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16 mars 2014

Toulouse Cycle Chic

I Bike Strasbourg clôture aujourd'hui sa semaine toulousaine en vous proposant une sélection des meilleurs clichés réalisés dans la ville rose.


Je n'avais encore jamais vu de vélos équipés de clignotants










Toulouse Cycle Chic et Strasbourg Cycle Chic complètent également cette série qui démontre que le vélo est à Toulouse comme ailleurs un mode de déplacement à part entière qui se pratique sans préparation physique ou vêtements spécifiques.

14 mars 2014

La vélogistique à Toulouse.

La vélogistique est encore peu répandue à Toulouse. J'ai néanmoins eu l'occasion d'apercevoir des pratiques diverses qui commencent à se développer. Ainsi, des parents transportent leurs enfants à vélo, des cyclistes font leur courses à vélo, des rickshaws proposent de transporter des personnes dans le centre ville et des vélos sont utilisés à des fins commerciales dans l'hypercentre.







 

A Toulouse ou ailleurs, le vélo est un mode de déplacement qui peut aisément remplacer une voiture pour transporter des biens ou des personnes en milieu urbain comme le démontre quotidiennement l'entreprise toulousaine les Zecoplombiers.

13 mars 2014

Vélo Toulouse, le vélo en libre service de la ville rose.

Vélo Toulouse est le nom du système de vélo en libre service de Toulouse Métropole. Exploité par JC Decaux sur le même modèle que ses cousins Vélo'v ou Vélib', Vélo Toulouse propose 2400 vélos réparti sur 253 stations localisées principalement sur la ville de Toulouse. Le service est accessible 24h/24 et 7 jours/7 et rencontre depuis son lancement un grand succès.




 



Le cout de la prestation annuelle de 5,5 millions et la durée de concession de 15 ans ne laissent pas tous les toulousains indifférents. En revanche, ils s'accordent pour dire que Vélo Toulouse à véritablement réintroduit le vélo dans la ville rose et prouvé sont utilité puisque près de 3,5 millions de locations ont été enregistrées en 2013.

12 mars 2014

Le développement du vélo à Toulouse.

Les différentes majorités de gauche comme de droite aux commandes depuis les années 2000 de l'agglomération toulousaine ont progressivement réintroduit le vélo dans la ville rose. Pour cela, elles se sont servis d'outils réglementaires (double sens cyclables, zones 30, cédez le passage aux carrefours à feux...) ou qui vont bientôt le devenir comme le sas cycliste sans couloir d'approche et d'un système de vélos en libre service baptisé Vélo Toulouse inauguré en 2007 dont on reparlera demain.

L'utilité du sas vélo et son respect par les automobilistes
Comme à Lyon ou Paris, l'apparition soudaine et massive de nombreux vélos en libre service dans une ville où les infrastructures cyclables sont discontinues et pas suffisamment nombreuses a posé quelques problèmes. Pour remédier à cela, l'agglomération s'est lancé depuis plusieurs années dans un grand programme d'aménagements cyclables suite à l'adoption de son plan vélo 2011/2020. Ainsi depuis 2011, Toulouse Métropole consacre un budget annuel de 11 millions d'euros (2,35 millions en 2007 et 6,7 en 2010) pour supprimer les discontinuités de son réseau cyclable, le mettre aux normes et développer des services autres que Vélo Toulouse.

En complément le long de la première ligne de tram, de nouveaux aménagements cyclables qualitatifs comme sur le Pont Saint Michel, l'allée Jules Guesde ou le passage du tram et des cyclistes sous la voie ferrée de Coulomiers sur l'Avenue Déodat de Séverac offrent dorénavant une très belle place aux piétons et cyclistes 
Redistribution de l'espace public en faveur du tramway, des cyclistes et des piétons sur le pont St Michel
Passage dénivelé des cyclistes et du tramway sous la voie ferrée de Coulomiers sur l'avenue Déodat de Séverac
Cependant, quelques centaines de mètres plus loin sur l'avenue de Muret, les élus ont préféré maintenir du stationnement automobile et envoyer les cyclistes avec les piétons sur la voie verte des berges de la Garonne ce qui entraine des problèmes de cohabitation...

Sans aménagements cyclables sur l'avenue de Muret, la cohabitation entre les piétons et cyclistes risque d'être plus problématique malgré ce rappel.
Pour défendre et mettre en avant le vélo dans l'agglomération, les cyclistes toulousains peuvent compter sur le travail de l'association Deux Pieds Deux Roues. Bien qu'elle ne soit pas subventionnée par Toulouse Métropole et qu'elle ne bénéficie pas de salariés, ses bénévoles effectuent un travail remarquable pour le développement du vélo et de la marche à Toulouse. Le débat organisé avec les candidats aux élections municipales (dont vous pouvez trouver ma présentation introductive sur Strasbourg ici), les différentes actions menées contre le stationnement illicite ou encore l'initiative de son président, Sébastien Bosvieux de créer et d'alimenter régulièrement le blog Toulouse Cycle Chic en sont quelques exemples.

Enfin, il convient de citer la Maison du vélo qui propose de nombreux services aux cyclistes (gravage, atelier de réparation, informations, location de longue durée, vélo école...) et la Vélorution toulousaine qui organisait fin février les 6ème rencontres nationales de l'Heureux cyclage.

