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11 janv. 2017

Un Vélib à Strasbourg !

L’année 2017 commence fort avec une exclusivité! Il y a quelques jours, mon œil a repéré un vélo aux couleurs étranges mais au style pourtant connu. Il était parqué à Schiltigheim, seconde commune la plus peuplée de l’agglomération strasbourgeoise. Quelle ne fut pas ma surprise quand en me rapprochant, je reconnu, grâce à son garde boue différent des autres systèmes Cyclocity similaires de JC Decaux, un Vélib semblant être tout droit sorti de l’émission américaine de modifications d’automobiles « Pimp my ride ».

Pour rappel, voici à quoi ressemble un Vélib officiel. Source : blog.velib.paris.fr
Inauguré en 2007, le service de vélo en libre-service parisien subit, depuis son lancement et malgré sa robustesse et le renforcement des dispositifs antivols, de nombreuses dégradations et vols. Selon l’Atelier Parisien de l’urbanisme (APUR), en 2014,  19 000 Vélibs ont été volés, ce qui représente la quasi-totalité du parc de vélos. 1800 de ces vélos ne sont pas retrouvés et parmi ceux qui ne disparaissent pas, 4600 sont détruits car non réparables*
Certains Vélibs auraient été aperçu en Roumanie, en Afrique ou encore à Lyon, d’autres repeints continuent à circuler à Paris. Le phénomène est désormais arrivé dans l’agglomération strasbourgeoise. Comment? Cela restera un mystère, mais force est de constater que ce Vélib initialement gris clair est difficilement identifiable pour un novice, seule son appendice servant à le bloquer dans une borne d’attache de station, pourrait trahir son origine… 
Il arbore tout d’abord une nouvelle livrée vert et or. Tous les éléments du vélo ont été peints avec ces couleurs. Les rayons, les jantes, le tube de selle, les garde boues, les manivelles, le carter, le guidon… La personnalisation ou devrais-je plutôt dire le maquillage, est allé jusqu’à retravailler le garde boue arrière pour lui donner un effet dentelé et à découper le carénage du guidon pour y insérer un compteur et deux boutons.
Il a été baptisé « Green Hornet », ce qui dans la langue de Shakespeare se traduit par frelon vert et qui semble inspiré du film de Michel Gondry. Il arbore également, marqué au pochoir, le numéro 67 du département du Bas-Rhin dans lequel il circule…

Aussi surprenante que puisse être cette histoire, il n’en reste pas moins que ce vélo, bien public, est volé et détourné de son utilisation première qui se veut collective. Même s’il se sent peut être mieux dans la capitale française du vélo au milieu de nombreux de ses « semblables », sa place est dans la ville lumière qui en a grandement besoin! Peut être qu’un des agents dédiés à la recherche des Vélibs abandonnés ou volés va découvrir cet article et venir en pèlerinage à Strasbourg pour le récupérer...



*Etude d’opportunité d’un Vélib métropolitain, APUR, décembre 2015, page 12.

27 oct. 2016

Carvelo Camp, la journée qui vous dit tout sur le développement des vélos cargo !

Les conférences sur les vélos cargo ne sont pas nombreuses. Partant de ce constat, l’Académie de la Mobilité organise depuis 2014, le Carvelo Camp,  journée de présentations et d’échanges autour des vélos cargo et de leur développement. Cette rencontre qui s'adresse aux particuliers, aux professionnels du secteur, aux administrations ainsi qu'aux élus était animée par différents acteurs de la scène du vélo cargo en Suisse et en Allemagne ainsi qu'une cinquantaine de participants mais aucun de Suisse Romande! Le röstigraben a donc encore de beaux jours devant lui, surtout en ce qui concerne la pratique du vélo.

Le programme de l’édition 2016 qui se tenait mardi dernier à Berne, proposait des interventions variées et de qualité. Certaines portaient sur le développement des vélos cargo dans la logistique urbaine (Notime à Zurich, Imagine cargo en Allemagne, Suisse et Autriche). Ces deux présentations rappellaient tous les avantages de la livraison à vélo et de sa combinaison avec le train, pour les longues distances. Elles démontraient également que l’enjeu de la livraison à vélo n’est plus de prouver sa possibilité, mais de d’offrir ce service dans les plus courts délais. 



D’autres interventions présentaient les différents impacts positifs des vélos cargo dans le domaine du développement durable et l’évolution de l’automobile et son impact sur les déplacements quotidien et nos modes de vie. Cette édition du Carvelo Camp proposait également un tour d’horizons de plusieurs systèmes de location vélos cargo et de leurs spécificités (Mir sattlä um!, TINK, et bien sûr Carvelo2go).

