdon qui les livrera à bon port. Qui a dit que la logistique à vélo était compliquée?

4 mars 2015

Allo, les coursiers à vélo, j’ai oublié mon ordinateur à la maison…



Vendredi dernier, après avoir déposé comme tous les jours ma fille au jardin d’enfants en triporteur, j’arrive au bureau. Je remarque tout de suite l’absence de mon ordinateur portable, oublié chez moi après ma journée de télétravail de la veille. Je suis bien embarrassé. Il m’est difficile de travailler une journée sans ordinateur car j’ai des messages électroniques à envoyer, à consulter, des notes à rédiger, des présentations à compléter ou des réunions à préparer…

Je devais donc trouver une solution pour récupérer assez rapidement mon ordinateur resté à mon domicile à 7 km de mon lieu de travail… J’évacue tout de suite la solution qui consiste à faire l’aller/retour en triporteur pour le récupérer. En pédalant comme un champion, je pourrais faire le trajet un en peu plus d’une heure. Je n’ai pas une heure à perdre. Le trajet en transport en commun serait moins physique mais prendrait le même temps.

J’ai rapidement trouvé une autre solution. Ma femme est exceptionnellement à la maison. Un coursier à vélo pourrait donc me dépanner en récupérant et livrant mon ordinateur au bureau. J’appelle Tomahawk Bike Messengers et explique mon cas à Manu le patron qui réceptionne les appels. Il accepte rapidement la mission bien que ses clients soient généralement des professionnels. A 9h45 mon portable est récupéré chez moi et 30 minutes plus tard, il m’est remis en main propre sur mon lieu de travail par l’un des employés de la société. Durant ce temps, j’ai pu travailler sans mon ordinateur en lisant plusieurs documents.

Guillaume.S
Igor
Manu
Je n’ai pas pensé à prendre une voiture de service ou en autopartage pour rentrer récupérer mon portable. Cela aurait été plus long que la livraison à vélo et ne m’aurait pas permis de travailler durant ce temps. Le vélo m’a donc permis de gagner du temps tout en sauvegardant l’environnement et en participant au développement d’une entreprise locale. Pensez-y…

8 sept. 2014

Clara, coursière à vélo....

Originaire de Bourgogne, Clara a 26 ans. Elle est diplômée de l'école supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. C'est en arrivant dans la capitale alsacienne qu’elle s’est mise sérieusement au vélo en partant régulièrement à l'assaut des sommets vosgiens. En parallèle à son travail d’artiste peintre, Clara cherchait une seconde activité. C’est assez naturellement que l’idée de devenir coursière à vélo s’est concrétisée. Elle a effectué un premier test sur un Bullitt en aidant la société Timing pour la St Valentin. En avril 2014, elle est embauchée Tomahawk Bike Messengers et endosse le maillot rose de la tribu.

Clara est la première coursière de la société qui compte 14 employés. Elle bénéficie d'un contrat de 11h par semaine lui laissant suffisamment de temps pour peindre et développer son art. Elle effectue principalement les courses urgentes et les tournées de laboratoires. Les clients ont été dans un premier temps surpris de découvrir qu’une femme soit coursière à vélo. Ils se sont très vite rendu compte que Clara comme ses autres collègues masculins effectue son métier avec professionnalisme.


Clara dispose de deux vélos, un fixie sur lequel elle pédale durant son travail de coursière et un de la marque italienne Colnago qu'elle utilise exclusivement pour la route. Son métier de coursière qu'elle effectue parfois sous la pluie ou dans le froid l'a rendu moins sensible aux conditions météorologiques pour aller grimper quelques cols. Du coup, elle se questionne sur la participation à des premières compétitions de cyclisme et souhaite ouvrir la voie à de nouvelles coursières qui sont encore aujourd'hui trop rares dans le métier.

10 déc. 2013

Tomahawk Bike Messenger, coursiers à vélo à Strasbourg.

