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15 févr. 2017

A la découverte des vrais arceaux vélos de Strasbourg...

Dans le cadre de son second schéma directeur vélo voté en 1994 et qui s'intitulait « Strasbourg, un vélo d'avance », la Communauté urbaine de Strasbourg a commencé à développer un véritable système vélo. Partant du constat que la réalisation d'aménagements n’était plus suffisante à augmenter la pratique du vélo, elle a développer différents services et des actions de communication pour (ré)installer le vélo dans la ville. Une de ces actions a consisté à installer des arceaux qui reprenaient la forme d'un vélo peint en vert. 





Quatre des ces sculptures sont toujours visibles et régulièrement utilisées par les cyclistes strasbourgeois pour attacher leurs montures. Saurez-vous me dire où se localisent-elles ?

13 oct. 2016

La mutation du paysage formidablement illustrée par Jörg Müller.

Certaines images valent mieux que de grands discours! L’artiste Jörg Müller* a fait ce choix pour représenter l'impact du développement urbain sur le paysage. Il a publié en 1973 et 1976 deux livres intitulés "La ronde annuelle des marteaux-piqueurs ou la mutation d'un paysage" et "La pelle mécanique ou la mutation d'une ville". Jörg Müller dont le style s'inspire du courant du photo-réalisme, utilise uniquement son talent de dessinateur pour questionner l'évolution de nos sociétés contemporaines, sans être moraliste ou fabulateur. Ses illustrations présentent avec conscience et réalisme comment l'aménagement du territoire et l'urbanisme ont profondément et irrémédiablement modifié le paysage.

Le principe de ces deux ouvrages atypiques et rares est simple et intéressant. En 8 dessins (7 pour “La ronde annuelle des marteaux-piqueurs ou la mutation du paysage”), l’auteur nous expose, à partir d'un lieu et d'un cadrage qui restent identiques, les transformations d'une ville et d'une campagne de la fin des années 1950 au début des années 1970. Au dos de chaque planche est inscrite la date « virtuelle » du dessin. Elles s’ouvrent ensuite en trois volets de 85*31cm qui laissent apparaître un paysage en constante évolution, dont vous pourrez apprécier les changements.

Ces deux ouvrages, véritables études urbanistiques, ont été dessinés à partir de 800 diapositives réalisées à différentes époques dans des villes et campagnes de Suisse et d'Allemagne. Chaque planche introduit progressivement son lot de grands changements. L'habitat ancien est démoli ou déplacé pour faire place à des immeubles de bureaux ou de logements à l'architecture insipide. Les petites entreprises ou commerces disparaissent et laissent la place à des grandes enseignes des centres commerciaux ou des zones industrielles. Le réseau routier devient omniprésent et les voitures chassent les autres modes de transports. La dégradation de la nature s'accélère jusqu'à disparaître totalement. Cette atteinte à l’environnement est particulièrement visible dans "La Ronde annuelle des marteaux-piqueurs ou la mutation d'un paysage". Les cours d’eau y sont d’abord canalisés puis remblayés, les forêts exploitées, les champs sont dévorés par l’urbanisation galopante et finalement le petit étang au centre de l’image, dont l’état s’est dégradé, est comblé pour laisser la place à une autoroute…

"La ronde annuelle des marteaux-piqueurs ou la mutation d'un paysage"
La série portant sur les modifications de la ville est également magnifiquement révélatrice de l'évolution des transports et du déclin du vélo dans les années 60 et 70. En 1953, l'automobile est encore peu utilisée et de nombreux cyclistes se déplacent dans ce paysage urbain. Ils partagent la rue avec les quelques véhicules en circulation dont le tramway. Un vélociste, au petit local à pignon sur rue, est lové au sein d'une ancienne maison. Trois ans plus tard en 1956, les cyclistes sont toujours présents mais cet atelier a laissé la place à une enseigne plus moderne qui vend également des deux roues motorisées. Si la brasserie livre toujours ces futs de bières en calèche, un oeil aguerri pourra remarquer le premier deux roues motorisées, quelques voitures en plus et les premières signalisations de places de stationnement sur voirie.

En 1959, le magasin de deux roues n'a plus de vélo en vitrine mais une moto de grosse cylindrée. La voirie commence à être adaptée afin de permettre une meilleure circulation automobile. On y peint les premiers passages piétons. En 1964, les cyclistes disparaissent du paysage car la voirie a été entièrement réaménagée pour les automobilistes. Le tramway a été remplacé par un métro souterrain laissant plus de place en surface pour l’écoulement du trafic automobile. Seules deux femmes en solex représentent les deux roues sur la planche de 1966. Il n'y en aura plus sur les trois dernières.  Malgré une manifestation réprimandée par la police grâce à des canons à eau, une autoroute surélevée est en construction dans l’avant dernière planche. Elle occupe tout le premier plan du dessin sur la dernière planche en 1975.

