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1 févr. 2017

« Des vélos dans la ville », le livre qui illustre comment guérir nos cités…

Le docteur qui photographie les vélos... C'est comme cela que l'on pourrait surnommer Laurent Chambaud, l'auteur du livre « Des vélos dans la ville » paru en Septembre 2016 aux éditions des Presses de l'EHESP (Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique). Derrière ce titre simple se cache un livre qui illustre par de nombreuses photographies, la présence du vélo dans l’espace urbain et la relation entre ces deux éléments par le prisme de différentes thématiques. 


Bien qu'il ne le pratique qu'occasionellemnt, ce mode de transport a séduit l'auteur, parce qu'il est « un objet particulier, qui nous suit depuis notre enfance. Il est simple, fait partie à la fois de notre quotidien et de notre imaginaire. Il se fond dans le décor. Il est transformable, souvent "customisé" en fonction de la personne qui le possède. Et surtout, c'est une manière d'appréhender notre environnement, nos villes ».

En introduction, l’auteur nous explique comment il a débuté sa quête photographique, s'est pris à son jeu et comment elle lui a fait regarder la ville et le vélo d'une autre manière. Les photos présentées dans cet ouvrage se sont imposées à l'auteur. Il recherche l'originalité, des situations « cocasses, particulières ou représentatives » de la ville qu'il visite et tente de ne pas reproduire les clichés qu'il a déjà pris. A l’instar des photographies qui illustrent cet article et qui sont issues de ma collection personnelle, les plans, souvent larges, intègrent une partie importante du décor urbain dans lequel se trouve le vélo. Parfois le photographe intègre des personnes dans ses clichés ou préfère se focaliser sur un détail qui a attiré son œil…


Pour son ouvrage, il a choisi une sélection qui promène le lecteur du Mexique au Cambodge, de Montréal à Varsovie, en passant par de nombreuses capitales européennes et villes françaises dont Strasbourg et qui permet de goûter à la diversité du vélo dans différentes villes. Cette diversité se traduit dans l'ouvrage par sept chapitres présentant chacun une thématique. Ces chapitres sont introduits par des textes de personnalités plus ou moins connues œuvrant pour le développement du vélo à différentes échelles (Isabelle Lesens, Pierre Serne, Frédéric Heran, Olivier Razemon…).




L'auteur souhaitait une « approche plurielle » (sociologie, urbanisme, journalisme, politique...) et a été très honoré que tous ces activistes acceptent d'écrire quelques lignes pour cet ouvrage. Chacun avait pour mission d'introduire un chapitre et d'écrire en fonction de son thème. Ainsi Isabelle Lesens parle de stationnement, Frédéric Heran traite de l'apprentissage du vélo et des souvenirs d'enfant qu'il provoque. Olivier Razemon s’intéresse à l’usage et à la personnalisation du vélo tandis que Pierre Serne nous prépare à une escapade à vélo


Prenant des photos de vélos depuis de nombreuses années, l'auteur a pu mesurer la pratique différente dans les villes et pense que l'adaptation des villes au vélo est en cours. Il s’est progressivement pris de passion pour cette transformation au point de la partager dans un livre dont un des objectifs est de « diversifier les publications des Presses de l'EHESP et de montrer que la santé publique peut rimer avec un objet (ce livre) qui a également sinon une prétention, du moins une tentative artistique ».






Pour l'auteur ce livre développe également « deux prismes qui participent à une vision large de la santé publique : les questions d'urbanisme et de santé d'une part, les questions de mobilité active et de lutte contre les effets néfastes de la sédentarité d'autre part ». Il poursuit en insistant sur l’intérêt de promouvoir les mobilités actives régulièrement rappelé par l'actualité. « Quand ce n'est pas la pollution, ce peut être la lutte contre le surpoids ou l'obésité, mais c'est aussi la promotion de modes plus conviviaux dans le vivre ensemble. On est je crois, beaucoup moins agressif à vélo qu'en auto, plus ouvert à regarder et participer à son environnement. Et le bien être fait partie de la définition de la santé ! ».



