4 juil. 2017

L'Union Cycliste Internationale commence à faire la promotion du vélo pour tous !

L’Union Cycliste Internationale (UCI) est l’instance faîtière du sport cycliste dans le monde. Fondée en 1900 à Paris, son but est de développer et promouvoir le vélo sous ses différentes pratiques qu’elles soient sportives, de loisir ou utilitaire. Ses actions sont surtout connues dans le domaine sportif puisque l’UCI, qui organise les divers championnats du monde de cyclisme, édicte les règlements des disciplines du cyclisme (notamment sur le plan du matériel), organise des programmes de formation et lutte contre le dopage.

Le Siège de l'UCI à Aigle en Suisse. Photo : www.uci.ch
En complément l’Union Cycliste Internationale considère que “sa mission dépasse la seule gestion du sport d’élite. Elle doit aussi nouer des partenariats avec ceux qui militent en faveur de meilleures conditions pour les cyclistes, afin d’encourager davantage de personnes à rouler à vélo quelle que soit leur optique”. Ainsi, depuis 2014, l’UCI s’est lancée dans un programme appelé “Le vélo pour tous” dont l'objectif est d'assurer la promotion du vélo comme mode de déplacement. Le Manifeste Vélo pour Tous de l’UCI, publié début avril 2017, définit l’objectif, le rôle et ses principales activités afin de soutenir le cyclisme sous toutes ses formes à travers le monde. Il s’organise autour de trois axes qui sont actuellement en phase de développement ou d’implémentation.  

Ce programme a tout d'abord l'objectif d’assurer la promotion du cyclisme en tant que moyen de transport polyvalent, économique et écologique et comme composante d’un mode de vie sain accessible à tous. Pour cela, l’UCI s’est lancée dans la promotion d’actions avec d'ambassadeurs, qui doivent grâce à l’heure influence encourager la pratique du vélo auprès de la population. L’organisation commence également à développer des campagnes de promotion du cyclisme auprès des jeunes, ainsi que le respect entre les cyclistes et automobilistes. En complément, elle a intégré la commission de mobilité de la ville d’Aigle (qui abrite le siège de l’UCI en Suisse) afin d'apporter son soutien et sa voix aux stratégies de promotion du vélo au sein de cette ville. Enfin, avec le label UCI Bike City, l'UCI récompense les villes qui investissent à la fois dans l’organisation d’épreuves cyclistes de haut niveau et dans le cyclisme au quotidien et les infrastructures cyclables.

Le second axe du Manifeste vise à collaborer avec d’autres entités et organisations pour militer et parler d’une seule voix au nom du cyclisme. L’UCI rencontra ainsi fréquemment différentes organisations qui travaillent pour la promotion du vélo, comme l’ECF, People For Bikes, ProVelo (Suisse et Lausanne), Dutch Cycling Embassy, Cycling Embassy of Denmark, l’ONU (via la UNECE,le programme PEP et le suivi des objectifs de développement durable), World Bicycle Relief, ainsi que diverses villes de suisses romandes pour établir la meilleure manière dont l’UCI pourrait les soutenir dans leurs démarches. L’UCI a part ailleurs récemment contribué au développement et à la promotion de la « EU Cycling Strategy » menée par l’ECF, qui sera très bientôt présentée à la commission européenne.

Enfin, l’UCI souhaite aider les fédérations nationales afin qu’elles aient le pouvoir de promouvoir et de soutenir des activités promotionnelles et puissent partager les meilleures pratiques en la matière. Elle a commencé à développer des stratégies de soutien avec différentes fédérations nationales qui cherchent à améliorer les infrastructures, les programmes de promotion et la perception du vélo dans leurs pays, afin de les soutenir dans leurs démarches. L'UCI est également en train de créer une base de données de meilleures pratiques qui pourront être partagées avec l'ensemble des fédérations nationales. Son objectif est qu’au moins 75 % de ses 186 fédérations nationales aient des programmes encourageant la pratique du vélo et une plus grande sécurité routière en vigueur d’ici 2020.

La frontière entre le sport cycliste et la pratique du vélo pour se déplacer au quotidien est encore très importante, surtout en France. Pourtant, qu’ils utilisent le vélo pour gravir des cols ou pour aller au travail, les cyclistes ne demandent qu’une seule et même chose être reconnus et pouvoir pédaler en toute sécurité. Il est donc plus qu'intéressant que l’UCI se soit lancée dans un programme qui a pour objectif de défendre l’usage du vélo au quotidien et qu'elle consacre des ressources humaines et financières à cette thématique. En espérant que ce programme franchisse aisément les nombreux cols hors catégorie qui se dressent devant lui et qu’il ne finisse pas dans la voiture balais…

1 commentaire:

  1. > La frontière entre le sport cycliste et la pratique du vélo pour se déplacer au quotidien est encore très importante, surtout en France. Pourtant, qu’ils utilisent le vélo pour gravir des cols ou pour aller au travail, les cyclistes ne demandent qu’une seule et même chose être reconnus et pouvoir pédaler en toute sécurité

    La raison est simple : les cyclistes sportifs/loisirs utilisent peu le vélo, contrairement à ceux dont c'est le mode de déplacement au quotidien.

    Les premiers sont donc comme les parents qui militent mollement pour des crèches… et abandonnent l'action une fois que leurs gosses sont à l'école.

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