La pelle mécanique ou la mutation d'une ville
Ces représentations introduisent également de nombreuses petites scènes anecdotiques offrant au lecteur une vision parallèle où il peut découvrir comment les habitants évoluent en même temps que leur environnement. Ces détails souvent amusants donnent une autre dimension aux illustrations et permettent également de rappeler que les villes et les campagnes sont d'abord des lieux d'échanges et de vie. Elles permettent également au jeune public d'apporter de la légèreté aux thématiques traitées.

La Ronde annuelle des marteaux-piqueurs ou la mutation d'un paysage» ainsi que «La Pelle mécanique ou la mutation d'une ville» sont deux formidables ouvrages qui permettent de remonter dans le temps  et de se rendre compte de l'évolution rapide des villes et des campagnes durant les années 50 et 70. Ils invitent leurs lecteurs à se questionner sur les développements présentés et actuels et ainsi à savoir si les marteaux piqueurs et les pelles mécaniques sont , aujourd'hui, toujours les outils de la mutation de nos espaces.


*Jörg Müller est né en octobre 1942 à Lausanne où il passe sa petite enfance. Il suit les cours des Écoles d'arts appliqués de Zurich et de Bienne. Il quitte la Suisse pour Paris où il travaille dans diverses agences de publicité puis de manière indépendante. Il crée des marionnettes et des dessins animés et illustre des livres pour la jeunesse depuis 1970.

20 mars 2014

BSG Bikes, une gamme de vélo bois et acier unique.


Près d'un an après l'annonce de la sortie du prototype de vélo en bois réalisé par la jeune entreprise strasbourgeoise BSG Bikes et juste avant le lancement de leur commercialisation, I Bike Strasbourg vous propose d'en savoir un peu plus sur ces vélos. 

               

Thierry Boltz l'un des trois associés de BSG expose dans cette interview la genèse de la marque BSG, ses différentes créations dont le fameux WOOD.b, vélo en bois distingués par le prix du Maire de la ville de Strasbourg au concours Lépine de la Foire européenne en septembre 2013.

 
Qui se cache derrière les trois lettres BSG? 

Trois personnes : Thierry Boltz, Claude Saos et Etienne Grandgeorges


Comment êtes vous devenu fabricant de vélo à Strasbourg?

Claude et moi sommes designers, après avoir monté le magasin Velojob et travaillé avec Philippe Angot durant 18 mois, suite à certains événements, j'ai repris de l'indépendance. J'avais un projet de vélo bois dans mes cartons. J'en ai parlé à Claude avec qui j'avais déjà trois années de travail en commun. Il a été partant de suite, nous avons donc créé le WOOD.b et l'aventure BSG a démarré...J'ai souhaité rapidement lui joindre des petits frères. Les vélos "acier" BSG ne sont pas fabriqués en France comme le sera le WOOD.b mais je les ai entièrement configuré "à ma sauce" dans un esprit "vintage" en sollicitant un fabricant allemand avec lequel j'avais déjà travaillé. Nous ne faisons que des vélos "à la carte" montés de A à Z dans l'atelier du magasin Espace Cycles à Strasbourg.


Pourquoi utilisez-vous l'acier et le bois pour vos cadres?

L'acier est un matériau efficace, écologique, recyclable et très agréable pour un cadre de vélo, le bois en multiplis tel qu'on l'utilise sur le WOOD.b apporte du confort, absorbe les chocs et est très résistant, c'est aussi recyclable facilement.


Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vos vélos WOOD.b?

Le modèle WOOD.b est certainement le seul vélo en bois à être entièrement personnalisable, nous avons créé 4 modèles de base mais l'idée est de personnaliser entièrement le vélo avec le client. Nous choisissons les composants ensemble, la teinte, etc...C'est un peu comme chez un artisan cadreur !



Avez-vous déjà eu des commandes?

Je fini le développement avec des ingénieurs français afin qu'il passe les normes. Il va être très prochainement "achetable". Nous avons déjà de nombreuses pré commandes. Nous en reparlerons dans quelques mois...
Roland Ries, Maire de Strasbourg et Alexandre Feltz, Vice président communautaire à la santé testent les WOOD.b. Source: https://www.facebook.com/roland.ries.strasbourg

Pourquoi votre gamme acier est limitée à 36 exemplaires par modèles et numérotés?