Très rapidement après son invention, le vélo, plus rapide et moins contraignant que le cheval, a été utilisé pour livrer des biens. Si bien que durant la première partie du 20ème siècle des compagnies de coursiers à vélo se sont créées dans de nombreuses villes.

Coursiers à Indianapolis, Etats-Unis, en 1908. Source: Bicycle, David V.Herlithy

Dans les années 1970, la livraison motorisée commença progressivement à supplanter et éliminer complètement les coursiers à vélo. Seules quelques grandes villes Nord américaines conserveront des compagnies de livraisons à vélo dont bien sur New York, qui est considérée comme la capitale mondiale des coursiers à vélo !

En 1983, après deux chocs pétroliers, et pour faire face à l'engorgement des grandes villes par le trafic automobile, les coursiers à vélo réapparaissent en Europe, à Londres puis progressivement dans d’autres grandes villes européennes, notamment suisses et allemandes comme Lausanne, Bâle, Zurich, ou Berlin. La capitale allemande accueille en 1993, la première édition du championnat du monde des coursiers à vélo qui se déroule depuis annuellement.

Strasbourg, ville où la pratique du vélo est la plus développée en France ne pouvait pas rester à l’écart de ce mouvement. C’est dans cette dynamique qu’Emmanuel Bastian dit Manu a créé, en 2004, la société de livraison à vélo, Tomahawk Bike Messenger.

Manu et Guillaume L.
Manu
Les origines de Tomahawk

Enfant, Manu est tombé avec stupeur et fascination sur un reportage consacré aux coursiers à vélo new-yorkais qui a été le déclencheur de sa passion. Passer sa journée à pédaler au milieu de la ville et en vivre est pour lui le plus beau métier du monde. Comme il est malheureusement difficile de se construire une vie sur la base d'un rêve d'enfant et d'une passion, Manu a commencé sa carrière professionnelle comme jeune cadre dynamique sans pour autant oublier le vélo. Quelques voyages plus tard, dont un qui lui a permis de voir fonctionner une société de coursiers à San Francisco, Manu s'est dit en 2004 qu'il était temps de vivre la vie d'un coursier à vélo, dans sa ville natale... Strasbourg.

La société Tomahawk Bike Messenger a été créée afin de démontrer, localement et par l'exemple, que le vélo offre une solution de livraison alternative et performante pour une grande variété de biens au sein d'une agglomération comme Strasbourg. Depuis d'autres sociétés sont venues compléter et diversifier l'offre des coursiers à vélo strasbourgeois (la messagerie à bicyclette, So’Bike messenger ou encore, Timing transport express.).

L’appellation Tomahawk est une référence à la hache de pierre utilisée par les Indiens d'Amérique du Nord. Manu a choisi ce nom car il rappelle l'origine américaine du développement des coursiers à vélo, il sonne bien et enfin car la référence indienne souligne le côté tribu de l'équipe qui est très soudée. Le tomahawk illustre également bien le métier de coursier à vélo : simple, rudimentaire mais très efficace. Le vélo est un instrument ingénieux, polyvalent, parfaitement adapté à son environnement et à sa fonction. Il a un rayon d'action réduit, mais est très efficace dans un environnement dense comme celui de la ville.



Le développement

Les débuts ont été difficiles. Les premiers clients étaient rares et n'offraient que peu de courses, mais ceux-ci lui sont restés fidèles au fil des années et il en a progressivement trouvé de nouveau. En 2006, Manu embauche son premier employé, Samuel pour avoir un second coursier et faire face aux demandes. A cette époque, pics d'activité qui les obligeaient à sillonner la ville en tous sens et creux, où ils se retrouvaient sur les bancs de l'Orangerie à attendre un appel se succèdent. Puis, le nombre de clients et de courses s'est progressivement accru. Tomahawk a bénéficié en 2008 d’un coup de pouce de l’ADEME et se composait de 9 coursiers en 2011. En parallèle, la charge de travail administrative s'était développée dans les mêmes proportions et la nécessité de changer de braquet pour que Manu ne soit plus seul à faire tourner la société s'est fait sentir.