Présentation du projet Mir sattlä um! à Berne. Photo extraite du site internet de ville de Berne.
Présentation du Projet TINK à Nordstedte. Photo extraite du site internet de TINK.
Présentation du projet TINK à Nordstete. Photo extraite du site internet de TINK.
Présentation du projet Carvelo2go: Photo extraite du site internet de Carvelo2go.
Les évolutions techniques et technologiques étaient également à l’ordre du jour avec la présentation des derniers produits commercialisés par l’équipementier Bosch eBike Systems, l’ordinateur de bord «Purion» et un chargeur compact ne pesant que 600 grammes. La nouveauté la plus intéressante est certainement le système « Dual battery » qui permet, comme son nom l’indique, grâce à deux batteries, de doubler l’autonomie de l’assistance et de la porter à un maximum de 180 km. Cette évolution semble parfaitement adaptée au transport de charges lourdes sur de longues distances. 

Deux constructeurs venaient également faire la promotion de nouveaux modèles. Urban Arrow présentait toute la modularité de sa gamme de biporteur et notamment son nouveau gros porteur XXL équipé d’une plateforme de chargement de 135 cm de longueur. Riese & Muller introduisait son dernier né le Packster. Ce modèle au design épuré propose deux longueurs de plateforme (60 ou 80 cm) ainsi que des accessoires permettant de l’utiliser pour transporter des enfants ou du fret.

La conférence proposait en complément deux escapades géographiques. La première transportait le public à de Rio de Janeiro. Présentée par un membre de Transporte Ativo, ce voyage présentait les résultats d'études sur les pratiques des vélos cargo réalisées en 2011 et 2015. Ces derniers dont de nombreux triporteurs «faits maison» sont massivement utilisés dans le secteur de Copacabana pour transporter toutes sortes de choses allant de bonbonnes d’eau à des matelas. Cette pratique s’explique par l'activité commercialeimportante de ce secteur, les capacités de chargement importantes que proposent les triporteurs ainsi que leur coût de revient nettement inférieur aux véhicules motorisés dans un pays où une grande partie de la population ne peut pas se payer une voiture.



 
Photos : Transporte Ativo et Michaël Colville-Anderssen, copenhagenize.com
La seconde invitation au voyage, moins exotique mais tout aussi interessante a été réalisée par l’auteur de ces lignes. Il a promené le public dans les rues de Strasbourg et de différentes villes européennes à la rencontre des acteurs du livre Cargologie. Une grande partie de l'oratoire a été déçu  en bien (ce qui en suisse, veut dire, être agréablement surpris !) de découvrir le développement et la diversité des vélos cargo à Strasbourg.



Le Carvelo Camp s'est conclu par une verrée offerte par Bosch eBike System, autour duquel les participants ont pu continuer à discuter et à échanger sur les présentatiosn effectuées lors de cette journée. Avec les projets qu’elle porte pour développer l’usage des vélos cargo en Suisse et l’organisation annuelle du Carvélo Camp* qui commence à s’internationaliser, l’Académie de la Mobilité s’impose comme une des plateformes de développement du vélo cargo les plus actives d’Europe. Un exemple à suivre !


* Vous pouvez consulter l’ensemble des présentations de l'édition 2016 et 2015 ici

14 sept. 2015

Bicycle culture in London part 3: London cycle hire.

We're are back in London and going to focus on the public bicycle hire scheme of the UK's capital. Open in july 2010 and inspired by the parisian Vélib it's sponsorised by the Barclays bank and is officialy called « Barclays cycle hire » with blue as the main colour. It's also popularly known as « Boris Bikes » after Boris Johnson, the Mayor of London who launched the scheme. The operation of the scheme is contracted by Transport for London (the local government body responsible for most aspects of the transport system in Greater London) to Serco Group (a british company who operates transport system). Barclays gave 25millions £ for a five year deal althought the total running costs are estimated between 110 and 140 millions £ from 2010 to 2015.

The system is simple and efficient. There are more than 10 000 bikes over 700 docking stations situated every 300 to 500 metres throughout London. Register to the system takes one minute and each hiring a maximum of 30 seconds. You can hire up to four bikes at the same time. It costs £2 to access the bikes for 24 hours and the first 30 minutes of each journey are free. Longer journeys cost £2 for each extra 30 minutes. You can only pay with a debit card.