Cela nous permettra de pouvoir renouveler et changer régulièrement nos modèles. Je n'ai jamais réalisé d'objets en grande série en tant que designer, Claude non plus...c'est un choix !

Mont-Blanc, 1360 €. Existe également en modèle femme.
Roadster, 690 €
D'où vous vient l'inspiration pour vos vélos?

Pour le WOOD.b, c'est comme tout objet dessiné, sa conception a induit une certaine forme. Ensuite les solutions techniques trouvées tout au long du projet ont fait qu'il ressemble à ce qu'il est aujourd'hui. Son design est le résultat d'un ensemble de contraintes mais bien aussi d'un choix esthétique. Pour la gamme acier, mon goût pour les anciens vélos apparaît facilement non ?


Single malt, 1190 €
Black Betty, 1190 €

Comment procédez-vous pour la réalisation de vos vélos?

C'est assez complexe pour le WOOD.b, cela se passe entre l'Est et le Sud de la France, ensuite cela sera rapatrié à Strasbourg pour l'assemblage final ! (pour les détails, vous pouvez consulter le brevet déposé...)


Quel public visez-vous avec vos vélos ?

Nous visons un public d'amateurs de la petite reine bien sûr. Des gens qui veulent un beau et bon vélo qui ne ressemble pas à celui du voisin. Le WOOD.b s'adresse à des gens plus aisés (NDLR : le modèle en bois le moins cher est à 3000 €). D'après nos contacts ce sont des gens sensibles au design, à l'architecture, à l'art mais aussi aux belles automobiles !


Quelles sont les perspectives de développement de BSG Bikes et les nouveautés pour 2014 ?

Nous souhaitons trouver des partenaires en France et réussir à intégrer les nombreux pays où nous avons déjà eu de fortes demandes...Les nouveautés se feront d'elles même au fil des séries limitées !


BSG débute son histoire avec une gamme de vélos très diversifiée qui répond à des pratiques et bourses différentes. L'intégralité de la gamme est visible et disponible dans le magasin Espace Cycles situé 17 rue de la Brigade Alsace Lorraine à Strasbourg où Philippe, le boss, se fera un plaisir de vous recevoir et de répondre à vos questions sur les vélos BSG ou des autres marques qu'il propose. Strasbourg Cycle Chic organisera également début mai un événement autour des vélos BSG dont le blog vous reparlera bientôt.

3 févr. 2014

L’apparition du vélocipède dans l’illustration à Strasbourg au tournant du 20ème siècle.


I Bike Strasbourg revient durant toute cette semaine sur la série de conférences qui s'est tenue au mois d'Octobre 2013 en complément de l'exposition «En selle, du vélocipède au Vélhop» proposée par les archives municipales et communautaires de Strasbourg. On commence aujourd'hui par la conférence de Florian Siffer, attaché de conservation au cabinet des estampes et des dessins de la ville de Strasbourg.



"Dans le cadre général de l'exposition consacrée au vélo et aux bouleversements qu’impliqua son développement pour la ville de Strasbourg, il semble utile de se pencher sur l’apparition de cet objet dans les arts visuels et plus précisément dans l’illustration à Strasbourg à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. Dans un premier temps, il convient de faire le point sur la situation en France et en Allemagne à cette période, afin d’établir si la situation à Strasbourg est comparable, et si non en quoi elle se distingue de ses voisins.



Il faut pour commencer préciser que les premières illustrations autour de la bicyclette, qui représentent en réalité des draisiennes, furent nombreuses en Europe après 1819, notamment dans le domaine de l’estampe populaire. Pour espérer voir des vélos dans l’acception contemporaine, entendre des vélocipèdes à pédale, il faut attendre l’année 1861 et l’invention de la pédale par Pierre Michaux.
 

Un mode de déplacement vite adopté par les illustrateurs en France et en Allemagne.



Les illustrateurs s’emparent alors rapidement de ce nouveau moyen de déplacement, aussi bien en France qu’en Allemagne. Honoré Daumier, par exemple, publie dès le 17 septembre 1868 « Mon vélocipède » dans le Charivari. La même année, il y publiera le 31 décembre dans la table des matières un intéressant regard sur l’année 1868
Honoré Daumier, le Charivari, 31 décembre 1868, © www.daumier-register.org.
En Allemagne, on constate le même phénomène, dont trouve un aperçu significatif dans le Fliegende Blätter, publication munichoise, avec de nombreuses représentations satiriques de cyclistes à partir des années 1868-1869.
 





