Complétant son propos sur les impacts sanitaire du vélo, il juge la loi de modernisation du système de santé français votée en 2016, comme « un premier pas intéressant  permettant la prescription par le médecin d'un exercice physique adapté en cas de maladie chronique ». Cependant, il ne souhaite pas parler de l'usage du vélo comme un médicament car « les médicaments sont en général des substances toxiques qui peuvent, à des doses bien précises, être bénéfiques ».




Le vélo, et plus globalement l'activité physique, sont à son sens « un facteur de bien être qui  participe à un meilleur équilibre et à une bonne santé mentale. » et regrette que ce lien ne soit pas plus exploré scientifiquement. Depuis la sortie de son livre, Laurent Chambaud a reçu plusieurs photos de vélos insolites venant d'autres personnes. Il souhaiterait développer une « communauté de personnes qui regardent la ville (ou la campagne !) avec ce prisme à deux roues ! ». Bientôt le lancement d'un nouveau blog photographique consacré au vélo ?

8 déc. 2016

Comment développer la pratique du vélo chez les enfants ?

Super maman et Super papa. C’est comme cela que l’on surnomme les mères et les pères qui se déplacent avec leurs enfants à vélo. Contrairement à ce que ce saubriquet peut faire croire, ces parents ne sont pas dotés de super pouvoirs. Seul, le désir de se mouvoir en famille d’une manière ludique, efficace et respectueuse de l’environnement les habite. Ainsi, blottis dans des sièges en plastique, confortablement assis sur la banquette d’un vélo cargo ou parfois plus spontanément, en se jouant de la loi*, les enfants des super mamans et des super papas découvrent de la meilleure manière qu’il soit la ville.





Se déplacer à vélo avec des enfants c'est leur faire découvrir quotidiennement la vie, les saisons, les éléments et partager des moments de complicité uniques. C’est également une bonne manière de commencer à leur apprendre les bases du code de la route, d’agir concrètement pour une ville apaisée et surtout de donner l’envie de faire du vélo comme papa ou maman.

 
 


Les trajets à vélo en famille représentent du temps partagé ainsi qu’un moment de détente privilégié avant ou après une journée à l’école. Contrairement à l’automobile, qui est devenue aujourd’hui, pour l’enfant, l’égal du loup dans les chansons enfantines**, le vélo ne coupe pas l’enfant de la ville. Il lui permet, au contraire de l’appréhender dès son plus jeune âge, de l'intéresser à son environnement urbain et naturel et de montrer qu’il a naturellement sa place dans la cité.


  






En effet, en dehors des parcs et des aires de jeux dédiées, les architectes, urbanistes, ingénieurs ne se préoccupent pas ou trop peu des enfants. Et pourtant, la ville représente un important vecteur de socialisation de l’enfant au même titre que la famille et l'école. A en juger la place donnée aux enfants dans l’aménagement de l’espace public, les décideurs semblent encore bien loin d’avoir intégré l’intérêt supérieur de l’enfant formulé dans la convention relative aux droits de l’enfant.

Dans le domaine des infrastructures cyclables, l’intérêt supérieur de l’enfant doit se traduire par des aménagements de qualité sur lesquels, les parents transportent sereinement leurs enfants et les laissent pédaler sans craintes…Avant de réaliser un aménagement cyclable, le responsable du projet devrait se demander s’il y laisserait pédaler son enfant. Récemment père pour la seconde fois, ce principe me semble fondamental pour le développement de la pratique du vélo chez les parents, les enfants et plus généralement pour tous les publics !


* L’article R 431-5 du code de la route stipule que sur les motocyclettes, tricycles et quadricycles à moteur, cyclomoteurs et cycles, le transport de passagers n'est autorisé que sur un siège fixé au véhicule, différent de celui du conducteur.
       
** Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas, si le loup y était, il nous mangerait...

13 oct. 2016

La mutation du paysage formidablement illustrée par Jörg Müller.

Certaines images valent mieux que de grands discours! L’artiste Jörg Müller* a fait ce choix pour représenter l'impact du développement urbain sur le paysage. Il a publié en 1973 et 1976 deux livres intitulés "La ronde annuelle des marteaux-piqueurs ou la mutation d'un paysage" et "La pelle mécanique ou la mutation d'une ville". Jörg Müller dont le style s'inspire du courant du photo-réalisme, utilise uniquement son talent de dessinateur pour questionner l'évolution de nos sociétés contemporaines, sans être moraliste ou fabulateur. Ses illustrations présentent avec conscience et réalisme comment l'aménagement du territoire et l'urbanisme ont profondément et irrémédiablement modifié le paysage.

Le principe de ces deux ouvrages atypiques et rares est simple et intéressant. En 8 dessins (7 pour “La ronde annuelle des marteaux-piqueurs ou la mutation du paysage”), l’auteur nous expose, à partir d'un lieu et d'un cadrage qui restent identiques, les transformations d'une ville et d'une campagne de la fin des années 1950 au début des années 1970. Au dos de chaque planche est inscrite la date « virtuelle » du dessin. Elles s’ouvrent ensuite en trois volets de 85*31cm qui laissent apparaître un paysage en constante évolution, dont vous pourrez apprécier les changements.

Ces deux ouvrages, véritables études urbanistiques, ont été dessinés à partir de 800 diapositives réalisées à différentes époques dans des villes et campagnes de Suisse et d'Allemagne. Chaque planche introduit progressivement son lot de grands changements. L'habitat ancien est démoli ou déplacé pour faire place à des immeubles de bureaux ou de logements à l'architecture insipide. Les petites entreprises ou commerces disparaissent et laissent la place à des grandes enseignes des centres commerciaux ou des zones industrielles. Le réseau routier devient omniprésent et les voitures chassent les autres modes de transports. La dégradation de la nature s'accélère jusqu'à disparaître totalement. Cette atteinte à l’environnement est particulièrement visible dans "La Ronde annuelle des marteaux-piqueurs ou la mutation d'un paysage". Les cours d’eau y sont d’abord canalisés puis remblayés, les forêts exploitées, les champs sont dévorés par l’urbanisation galopante et finalement le petit étang au centre de l’image, dont l’état s’est dégradé, est comblé pour laisser la place à une autoroute…

"La ronde annuelle des marteaux-piqueurs ou la mutation d'un paysage"
La série portant sur les modifications de la ville est également magnifiquement révélatrice de l'évolution des transports et du déclin du vélo dans les années 60 et 70. En 1953, l'automobile est encore peu utilisée et de nombreux cyclistes se déplacent dans ce paysage urbain. Ils partagent la rue avec les quelques véhicules en circulation dont le tramway. Un vélociste, au petit local à pignon sur rue, est lové au sein d'une ancienne maison. Trois ans plus tard en 1956, les cyclistes sont toujours présents mais cet atelier a laissé la place à une enseigne plus moderne qui vend également des deux roues motorisées. Si la brasserie livre toujours ces futs de bières en calèche, un oeil aguerri pourra remarquer le premier deux roues motorisées, quelques voitures en plus et les premières signalisations de places de stationnement sur voirie.

En 1959, le magasin de deux roues n'a plus de vélo en vitrine mais une moto de grosse cylindrée. La voirie commence à être adaptée afin de permettre une meilleure circulation automobile. On y peint les premiers passages piétons. En 1964, les cyclistes disparaissent du paysage car la voirie a été entièrement réaménagée pour les automobilistes. Le tramway a été remplacé par un métro souterrain laissant plus de place en surface pour l’écoulement du trafic automobile. Seules deux femmes en solex représentent les deux roues sur la planche de 1966. Il n'y en aura plus sur les trois dernières.  Malgré une manifestation réprimandée par la police grâce à des canons à eau, une autoroute surélevée est en construction dans l’avant dernière planche. Elle occupe tout le premier plan du dessin sur la dernière planche en 1975.

