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2 mars 2017

L'Etat s’intéresse enfin au vélo... à assistance électrique.

Les VAE existent depuis les années 1930. Ils sont réapparus vers la fin des années 1970 pour connaître depuis l'an 2000 un regain d'intérêt avec l'évolution de la technologies et notamment des batteries. Les ventes de vélos à assistance électriques, en croissance régulière, ont selon l'Union nationale de l'industrie du cycle, pour la première fois dépassé les 100 000 unités en France ne 2015 (sur près de 3 millions de vélos vendus) et on en rencontre de plus en plus sur les pistes cyclables même si, d'après mes observations, ils représentent à Strasbourg moins de 1 % des vélos en circulation. 

 

 

L'offre s'est également beaucoup diversifiée et aujourd'hui toutes les grandes marques proposent différents modèles à assistance. En complément, de nombreuses collectivités proposent, depuis de nombreuses années, des aides à l'achat pour ce type de vélo ou comme c'est le cas à Strasbourg avec les Vélhop à assistance électrique, des locations pour pouvoir tester et se faire un avis avant un éventuel achat.



Suite aux derniers épisodes de « pics de pollution » de l’automne, l'Etat a décidé d'étendre son « bonus écologique » déjà en place pour les véhicules « propres » aux vélos à assistance électrique. Un décret paru le 16 février précise les modalités de cette aide qui représente 20 % du prix d'achat dans une limite de 200 € pour l'achat d'un VAE. Cette mesure fait partie des dispositions prises par le gouvernement pour avantager la mobilité électrique et lutter contre la pollution atmosphérique. Elle est issue d'une action commune de nombreuses associations de protection de l'environnement ou cyclistes comme la FUB ou le Club des villes etterritoires cyclables qui demandaient depuis quelques temps que l'aide à l'électromobilité ne concerne plus uniquement les voitures ou les scooters.






L'apport de l'assistance électrique représente un réel plus sur des longues distances, pour franchir des  dénivelé importants, pour des personnes âgées, ou lors de transport de charges. Il est intéressant de noter à ce titre, que les vélos cargos sont concernés par ce décret puisque il cible égalementles véhicules à moteur à deux ou trois roues. Si l'on ne peut que se réjouir de cette décision, on peut cependant regretter sa timidité pour des vélos dont les prix varient de quelques centaines d'euros pour les modèles d'entrée de gamme à plus de 3000 € pour le haut de gamme ou des vélos cargo. Il est également dommage que cette mesure, contrairement à l'aide pour les voitures ou les scooter électriques, soit limitée au 31 janvier 2018.








Une véritable stratégie nationale de promotion du vélo, dotée de moyens conséquents et développée sur le long terme, comme elle existe aux Pays-Bas, au Danemark, en Allemagne ou en Suisse me semble plus amène de répondre aux défis climatiques et sociétaux de la France. En effet, des actions à court terme prises dans la précipitation d'une fin de mandat pour développer des usages marginaux ne pourront pas apporter de solutions durables à l'amélioration de la qualité de l'air des villes françaises. Les pics de pollution devraient donc à l'avenir continuer à nous attaquer les poumons et continuer à être des problèmes sanitaires auxquels l'Etat n'apporte pas de réponses pertinentes.

1 juil. 2016

Carvelo2go, le service de vélos cargo partagés, part à la conquête de la Suisse !

Un vélo cargo c'est très utile pour transporter confortablement des enfants ou des marchandises, mais, vous n'avez peut être pas ce besoin tous les jours, les moyens d'en acquérir un ou la possibilité de le stationner à votre domicile. Pour s'affranchir de ces contraintes, l'Académie de la mobilité, émancipation du Touring Club Suisse, l'association des automobilistes helvètes, a lancé, à Berne (130 000 habitants), en septembre 2015, un service de vélos cargo partagés, dénommé Carvelo2go.

