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23 juin 2016

Quand le métro redonne la ville aux piétons !

Le funiculaire de Lausanne a été mis en service en 1877. Il relie le quartier d'Ouchy situé au bord du lac Léman au quartier de commerce et de négoce du Flon perché 100 m plus haut. En 1954, il troque ses fils contre une crémaillère. En 2002, les vaudois acceptent la transformation de la Ficelle, comme tout le monde l'appelait, en un métro automatique. Elle effectue son dernier parcours en janvier 2006.

Source : hebdo.ch
Source : lausanne.over-blog.org
A l’origine, le projet de métro prévoyait de ne pas réaménager la tranchée ouverte de la ficelle entre Ouchy et Grancy. Après réflexion, Lausanne opte pour le réaménagement paysager de ce tronçon et sa couverture couverte entre Ouchy et Délices selon le concept de coulée verte. Un concours est lancé et c’est le projet baptisé « Trait d'Union » qui est  retenu pour un montant de 3,5 millions de francs suisses (environ 2,2 millions d'Euros valeur 2008).

Ce projet répond à plusieurs objectifs. Il permet une liaison directe et attractive entre la gare et le lac Léman, tout en offrant également une aire de délassement et de promenade, avec des espaces verts et des possibilités de s’asseoir. Les stations souterraines du métro s'articulent avec l’espace public en formant des placettes propices à la vie de quartier.

Dans la partie haute, juste après la sortie de la gare, le métro est à ciel ouvert et le chemin des délices a été réaménagé en pente douce de manière à restituer "l'esprit" du chemin d'origine. Son caractère retiré, son charme discret, sa fonction ordinaire, la passerelle vénitienne ont été préservés. La promenade y a été élargie et enrichie de plantations de graminées et ponctuées de quelques pins parasols.
 



Dans la partie basse, la couverture de l'ancienne tranchée de la Ficelle a permis de créer la promenade des Délices. Ce cheminement réalise une couture urbaine entre les quartiers anciennement séparés et  se compose de deux séquences dissymétriques se composant d'un cheminement et d'aménagements paysagers plus ou moins sauvages. Cette frange établit un rapport subtil entre la promenade et les jardins privés des maisons ou immeubles riverains. Un éclairage et un mobilier simples ont été mis en place le long du cheminement (bancs, fontaines, luminaires)...Le promenade s'achève dans l'ilot d'Ouchy par un séquence urbaine soignée et discrète qui passe sous un bâtiment et longe de petits collectifs réalisés en balcon au dessus de la station terminus du métro à deux pas du Lac Léman.



 

L’ensemble de ce cheminement piéton a été récompensé par le Flâneur d’Or 2008, une distinction qui récompense les projets exemplaires en matière d’aménagement urbain et de mobilité douce. La réalisation de cette promenade a permis de redonner à ce quartier quelques 10’000 mètres carrés d’espaces verts. Elle est devenue un cheminement majeur ainsi qu'une véritable couture urbaine et paysagère qui rend la ville aux piétons.

24 mars 2016

Le vélo, mode de déplacement à privilégier au Japon !

Après nous avoir fait découvrir, le vélo à Key West et New York, Pierre Hanauer, nous emmène cette fois à l'autre bout du monde, au pays du soleil levant. Forts d'une tradition cyclable qui ne s'est pas perdue au fil des années, malgré une industrie automobile de dimension mondiale, de nombreux japonais, jeune ou vieux, hommes ou femmes utilisent le vélo pour se déplacer.

Ayant pédalé notamment à Tokyo et Kyoto, Pierre a pu se rendre compte des différences d’aménagements de ces deux mégalopoles, le réseau cyclable étant plus développé dans la seconde. Il compare les aménagements et l'usage du vélo des deux plus grandes villes japonaises à Paris et Strasbourg, sauf que contrairement à la capitale française toutes les voiries secondaires de Tokyo sont adaptées pour faire du vélo en toute sécurité (circulation apaisée, absence de stationnement de surface...).



 

Pour encourager la pratique du vélo à des fins de loisirs, la ville de Tokyo ferme à la circulation automobile, tous les dimanches, les axes routiers qui ceinturent les jardins du Palais Impérial de Tokyo. Cyclistes en famille, coureurs ou marcheurs s'approprient alors les 2*3 voies de circulations de cette boucle de 5 km située au centre ville.

 
De très nombreuses aires de stationnement, qu'elles soient sur l’espace public ou dans les hall d'immeubles sont uniquement délimitées au sol par un marquage et ne bénéficient pas d'un point fixe pour attacher son vélo. De plus, une très grande majorité des cyclistes japonais cadenassent uniquement leurs montures à l'aide d'un bloc roue. Une situation qui semble impensable en Europe ! Seuls quelques parkings plus importants dans les centres villes ou à proximité des gares disposent d'équipements pour fixer son vélo. Ces derniers étant généralement payants. 


 

 


Comme dans d'autres pays, les japonais utilisent le vélo pour transporter des marchandises ou des animaux et se déplacer avec des enfants dont de nombreux, à la manière d'un vélo cargo, installés dans des sièges fixés sur le guidon. Toute l'ingéniosité et la créativité des japonais s'exprime dans les possibilités de chargements. 





Dans un pays à la pointe de l'innovation technologique, berceau du plus renommé équipementier vélo et à la culture très différente de l'Europe, il est normal de croiser des modèles de vélo exotiques que l'on ne verrai pas dans d'autres pays. Ces vélos sont souvent utilitaires et légers. Le vélo à assistance électrique est également bien développé. 







Enfin, pour clore cet article, voici quelques unes des meilleures photos des trois semaines que Pierre a passé à arpenter le Japon. J'espère qu'elles vous auront fait voyager et dépayser tout en restant derrière votre écran. 







Si vous avez prévu de visiter prochainement le Japon, Pierre souligne qu'il est très agréable de s'y déplacer à vélo, surtout à Kyoto où c’est un vrai plaisir.