Samuel
A ce moment, Pascal Kempf (ancien camarade de classe préparatoire de Manu au lycée Kléber de Strasbourg) a une vie professionnelle de consultant, avec beaucoup de déplacements qui laissaient peu de temps à la vie familiale. Il recherchait un nouvel équilibre dans une aventure locale et écologique, porteuse de sens pour lui. Après quelques échanges, Manu et Pascal décident de s'associer et de se partager la gérance en restant fidèle au projet initial : faire la promotion du vélo comme moyen de transport alternatif et démontrer par l'exemple son efficacité.

Pascal
Pascal
 Les clients et leurs motivations
Aujourd'hui Tomahawk transporte principalement des documents administratifs, des supports de communication et des produits alimentaires ou médicaux... Tous les clients de la société s'accordent à dire que le vélo est le mode de déplacement le plus réactif (un coursier peut être présent très peu de temps après un appel) et efficace (rapidité, ponctualité...) pour livrer des petits colis en ville. M. Daull, patron d'une société de prothèses dentaires, a été l'un des tous premiers clients quotidien de Tomahawk en 2004. Il effectuait ses livraisons lui-même en voiture jusqu'au jour où le temps perdu dans la circulation et les amendes pour stationnement gênant l'ont poussé à contacter Tomahawk.
Daniel
François
Guillaume H.

D'autres clients sont plus sensibles à la dimension écologique comme un groupement de laboratoires d'analyses médicales strasbourgeois qui fait appel quotidiennement à Tomahawk pour transporter ses prélèvements biologiques en respectant les normes en vigueur pour le transport médical. Enfin, pour M. Kirn, traiteur strasbourgeois réputé, les tournées de repas préparés pour des personnes âgées du quartier de la Montagne Verte à l'ouest de Strasbourg étaient devenues un véritable problème logistique. Il décida donc d'externaliser cette tâche à Tomahawk et de réaffecter le personnel qui effectuait ses tournées dans sa boutique pour y renforcer le service.

Les coursiers
Au-delà de l'impulsion donnée au départ par Manu, Tomahawk est aujourd'hui un projet d'équipe. Si chacun est seul sur son vélo, c'est la solidarité, l'entraide, la concertation entre les coursiers qui permet à la société d'être aussi réactive face aux demandes de ses clients. Ce lien fort entre les coursiers dépasse souvent le seul cadre du travail.
Tomahawk compte aujourd'hui 12 coursiers. Ils travaillent au maximum 28h par semaine et font parfois plus de 100 km dans la journée avec leur sac imperméable chargé sur le dos, quelques soient les conditions climatiques. Chaque coursier a ses habitudes et préférences de vélo. Certains préfèrent des pignons fixes, d’autres des vitesses, d’autres des fourches suspendues ou changent de vélos selon les conditions météorologiques (VTT avec pneus cloutés quand il neige par exemple...) mais tous s’accordent sur le sentiment de liberté que leur procure leur métier. 
Guillaume S.
Igor
Loïc
Vincent

Leurs bureaux sont les pistes cyclables et leur principal outil de travail leur vélo... Ces coursiers sont avant tout de vrais passionnés de vélo qui aiment leur métier et qui n’en changeraient pour rien au monde. Pour faire appel à leur services pour des livraisons sur l’ensemble de l’agglomération strasbourgeoise du lundi au vendredi, de 8h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00, vous pouvez les joindre au 06 66 94 10 46 ou par mail à [email protected]
Espérons que Tomahawk et plus généralement les coursiers à vélo strasbourgeois connaissent le même développement que leurs homologues allemands ou suisses...



I Bike Strasbourg remercie très chaleuresement Pascal Kempf pour l'aide à la réalisation de cet article.