Crée en 2008, l'Académie de la mobilité s'est tout d'abord intéressée au développement de l’électromobilité dans les domaines du vélo et de l'automobile. Depuis 2014, elle s'est également lancée dans un programme de promotion des vélos cargo (conférence annuelle, participation à divers animations cyclables, informations...) dont Carvelo2go est aujourd'hui le projet phare.

Ce service de vélos cargo partagés est d'une simplicité déconcertante. Il s'organise autour d'une plateforme internet qui permet aux particuliers ou aux professionnels de s'enregistrer gratuitement puis de réserver un vélo cargo pour une location allant d'une heure à trois jours. Les vélos sont répartis chez différents commerçants partenaires (restaurant, bar, pharmacie, boulanger, libraires, vélocistes...). Élégamment surnommés "hôtes", ils sont au nombre de vingt dans la capitale helvétique et bénéficient en contre partie d'une publicité discrète sur le porte bagage du vélo. Ils peuvent également les utiliser gratuitement pour leurs besoins professionnels.

La boulangère et son biporteur !
Les des biporteurs proposé par Carvelo2go en action.
Le tarif de la location est de 5 CHF* la première heure, de 2CHF* de 2 à 9h et de 1CHF* par heure à partir de la 10ème heure. Le loueur récupère les clés du vélo auprès de l'hôte au début de la location après son payement en espèce. Les clients peuvent choisir selon l’hôte trois différents modèles de vélo cargo haut de gamme avec assistance électrique ; quatre biporteurs (Urban Arrow Family, Load de Riese & Muller, E-Bullitt et Omnium) et un triporteur (MK1-E de Butchers & Bicycles).

Biporteur en location par un libraire.
Pub pour le service devant un restaurant qui propose un biporteur à la location
Biporteur proposé à la location par une pharamacie du centre ville.
Carvelo2go a rapidement trouvé sa clientèle à Berne. Si bien que les villes de Bâle (165 000 habitants) en Mars 2016 et de Vevey (18 000 habitants) en Juin 2016 ont également déployé ce service. La cité rhénane propose uniquement des biporteurs (les quatre modèles de Berne plus le Bakfiets Steps) répartis chez une quinzaine d’hôtes. La cité lémanique, propose quant à elle deux modèles de biporteurs (l'Urban Arrow Family et le Load de Riese & Muller) disponibles auprès de 4 hôtes.

Localisation des hôtes à Berne, source : www.carvelo2go.ch
Localisation des hôtes à Bâle, source : www.carvelo2go.ch
Localisation des hôtes à Vevey, source : www.carvelo2go.ch
 Carvelo2go compte aujourd'hui près de 1500 abonnés dans ces trois villes et enregistre une moyenne de 11 locations par mois par vélo. La réussite de ce projet s'articule autour de la dynamique crée par l'Académie qui développe le service, les villes partenaires qui payent le développement spécifique de la plateforme, les partenaires qui financent l'achat des vélos cargo et les hôtes qui les gèrent.

Le lancement réussi du service rend très optimiste l'Académie de la mobilité sur la participation de nouveaux hôtes dans les trois premières villes pionnières et son déploiement dans d'autres et notamment son autofinancement dès 2018, année à partir de laquelle, Carvelo2go ne bénéficiera plus du soutien du fond de promotion Engagement Migros (l'un des deux acteurs de la grande distribution suisse). D'ici, là je suis sûr que de nombreuses autres villes proposeront le service et participeront au développement de la cargologie en Suisse...



* 1 CHF = 0,9 € au jour de publication de l'article.

2 juin 2016

Bakfiets Steps, le biporteur qui vous changera la vie !