Das Velociped für den Kriegsgebrauch, Fliegende Blatter, 1869.



Peu à peu, le moyen de transport s’impose dans le domaine de la presse, et en 1869 commence la parution des journaux spécifiques, comme Le vélocipède illustré. Dans la sphère germanique, au tournant du siècle, la présence du vélo se généralise également dans les périodiques, notamment dans la revue Simplicissimus qui se fait régulièrement l’écho de ce nouveau moyen de déplacement.

 Simplicissimus, cahier 13, p. 105, 1900 et cahier 14, p. 110, 1903


Et en Alsace



Pour l’illustration alsacienne et plus précisément strasbourgeoise, l’apparition du vélo coïncide peu ou prou avec les débuts de l’Annexion, et les illustrateurs comme Théophile Schuler ou Gustave Doré sont alors en fin de carrière ou ont quitté la région. Il faudra compter sur des artistes allemands s’installant à Strasbourg, comme Lothar von Seebach ou Charles Greiner, ou attendre que les premières générations d’élèves sortent de la Kunstgewerbeschule pour voir des représentations significatives de vélo réellement élaborées en Alsace.



Les affiches



Vers le milieu des années 1890, les rencontres ou courses cyclistes commencent à se multiplier et à être annoncées par des affiches, comme la belle représentation de l’affichiste allemand Charles Greiner, directeur de l’atelier de lithographie de l’Imprimerie Alsacienne, qui exécute en 1897 l’affiche pour la 2. Sportfest der vereinigten Gaue des Deutschen Radfahrer Bundes in Strassburg. On y voit une élégante femme en jupe-culotte, veste et chapeau rouge tenir son vélo.


Charles Greiner, 2 Sportfest, 1897. MAMCS, photo Mathieu Bertola.


Les cartes postales au service de l’élégance et de l’humour



L’un des premiers artistes à figurer des vélos dans le domaine, alors émergent, de la carte postale est le jeune Zislin, qui était dans sa jeunesse membre du Vélo Club de Mulhouse. C’est à lui qu’on doit une série de cartes représentant des cyclistes à Mulhouse, Thann et Strasbourg. Sur la carte strasbourgeoise, on peut voir des promeneurs dépasser gaiement une charrette au matin, et profiter de son aide pour un retour qu’on imagine plus laborieux.


Zislin, Carte postale, 1898, collection Patrick Hamm

 


Zislin, Cartes postales, 1898 source : John Rotolo




François Laskowski, pur produit de la Kunstgewerbeschule utilise la bicyclette comme prétexte à une représentation satirique d’un couple français verbalisé par un policier allemand, en 1897.


François Laskowski, Carte postale, 1897. Collection Patrick Hamm.


Enfin, en se penchant sur le travail de Hansi, on peut mentionner la très belle carte de vœux d’une élégante colmarienne à vélo réalisée en 1898.

Hansi, Carte postale, 1898. Collection Patrick Hamm.


Les revues



Parallèlement aux éditions de cartes et d’affiches, le motif du vélo fait son apparition dans des publications strasbourgeoises. C’est véritablement autour de 1895 que les choses semblent se préciser. A cette période, on voit par exemple apparaître des bicyclettes dans la revue francophile le Bourdon, réalisées par l’illustrateur Rinaldo.

 Rinaldo, Illustration pour le Bourdon, n°27, 1895.



La génération dorée des artistes autour de Charles Spindler, Paul Braunagel, Emile Schneider ou encore Lothar von Seebach s’empare également de ce thème au tournant du siècle. Ces artistes s'intéressent au quotidien des alsaciens au début du XXe siècle, et certains d'entre-eux vont évoquer l'objet vélocipédique. C'est ainsi que Lothar von Seebach réalise en 1898 une délicate représentation de promenade à vélo, avec son beau dessin représentant Pierre Bucher et Elsa Koeberlé à bicyclette, publié dans la Revue Alsacienne Illustrée deux ans plus tard



Lothar von Seebach, 1898. MAMCS, photo Mathieu Bertola,



Il faut enfin mentionner le superbe livret Radlerei, édité à Vienne et à l’illustration duquel le jeune Léo Schnug a participé, en 1897, avec ses élégantes figures en arabesque.

 Léo Schnug, illustration pour le recueil Radlerei, 1897. Collection Patrick Hamm.