 

Before hiring, safety items are always reminded to you (especially the blind spots). Then have a ticket with a 5 digits code you have to enter on the docking station to free the bike you choose. After your journey you just have to push the bike into an empty docking point across and wait for a green light blinking on the docking station, which will show the bike is securely locked. Londoners who subscribe for an annuel access for 90£ to the system have a sort of usb key they put in the docking station to hire their bike.


Bicycles have a front basket to put a small bag or suitcase. They have 3 gears and lights come on automatically when you start riding. They don't have any lockers so you have to put it in a docking station if you want to have a little shopping and wait at least 5 minutes to hire another bike.


They are built in Canada by Devinci Cycles and are the same model than the bicycle hiring system of Montreal and Toronto. The Barclays cycle hire got its own app for smartphone. It is very useful for tourists who want to know where the nearest station is to hire or return a bike.


Some of barclays cycle hire users are wearing helmets beacause of the busy motorised trafic of London and it's lack of segregated bike lanes. The system will probably change the type of bike users in London. It's starting to put non hardcore cyclists and especillay women on bikes in the United Kingdom capital. 


As the Vélib cycle hire system, the London one is slowly beeing adopted by the inhabitants and the tourists as an iconic London trade mark just like the black cabs and the red double decker buses. In March 2014, 101 of the 10,000 bikes in the scheme were coloured yellow to mark 100 days until the arrival of the 101st Tour de France in London on Monday July 7th 2014. Guess who rode a yellow jersey bike ?



To be complete on the subject, Barcalys retired of the cycle hire and another bank, Santander UK is the new sponsor starting April 2015 ; the scheme is now called Santander Cycle Hire and turned to red...


If you are not afraid to ride in a heavy motorised trafic, on the left side of the road and if you're not anticapitalist, London cycle hire is a good and cheep way to discover the city and it's different neighbourhood.

9 avr. 2015

Bicycle culture in London part 1: London's cycling policy...

The only informations I had about biking in London were strange projects of cycle tracks disconnected to urban life, cyclists killed by trucks, the blue colour of Barclays bank trying to do some greenwashing by promoting a cycle superhighway network or cycle renting and the mayor of London, the famous Boris Johnson who was predicting that London will become as welcoming to bikes as Amsterdam or Copenhagen. It was time for me to see with my own eyes what was happening in London, for real…

Exiting the railway station I was pleased to see a lots of cyclists riding downtown. I was much less pleased to observe they were riding in the middle of the traffic, slaloming between trucks, buses, taxis and cars because there actually is no cycling infrastructure in London. My apology, there is but it's so rare and narrow, (the average width for a cycle track is 1 meter -1,5 m in France-) you can't call it a specific biking pathway.




Therefore, most part of London's cyclists are hardcore male who are training for the Tour de France or for the cycle messenger world championships. They're all riding with racing bicycles or fixies, and lots of them are wearing flashing cycling clothes and helmets. 





Fortunately, from time to time, you can see cyclists riding with style, in everyday clothes, on a Barclay rental bike or a classical one. 

 

 

I didn’t see any kids riding their bikes to go to school during the three days I spent in London, nor superpops, nor mums going to the nursery with their baby in a rear seat or in a cargo bike, nor old people riding their bike to stay in good health… Instead I saw lots of cyclists pedalling with a gas mask to prevent them from air pollution…


Trying to promote public transports use by taxing cars in the city center is good (drivers have to pay 10,5£ (14,5 €) per day to move in the congestion charge zone) but it seems like London has forgotten for many decades to promote bicycle at the same time. The congestion charge is working since July 2005 and the first actions of London to promote bicycle was put in service in 2010 with the Barclays cycle hire and the first Barclays cycle superhighway (more informations about this two projects in following articles...)

But to put different people then hardcore cyclists on bikes, City of London has to improve roads safety. This the only city where I saw ghost bikes, exactly three... Cars and trucks have killed so many cyclists they have forced the city of London to do something good for the cyclists. First one is communication about trucks blind spots. Buses and many trucks have flyers in the rear to remember cyclists the danger of overtaking this kind of vehicles. City is also preventing cyclists to respect the traffic laws and cycling policemen are watching out reckless cyclists who jump the traffic lights... 







At last, thanks to the work of lots of people, associations and especially the London cycling campaign, things are going to move. The city is planning new segregated cycle superhighway... Maybe I have to come back in several years to see if London is becoming Amsterhagen or Copendam. But for the moment London is the least bicycle friendly city I rode!