Vélo en location de longue durée par la Maison du vélo.
Vous pouvez trouver un aperçu exhaustif du développement du vélo à Toulouse sur le blog de Philippe Goirand élu communautaire en charge de la politique cyclable durant la mandature qui s'achève.  Bien qu'uniquement 2% des déplacements étaient réalisés à vélo dans l'agglomération en 2004, la ville rose est sur le bon chemin pour devenir une ville cyclable. La Métropole a été récompensée par le prix des nouvelles mobilités 2013 du magazine Ville, rails et transport pour sa politique cyclable volontaire. L'application Vélobs qui permet de signaler les dysfonctionnements du réseau cyclable a été récompensée par le talent du vélo 2013 dans la catégorie innovation par le Club des villes et territoires cyclables.

J'ai senti durant mon séjour un véritable potentiel cyclable qui repose sur les bases d'une culture vélo partagée (élus et associations motivés, projets qualitatifs et innovants, budgets conséquents, nombre de cyclistes en hausse...). L'objectif du nouveau PDU (Plan de Déplacements Urbain) est d'atteindre 8 à 10 % de cyclistes en 2020. Pour atteindre ce but, Toulouse doit continuer ses efforts pour le développement du vélo ainsi que sa politique de reconquête de l'espace public notamment par le tramway dont profite également grandement le vélo et la marche. Un objectif ambitieux mais qui n'est pas illusoire...

10 mars 2014

De Strasbourg à Toulouse en vélo...

Fin février, je devais me rendre à Toulouse pour y présenter la politique cyclable de l’agglomération strasbourgeoise en préambule à un débat sur la place du vélo avec les candidats à la mairie de la ville rose. Je souhaitais effectuer ce trajet à vélo ou plutôt combiner le vélo et l’avion. Le train que je préfère pour de nombreuses raisons étant trop long et plus cher que l’avion.

A partir du centre ville de Strasbourg, j'ai pris la direction de la Montagne Verte puis emprunté la route de Schirmeck. Arrivé à Lingolsheim, j'ai rejoint la piste cyclable qui longe la voie ferrée qui dessert Molsheim et l’aéroport. 

Montagne verte
Route de Schrimeck
Lingolsheim, piste cyclable bidirectionnelle dénivelée sous la voie ferrée.
Lingolsheim, piste cyclable en direction d'Holtzheim qui longe la voie ferrée située à gauche derrière le talus.
En attendant l’aménagement prévu à moyen terme de cet itinéraire aux critères Vélostras, j'ai traversé le village de Holtzheim et récupéré la voie verte qui longe à nouveau la voie ferrée et débouche sur la gare TER de l’aéroport. Le trajet m'a pris un peu plus de 30 minutes* en roulant à allure modéré.

Entzheim, l'aéroport est au bout de la voie verte.
Véloparc de l'aéroport. Notez le Van Moof tout à gauche.
Gare TER de l'aéroport
Une fois dans l’aérogare, il ne me restait plus qu’a plier le Wayel E-Bit prêté par l’entreprise Wheel’e et l’insérer dans son sac de voyage avant d’enregistrer mon bagage en soute qui pesait 17,9 kg avec une batterie de 12 Ah et un cadenas.




Arrivé à Toulouse, je récupère mon bagage, remonte le vélo, plie le sac et me mets en route pour la place du Capitole. 


Une œuvre d'art exposée dans l’aéroport toulousain qui rappelle qu'il faut toujours bien cadenasser son vélo.
Quitter la zone aéroportuaire m’a demandé un peu de temps. Entre les travaux du tram et l’autoroute, sans carte, ni GPS et en l’absence d’aménagements et de jalonnement cyclable, la situation n'est pas très favorable aux cyclistes, pourtant je ne suis pas le seul à fréquenter l'aéroport de Toulouse à vélo. 


Parc de stationnement vélo devant l'aéroport
Les panneaux voie rapide et de recommandation pour les deux roues motorisés m'ont fortement incité à suivre ces derniers pour quitter la zone aéroportuaire
Après un petit détour par Blagnac, j’ai rejoins la voie verte de la Garonne, que je traverse sur le pont de Blagnac.

Avenue du parc à Blagnac, premier contact avec les aménagements cyclables de l'agglomération; une piste bidirectionnelle rapiécée, défoncée par les racines de platanes et ayant des problèmes d'écoulement d'eau...

Un petit rappel pour les automobilistes qui circulent dans le centre de Blagnac et qui ne sauraient pas ce que veut dire le panneau de double sens cyclable
La voie verte du parc des Ramiers n'est pas accessible de plein pied par les piétons, les cyclistes ou les PMR !
Le pont de Blagnac qui enjambe la Garonne. Une bande cyclable bienvenue.


Pour atteindre le centre ville de Toulouse, je n'ai plus qu'à remonter la Garonne durant quelques kilomètres  sur la voie verte aménagée sur ses imposantes digues.

Voie verte de la Garonne.
Heure de pointe sur la voie verte de la Garonne.
Arrivée, place du Capitole.
J'arrive 40 minutes* après avoir récupéré mon vélo sur la place du Capitole au coeur de Toulouse, ville qui sera à l'honneur toute la semaine sur I Bike Strasbourg.



* bien qu'équipé d'un vélo électrique, les temps indiqués pour les parcours entre les centres villes de Strasbourg et Toulouse et leurs aéroports respectifs peuvent être appliqués à des temps à vélo classique. En effet, le développement du Wayel E-bit prévu pour de petites circulations urbaines, ne me permettait pas, même avec le niveau d’assistance maximum, de dépasser les 18 km/h. Une vitesse maximale agréable pour découvrir une ville que l'on ne connait pas.