Apparu à la fin des années 1990, aux Pays-Bas, le Bakfiets (vélo boite en néerlandais) est le modèle de vélo cargo et notamment de biporteur le plus courant. Vous pouvez en croiser quasiment à tous les coins de rues à Amsterdam. Il est également le plus plébiscité par les strasbourgeois. Le modèle n'a pratiquement pas évolué depuis 20 ans. Seuls, divers accessoires sont venus progressivement l'équiper comme la désormais célèbre tente canopée et plus récemment une assistance électrique placée dans le moyeu de la roue avant.

Ce printemps, Bakfiets a sorti un nouveau modèle de biporteur à assistance électrique équipé d'un moteur Shimano Steps, installé en position centrale au niveau du pédalier. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, ce nouveau modèle conserve ses capacités de chargement (2 à 4 enfants avec un banc supplémentaire ou plusieurs caisses de bières...) et sa facilité de conduite d'autant plus qu'il est équipé d'une boite de vitesse automatique qui peut, si vous le désirez, sélectionner automatiquement le meilleur des 8 rapports selon votre allure.




Le moteur, qui délivre un couple de 50 Nm est très réactif, bien qu'un peu bruyant notamment au niveau d'assistance maximum. Plus vous appuyez sur les pédales, plus l'assistance est forte. Il propose 4 niveaux d'assistance (sans, faible, moyen, fort) bien étalonnés qui vous permettront de affranchir aisément de tous les reliefs. Vous pouvez passer de l'un à l'autre grâce à un bouton de sélection placé sur la partie droite du guidon à coté de la poignée.


L'écran de contrôle, véritable petit ordinateur de bord est installé au milieu du guidon. Il est amovible et permet d'afficher selon votre choix diverses informations comme la vitesse (instantanée, maximale ou moyenne), le kilométrage (total, intermédiaire ou restant avec batterie selon le niveau d'assistance utilisé) et l'état de la batterie (niveau de charge, utilisation instantanée). Vous pouvez sélectionner ces données à partir d'un bouton placé à proximité de la poigne gauche du guidon. Il dispose également du bouton d'allumage de l'éclairage du vélo qui est équipé d'un puissant phare avant de 40 Lux.



En complément du moteur Shimano Steps, la principale innovation de ce vélo est sa boite de vitesse automatique qui change automatiquement les vitesses. En fonction de votre allure et de votre cadence de pédalage, le système communique automatiquement avec le moyeu de la roue arrière pour savoir quelle vitesse utiliser. Ainsi, lorsque vous pédalez, le moteur effectue les calculs nécessaires pour utiliser la vitesse la plus appropriée et permet une conduite plus fluide car vous n'avez plus à réfléchir si vous utilisez (ou non) la bonne vitesse.

Lorsque vous vous arrêtez, le moteur rétrograde automatiquement sur la plus petite vitesse pour vous donner le meilleur développement pour repartir. Bien sur, il est également possible de changer les vitesses manuellement à n'importe quel moment ou de déconnecter la boite automatique et de selectionner le rapport que vous souhaitez. Cet équipement est très utile en ville quand vous roulez à des vitesses différentes et que vous devez souvent changer de vitesse avant ou après un arrêt ou un virage.

La batterie d'une puissance de 36 Volts et 11 Ah est intégrée dans le porte bagage. Elle dispose d'une serrure à clé (la même que le bloque roue), de témoins lumineux de charge et d'une prise spécifique permettant de la charger directement sur le porte bagage (dans un garage ou une cave par exemple). Il est également possible de la retirer et de la charger sur une prise classique avec un cordon fourni. La recharge complète est relativement rapide et s'effectue en 4 à 5 heures et vous permettra de faire de 70 à 120 km selon le niveau d'assistance utilisé.

Durant ce test, j'ai fait une soixantaine de kilomètres installé sur la confortable selle de ce biporteur. J'ai atteint, le caisson chargé d'une quinzaine de kilos, la vitesse de 37km/h en descente sans que mon chargement ne bouge ou que je me sente en danger grâce aux freins à disque qui permettent de ralentir efficacement le vélo. J'en ai également profité pour déposer à la déchetterie un gros carton sans problèmes. Ma facilité de déplacement et de déchargement m'ont valu de nombreuses questions intéressées des employés municipaux et de personnes présentes.