La pelle mécanique ou la mutation d'une ville
Ces représentations introduisent également de nombreuses petites scènes anecdotiques offrant au lecteur une vision parallèle où il peut découvrir comment les habitants évoluent en même temps que leur environnement. Ces détails souvent amusants donnent une autre dimension aux illustrations et permettent également de rappeler que les villes et les campagnes sont d'abord des lieux d'échanges et de vie. Elles permettent également au jeune public d'apporter de la légèreté aux thématiques traitées.

La Ronde annuelle des marteaux-piqueurs ou la mutation d'un paysage» ainsi que «La Pelle mécanique ou la mutation d'une ville» sont deux formidables ouvrages qui permettent de remonter dans le temps  et de se rendre compte de l'évolution rapide des villes et des campagnes durant les années 50 et 70. Ils invitent leurs lecteurs à se questionner sur les développements présentés et actuels et ainsi à savoir si les marteaux piqueurs et les pelles mécaniques sont , aujourd'hui, toujours les outils de la mutation de nos espaces.


*Jörg Müller est né en octobre 1942 à Lausanne où il passe sa petite enfance. Il suit les cours des Écoles d'arts appliqués de Zurich et de Bienne. Il quitte la Suisse pour Paris où il travaille dans diverses agences de publicité puis de manière indépendante. Il crée des marionnettes et des dessins animés et illustre des livres pour la jeunesse depuis 1970.

17 mars 2016

Une concertation multimédia sur le réaménagement des quais de Strasbourg.


La phase de concertation sur le projet de réaménagement des quais de Strasbourg se concrétise avec la mise en place d’une péniche d'information. Amarrée au quai St Étienne, elle présente en plusieurs panneaux les objectifs et les enjeux du projet, l'état actuel des quais et diverses photos d'archives. Il y est également possible de consulter les différents documents présentés lors des réunions publiques passées et de répondre à un questionnaire sur le projet.




Pour les personnes n'ayant pas le temps de se rendre sur la péniche ou n'habitant pas Strasbourg, un site internet dédié a été mis en ligne. Il contient toutes les informations disponibles sur la péniche et permet également de répondre à un questionnaire sur les attentes du projet et de localiser vos propositions de réaménagement sur une carte interactive. De nombreuses propositions ont déjà été placées et vous pouvez voter pour celles que vous trouvez les plus importantes. 

Elles visent majoritairement à rééquilibrer l'espace public en fonction de ses usages principaux et donc des piétons et des cyclistes cependant, celle qui jusqu'à présent a obtenu les plus de «j'aime», concerne les transports en commun et l’expérimentation d’une navette fluviale.



Deux séries de photos illustrent cet article. La première date de la fête du vélo 2015, évènement durant lequel les quais des bateliers et des pêcheurs avaient été fermés à la circulation et interdit au stationnement durant l’après midi. Le quai des pêcheurs avait également été investi par diverses animations proposées par l'association Bretz'selle.



Animations sur le quai des pêcheurs.
Le quai des bateliers libérés des voitures et réservé aux piétons et aux cyclistes.
La seconde est proposée par le photographe de presse, Jean François Badias, bien connu à Strasbourg pour alimenter de clichés de qualité les principaux médias locaux. Grâce à son œil, il apporte un autre regard qui retranscrit clairement les usages actuels de ces quais. 


Quai Charles Frey.
Quai Saint Nicolas et pont du Corbeau.
Quai des bateliers.
Quai des bateliers.

Quai des bateliers et débouché de la passerelle de l'abreuvoir
Quai des bateliers.
Quai des bateliers.
Quai des pêcheurs.
Avant que les travaux sur le réseau d'eau potable ne commencent au mois de Mai et coupent durant deux mois la circulation automobile sur une partie des quais, la concertation sur le projet continue avec les tenues des troisièmes et quatrièmes ateliers les 21 mars et 4 avril. 

