Après sa campagne de
sensibilisation des élus durant les élections présidentielles et législatives
du printemps dernier, la FUB continu son travail de sensibilisation et de
lobbying avec la première enquête nationale d’ampleur auprès des
usagers du vélo. Intitulé, « baromètre des villes cyclables », ce
questionnaire en ligne, a pour objectif d’évaluer la « cyclabilité »
de votre ville et de partager votre expérience de
cycliste. Librement inspiré de l’enquête de l’enquête Fahhradklima-Test
initiée par la fédération allemande du vélo (ADFC) en 1988 et réalisée 7 fois
depuis, le questionnaire aborde différentes thématiques comme le confort du
réseau cyclable, la sécurité à vélo, l’importance des actions effectuées par
les villes ou encore les critères importants pour développer le vélo.
Les résultats
seront rendus publics en Mars 2018 et permettront de mieux cerner les attentes
des citoyens qui souhaitent se déplacer à vélo. Ils viendront également
alimenter les réflexions des Assises Nationales de la Mobilité. Lancées en septembre 2017 par Elisabeth Borne,
ministre chargée des transports, cette consultation qui s'adresse à tous les
acteurs du territoire se déroulera jusqu'en décembre 2017. Elle permettra de
préparer la Loi d'orientation des mobilités, qui sera présentée au premier
semestre 2018 aux députés.
Plus de 83 000 retours ont déjà
été comptabilisés et des villes de toutes tailles et de toutes les régions ont
montré un fort engouement pour cette enquête. A Strasbourg, près de 1300
réponses ont déjà été enregistrées ce qui correspond presque à l’objectif
affiché par la FUB de 5 réponses pour 1000 habitants. Cependant, d’autres
métropoles comme Grenoble, Rennes, Nantes ou Bordeaux affichent un taux de
participation plus important et étant donné la pratique importante du vélo dans
la capitale alsacienne, ce nombre semble relativement faible. Dans le reste de
l’Eurométropole, le questionnaire a été renseigné au moins une fois pour 12 des
33 communes de l’intercommunalité.
Le fait que le vélo soit
globalement bien intégré dans les politiques de l’Eurométropole de Strasbourg et
du Conseil Départemental du Bas-Rhin depuis près de 40 ans peut expliquer ce
faible taux de réponse. En effet, contrairement à d’autres villes françaises, de
nombreux strasbourgeois ont grandi avec le vélo et il est souvent très facile,
rapide et sûr de se déplacer à vélo dans l’agglomération strasbourgeoise. Si
bien que le vélo est devenu naturellement et progressivement un « acquis
social » pour lequel ils n’ont pas eu à se battre. De ce fait, la
quasi-totalité des cyclistes strasbourgeois ne sont pas des « militants
vélo » mais uniquement des personnes qui choisissent d’utiliser ce mode de
transport car il bénéficie d’aménagements qui l’ont rendu plus efficace que
l’automobile ou les transports en commun.
Cependant, il est erroné et dangereux de penser que dans la capitale alsacienne, le vélo a retrouvé durablement sa place et qu’elle est respectée de tous. Les automobilistes stationnés sur les aménagements cyclables le rappellent tous les jours. De même, le lobby automobile local est, comme ailleurs, toujours très actif et puissant, surtout quand il s’agit de défendre des places de stationnement, d’en réclamer plus ou de nouvelles routes et autoroutes de contournement…
Parce qu’il reste de nombreuses
choses à faire pour le vélo à Strasbourg et plus globalement en France, n’hésitez
pas, avant le 30 novembre, date de clôture de l’enquête, à consacrer 5 minutes à
cette démarche de la FUB.