L’apport de l’imagerie populaire et l'importance du tissu associatif



Pour finir, il convient de se pencher sur l’apport de l’imagerie populaire en Alsace en ce qui concerne le motif du vélocipède, notamment avec les productions de l’imprimerie de Wissembourg. L'Annexion allemande entraîne un développement important du tissu associatif en Alsace. Dans ce cadre, les associations cyclistes se structurent, et c’est à leur intention que les successeurs de l’imprimeur Wentzel publient des images de cyclistes, classées dans le catalogue des images décoratives édité en 1906 sous la rubrique « Karneval, Radfahrer und Bergleute ». On distingue alors plusieurs types d’images : les images grandeur nature, comme celle du cycliste ou de la cycliste. L’éditeur propose également les affiches de plus petit format ainsi qu’un blason. Toutes ces images permettaient de décorer des locaux associatifs, ou des rencontres cyclistes.

 Burckardt, Frisch auf, après 1906. Cabinet des Estampes et des Dessins, photo Mathieu Bertola, 

      
 




































Succession Burckardt, cyclistes grandeur nature, après 1906. Cabinet des Estampes et des Dessins, photo Mathieu Bertola,

On peut pour conclure considérer que le vélocipède apparaît effectivement dans les champs traités par les illustrateurs strasbourgeois au tournant du siècle, mais de manière plutôt tardive au regard des productions françaises ou allemandes en raison du contexte sociopolitique local : l’Annexion va bouleverser l’échiquier artistique, pousser certains illustrateurs strasbourgeois francophiles à l’expatriation et installer de nouveaux artistes allemands, en attendant l’ouverture déterminante de l’Ecole des Arts Décoratifs.


Mais même après cela, le volume d'affiches, de cartes postales ou de publications propres au vélo reste par ailleurs faible comparé à d'autres domaines de la vie quotidienne chers au strasbourgeois à la Belle époque, comme les bals, les expositions, ou encore les pièces de théâtre."




I Bike Strasbourg tient à remercier très chaleureusement Florian Siffer, usager quotidien d'un bakfiets à Strasbourg, pour sa précieuse aide à la diffusion de son texte et des documents iconographiques présentés lors de sa conférence.

19 janv. 2014

Strasbourg a été envahie !

Strasbourg a subit il y a quelques mois une invasion d'œuvres de street art issues du célèbre jeu vidéo, Space Invaders, sorti en 1978. Le principe de ce jeu est simple, il s’agit de détruire armé d'un canon laser  des vagues d'aliens qui descendent vers vous en se déplaçant horizontalement au bas d'un écran.

Depuis les années 1990, le jeu est détourné par un artiste français, nommé Invader, qui envahit l’espace public des villes du monde entier avec des oeuvres illégales, inspirées de Space Invaders. Il utilise des carrés de mosaïque symbolisant des pixels numériques afin de reproduire des figurines issues du jeu vidéo qu'il colle ensuite sur les murs des villes qu’il attaque.

J’ai déjà vu de nombreuses invasions à Paris, ville d’où est originaire Nvdr mais aussi à Berlin, Genève, Lausanne, Bern, Lyon, Vienne ou encore Stockholm. Strasbourg a également été envahie à son tour. J’ai recensé depuis la fin de l’été quatre invasions. Peut être en avez-vous relevées d’autres ?

Rue du faisan

Presque île Malraux

Rue du saumon
 
Invasion en cours de neutralisation place de la gare


A voir l'indifférence des cyclistes qui passent devant ces petits spacy, la cohabitation avec ces nouveaux occupants de l'espace public semble bien se passer.

5 janv. 2014

Les vélhopers de Décembre 2013.

I Bike Strasbourg commence cette nouvelle année en vous adressant ses meilleurs voeux pour cette nouvelle année et assure la transition de 2013 à 2014 en revenant sur les vélhopers de décembre. Les quelques températures matinales négatives de ce dernier mois de 2013 n'ont pas atténué l'envie de pédaler des vélhopers qui ont continué à représenter fièrement les couleurs vertes et grises de leurs montures dans toute l'agglomération.

De plus, contrairement aux voitures, même si Vélhop passe la nuit dehors dans le froid et cherche à se camoufler sous une mince pellicule de givre, il démarre toujours le lendemain matin....






1 voiture = 10 vélos !
Certains jours, les gants et les bonnets n'étaient même plus nécessaires en ce doux mois de décembre 2013...




Enfin, le titre de vélhopers du mois de décembre 2013 est attribué au petit chaperon rouge et son grand méchant loup. Surpris lors d'une promenade au petit matin, ils réinterprétaient ce fameux conte en lui donnant, je l'espère, une issue plus heureuse...

Illustration de Jessie Willcox Smith, 1911
Sur cette note finale de poésie et d'optimisme, I Bike Strasbourg vous souhaite encore à tous une très belle année 2014...