Les conclusions de cette démarche de concertation unique seront présentées à l’automne. Les travaux débuteront en été 2017 et s’échelonneront jusqu’au printemps 2019. Le budget de cette opération est d’ores et déjà défini à 2,8 millions d’Euros.

10 sept. 2015

Reconquérir les rues !

Comment faire pour que les rues que nous partageons soient plus conviviales et qu’un ainsi nos villes soient plus agréables à vivre? L’architecte et urbaniste Nicolas Soulier répond à cette question dans son ouvrage « Reconquérir les rues, exemples à travers le monde et pistes d’actions » paru en 2012 aux éditions Ulmer.


Grâce à son expérience professionnelle de plus de trente ans, l’auteur nous apprend comment les rues, éléments majeurs de la qualité de la vie dans une ville, ont été progressivement et massivement stérilisées jusqu’à devenir une norme. Cette stérilisation n’est pas uniquement liée à la place importante donnée aux voitures, mais également à différents types d’aménagements urbains ou paysagers, à la réglementation et enfin à des aspects psychologiques.

Stérilisation résidentielle en banlieue parisienne. Source: http://nicolassoulier.net
Stérilisation dans un quartier d'habitat collectif en banlieue parisienne. Source: http://nicolassoulier.net
En s’appuyant sur une bibliographie et une iconographie riche et variée, Nicolas Soulier, nous démontre que la stérilisation des rues est due avant tout à un manque de vie "spontanée", de cadre et de possibilités qui lui permettrait de s'exprimer. Pour cela, il prône le partage équilibré de la rue entre les automobiles, les cyclistes, les piétons et les lieux d’échanges et de rencontres ainsi qu’un apaisement généralisé de la circulation (moins de voitures en circulation et à des vitesses plus lentes).

En complément, il place au cœur de son ouvrage la notion de frontage. Cet espace public et/ou privé compris entre la base d’une façade et la chaussée, est l’élément clé pour de la reconquête des rues et leurs rééquilibrage au bénéfice des usages des riverains. Le frontage est une composante importante du système de déplacement et du tissu social. Il faut donc penser et réaliser des frontages qui puissent jouer ce rôle.


Définition graphique du frontage. Source: http://nicolassoulier.net
Pour cela, Nicolas Soulier développe deux approches consécutives. La première, l’urbanisme tactique, est réglementaire, si l’on veut que les frontages et d’autres lieux d’échanges se développent, il faut les définir, en faire la promotion dans les normes d’urbanisme puis les réaliser. La seconde, appelée deuxième chantier, est du ressort des habitants. Ils doivent prendre possession de ces espaces en y effectuant diverses actions plus ou moins spontanées et improvisées (animations, aménagements, végétalisation...) qui accumulées, peuvent avoir de grands effets sur la convivialité de la rue. Cette combinaison gagnante permettra de métamorphoser progressivement les rues parcourues en rues habitées.

Utilisation de l'espace public à Brème, Allemagne. Source: http://nicolassoulier.net
Utilisation du frontage en Hollande. Source: http://nicolassoulier.net

Partage de la rue à Brème en Allemagne. Source: http://nicolassoulier.net
A travers près de 300 pages accessibles à tous et de nombreux exemples étrangers, Nicolas Soullier milite pour faire bouger les lignes conservatrices de l’aménagement des espaces publics et développer la participation citoyenne à la vie des cités. L’architecte et urbaniste pointe du doigt le retard, l'immobilisme et la timidité française sur le sujet. Il souhaite également briser l’adage trop souvent exprimé par les élus ou techniciens français: « C’est formidable, mais ça ne serait pas possible chez nous ! ». 

" Reconquérir les rues” est un manifeste pour des villes ouvertes sur ses habitants et inversement. Il vous fera voir la vi(ll)e autrement. Un ouvrage dont de nombreux élus devraient s’inspirer...