Le Bakfiets Steps est commercialisé depuis quelques semaines dans la boutique d'Esprit Cycles située au 47 rue du Faubourg de Pierre à Strasbourg, pour un peu plus de 4000 € avec la batterie, la tente, le chargeur... Une version triporteur proposant le même équipement est également disponible en magasin. Ce modèle, n'est pas un vélo, ni un simple vélo cargo mais un véhicule haut de gamme qui vous facilitera la vie au quotidien. Cinq unités ont déjà trouvé acquéreurs en quelques semaines et circulent dorénavant dans les rues de Strasbourg. Basculerez-vous bientôt dans la Cargologie grâce à ce biporteur ?

3 mars 2016

Strasbourg investit 650 000 € dans deux nouveaux parking vélos !

Néons clignotants, infiltrations d’eau, vélos épaves, musique d’ascenseur, telle était l’ambiance, du parking vélo des tanneurs jusqu’ à sa fermeture en octobre 2015. Ce parking d’une capacité de 190 places voitures, situé en plein cœur du centre-ville, à 100 m de la station de tram Homme de fer où se croisent 5 des 6 lignes du réseau de tram strasbourgeois, a été construit dans les années 1950. 
 
Localisation du vélo parc des Tanneurs. Source : http://www.veloparc.strasbourg.eu/
Géré pour le compte de la ville de Strasbourg par Vinci Park, devenu Indigo depuis le 5 novembre 2015, la moitié de la superficie de son rez de chaussée était équipée depuis Novembre 2009 de 160 places de stationnement pour les vélos.
L’exploitation et l’entretien par le gestionnaire laissant à désirer et devant les besoins croissants de stationnement vélo en centre-ville, la ville a décidé d’agrandir, de rénover et de tarifer ce parking vélo. Grâce à la suppression des 10 dernières places voitures du rez de chaussée, la capacité de stationnement vélo a été plus que doublée pour atteindre 360 places. 



 
Du fait de sa tarification, il répond aux besoins de stationnement de longue durée et s’adresse principalement aux cyclistes habitants le centre-ville et ne disposant pas de places d’emplacement de stationnement vélo sécurisé dans leurs habitations, ainsi qu’à ceux s’y rendant régulièrement comme les employés et les chalands.
 
Remis aux normes et repeint avec des couleurs claires et chaudes, équipé d’une dizaine de caméra de vidéo protection, d’un éclairage dynamique et sécurisé par un contrôle d’accès, le parking a été rebaptisé Véloparc des Tanneurs et son exploitation confié à Strasbourg Mobilités, la société d'économie mixte qui gère Vélhop. Le véloparc propose du stationnement sur un ou deux étages, une station de gonflage et deux nouveautés qui prennent en compte l’évolution et la diversification des usages du vélo à Strasbourg.








La première, se situe à l’entrée du parking où se localisent des places réservées aux vélos spéciaux (handicapés et cargo). Une barre de fer a été installée à une quarantaine de centimètres du sol sur une longueur de 5 m pour que ces vélos puissent y être cadenassés. Des prises électriques sont également disponibles à cet endroit afin de pouvoir recharger ces vélos.


Au fond du parking, se trouve un local réservé aux vélos à assistance électrique. Il est équipé de prises individuelles, intégrées au système de stationnement. Ces dernières peuvent être sécurisées par un cadenas personnel.




Depuis le 15 février, le nouveau parking est accessible 24h/24h et 7jours/7 grâce à un badge magnétique à retirer contre 40 € par an dans les cinq boutiques Vélhop de l’agglomération. Un autocollant où est indiquée la date de fin de l’abonnement est également fourni et doit être obligatoirement collé, visiblement sur le vélo, afin que les agents de surveillance puissent savoir que votre vélo est en règle. Un site internet a également été mis en ligne afin de communiquer sur le Véloparc et son fonctionnement.

A la fin de l'année, un second parking de 330 places, offrant les mêmes prestations, sera inauguré au sud de la gare centrale, en extension des 470 places déjà existantes du parking Ste Aurélie. Ces deux parkings qui représentent un investissement de 650 000 € marquent le début d'une nouvelle ère pour le stationnement vélo à Strasbourg.

25 févr. 2015

Hot Dog City, les triporteurs ambassadeurs de la street food

Après avoir mis un terme à sa première aventure de street food Trop bon le resto'rue, Vincent Léopold a remis le couvert avec un nouveau concept basé sur le hot dog. Fin novembre 2014, il ouvre Hot Dog City dans la rue des Frères entre de nombreux autres nouveaux concepts de commerces de bouche.

Convaincu qu'il existe une demande de street food à Strasbourg mais que l'offre qu'il proposait avec Trop bon, le resto'rue n'y correspondait pas suffisamment, Vincent Léopold propose depuis début février une version street food d'Hot Dog City. Chaud, pas cher, populaire, facile et rapide à manger, le hot dog remplit tous les critères pour être vendu dans la rue avec un triporteur. 

Pour cela, il a acquit via Com' on bike un triporteur fabriqué par la marque Hollandaise Fietsfabriek qu'il a fait aménagé par un artisan local afin de pouvoir vendre des hot dog dans la rue. Une remorque qui permet de transporter des boissons, desserts et ustensiles nécessaires à la vente complète le triporteur. Hot Dog city vend ainsi à différents endroits de l'espace public des hot dog à l'unité ou en menu avec chips, boisson et dessert pour un prix maximum de 7,5 €. L'objectif de Vincent Léopold est de redonner ses lettres de noblesses au "chien chaud" souvent assimilé à la malbouffe en proposant notamment du pain et des saucisses de premiers choix issus d'artisans locaux.


Ces triporteurs permettront également d'intervenir sur différentes manifestations (évènements, matchs de football ou de basket ball...). Pour cela, ils sont équipées d'une assistance électrique qui permet de déplacer sans grands efforts le triporteur et son chargement. Audrey-France, amie qui m'a fait découvrir cette nouveauté et pour laquelle le hot dog n'a pas de secrets résume très bien le concept : « C'est sympa et accrocheur, en phase avec cette mode street food qui modernise Strasbourg et qui promeut le vélo ».

Vous pouvez rencontrer le triporteur en semaine entre 12h et 14h alternativement place de la République à proximité des arrêts de tram ou place de Bordeaux devant la sortie principale du lycée Kléber. A partir de mi Mars, deux autres triporteurs identiques viendront s'ajouter à celui déjà présent. Ils se localiseront de la fin de matinée au début de soirée place de la gare et place des Halles à des endroits stratégiques où de nombreuses personnes pressées et affamées transitent.


Pour compléter sa démarche locale, l'ensemble de la charte graphique de Hot Dog City dont le logo qui représente un chien fou livrant des hot dog en triporteur, a été réalisé par Stom 500, graffeur strasbourgeois.


Vincent Léopold qui emploi 6 personnes pour faire tourner son affaire a encore beaucoup d'idées pour la développer. Alors n'hésitez pas, si vous passez rue de Frères ou devant un triporteur rouge qui propose des hot dog laissez vous tenter par un repas garanti 100% sans cheval !

10 mars 2014

De Strasbourg à Toulouse en vélo...

Fin février, je devais me rendre à Toulouse pour y présenter la politique cyclable de l’agglomération strasbourgeoise en préambule à un débat sur la place du vélo avec les candidats à la mairie de la ville rose. Je souhaitais effectuer ce trajet à vélo ou plutôt combiner le vélo et l’avion. Le train que je préfère pour de nombreuses raisons étant trop long et plus cher que l’avion.

A partir du centre ville de Strasbourg, j'ai pris la direction de la Montagne Verte puis emprunté la route de Schirmeck. Arrivé à Lingolsheim, j'ai rejoint la piste cyclable qui longe la voie ferrée qui dessert Molsheim et l’aéroport. 

Montagne verte
Route de Schrimeck
Lingolsheim, piste cyclable bidirectionnelle dénivelée sous la voie ferrée.
Lingolsheim, piste cyclable en direction d'Holtzheim qui longe la voie ferrée située à gauche derrière le talus.
En attendant l’aménagement prévu à moyen terme de cet itinéraire aux critères Vélostras, j'ai traversé le village de Holtzheim et récupéré la voie verte qui longe à nouveau la voie ferrée et débouche sur la gare TER de l’aéroport. Le trajet m'a pris un peu plus de 30 minutes* en roulant à allure modéré.

Entzheim, l'aéroport est au bout de la voie verte.
Véloparc de l'aéroport. Notez le Van Moof tout à gauche.
Gare TER de l'aéroport
Une fois dans l’aérogare, il ne me restait plus qu’a plier le Wayel E-Bit prêté par l’entreprise Wheel’e et l’insérer dans son sac de voyage avant d’enregistrer mon bagage en soute qui pesait 17,9 kg avec une batterie de 12 Ah et un cadenas.




Arrivé à Toulouse, je récupère mon bagage, remonte le vélo, plie le sac et me mets en route pour la place du Capitole. 


Une œuvre d'art exposée dans l’aéroport toulousain qui rappelle qu'il faut toujours bien cadenasser son vélo.
Quitter la zone aéroportuaire m’a demandé un peu de temps. Entre les travaux du tram et l’autoroute, sans carte, ni GPS et en l’absence d’aménagements et de jalonnement cyclable, la situation n'est pas très favorable aux cyclistes, pourtant je ne suis pas le seul à fréquenter l'aéroport de Toulouse à vélo. 


Parc de stationnement vélo devant l'aéroport
Les panneaux voie rapide et de recommandation pour les deux roues motorisés m'ont fortement incité à suivre ces derniers pour quitter la zone aéroportuaire
Après un petit détour par Blagnac, j’ai rejoins la voie verte de la Garonne, que je traverse sur le pont de Blagnac.

Avenue du parc à Blagnac, premier contact avec les aménagements cyclables de l'agglomération; une piste bidirectionnelle rapiécée, défoncée par les racines de platanes et ayant des problèmes d'écoulement d'eau...

Un petit rappel pour les automobilistes qui circulent dans le centre de Blagnac et qui ne sauraient pas ce que veut dire le panneau de double sens cyclable
La voie verte du parc des Ramiers n'est pas accessible de plein pied par les piétons, les cyclistes ou les PMR !
Le pont de Blagnac qui enjambe la Garonne. Une bande cyclable bienvenue.


Pour atteindre le centre ville de Toulouse, je n'ai plus qu'à remonter la Garonne durant quelques kilomètres  sur la voie verte aménagée sur ses imposantes digues.

Voie verte de la Garonne.
Heure de pointe sur la voie verte de la Garonne.
Arrivée, place du Capitole.
J'arrive 40 minutes* après avoir récupéré mon vélo sur la place du Capitole au coeur de Toulouse, ville qui sera à l'honneur toute la semaine sur I Bike Strasbourg.



* bien qu'équipé d'un vélo électrique, les temps indiqués pour les parcours entre les centres villes de Strasbourg et Toulouse et leurs aéroports respectifs peuvent être appliqués à des temps à vélo classique. En effet, le développement du Wayel E-bit prévu pour de petites circulations urbaines, ne me permettait pas, même avec le niveau d’assistance maximum, de dépasser les 18 km/h. Une vitesse maximale agréable pour découvrir une ville que l'on ne connait pas.