7 juin 2017

En 2017, le vélo fête ses 200 ans !

De nombreux événements se sont déroulés ce week-end end dans toute la France, pour, comme chaque année, durant le premier week end de Juin, fêter le vélo. Cette édition 2017 marquait pour beaucoup le 200ème anniversaire de l'invention du vélo. Il existe cependant de nombreuses hypothèses plus ou moins fantaisistes sur les débuts de l'histoire de la bicyclette.

Certains datent son invention des milliers d'années avant Jésus-Christ en Chine ou en Egypte. D'autres accordent sa paternité à Léonard de Vinci suite à la découverte, en 1974, d'un croquis présentant un cadre, deux roues de même grandeur et une transmission par chaîne actionnée par un mécanisme à pédale. Toutefois, les historiens ne sont pas tous convaincus. En effet, ce document, issu d'un recueil de notes et de dessin de l'inventeur, n'a pas pu être certifié comme réalisé par Léonard de Vinci. Un certain doute demeure donc autour de ce postulat.

Pour de nombreux historiens, le véritable ancêtre de la bicyclette apparaît il y a 200 ans, en 1817, quand l'officier prussien Karl Friedrich Christian Ludwig Drais Von Sauerbronn, construit une sorte de célérifère équipé d'un guidon qui permet d'orienter la roue avant. Son poids, avoisinant les 40 kilos et sa longueur, proche de 2,4 mètres rendent délicat son utilisation. Sa popularité est principalement issue des dangers que la « Draisienne » du nom de son inventeur, fait courir à ses usagers. Malgré certaines améliorations comme des modèles en fer, plus légers et confortables et quelques compétitions, les déplacements en draisiennes ne procurent pas réellement d'avantages par rapport à la marche.

Draisienne : source internet.
Une vingtaine d'année plus tard, un forgeron écossais, Kirkpatrick MacMilan fabrique un premier véhicule sur lequel, il et possible de se déplacer en équilibre sans prendre appui sur le sol avec les pieds. Le système de propulsion est composé d'un système de leviers et de manivelles actionnées par les pieds. Celui-ci entraîne la roue arrière. La roue avant est directionnelle. Cette évolution de la draisienne, qui dispose de roues d'inégales grandeurs, est moins lourde et plus rapide que son ancêtre. Elle ne connaîtra cependant pas un grand succès car lors de sa première démonstration publique en 1842, un enfant est renversé et l'inventeur est contraint de payer une indemnisation.

Draisienne équipée du système de levier de Kirkpatrick MacMilan. Source : internet.
 C'est vers 1860 que deux français, Pierre Michaux et son fils Ernest, inventent les pédales. Elles sont alors installées sur le moyeu de la roue avant des draisiennes et permettent en appuyant dessus de faire avancer la roue. Dès 1865, ils produisent près de 400 unités de leur véhicule, surnommé « Bicycle ». Il pèse 30 kilos et mesure 1,80 m de longueur et a été très rapidement équipé d'un frein sur la roue arrière.

Vélocipède de Michaux équipé de pédales sur la roue avant. Sources : internet.
Surnommé « Bones shaker » (secoueur d'os), a cause des secousses que les pavés provoquent sur ses roues en bois cerclées de fer, le bicycle commence a être amélioré pour devenir plus confortable moins lourd et surtout plus rapide. Pour cela, puisqu'un tour de pédale fait avancer le bicycle de la circonférence de la roue sur laquelle les pédales sont installées, les bicycles vont progressivement être équipés de roues de diamètre de plus en plus grands et être appelés grand-bi. C'est un anglais du nom de James Starley, qui fait breveter en 1870 le premier grand-bi. Les chutes sont fréquentes et peuvent être dangereuses. Malgré diverses évolutions, le grand-bi ne sert qu'à des exhibitions, des courses ou comme mode de distinction des classes aisées. Il ne représente pas une alternative durable à la marche ou au cheval. 

Grand bi Peugeot de 1881. Source : www.ibikestrasbourg.com
Il faudra attendre les années 1880 pour que la vitesse du bicycle ne soit plus tributaire de la circonférence de la roue. Cette évolution est rendue possible par la mise au point d'un système de transmission par chaîne, actionné par les pédales, relié à la roue arrière. Quelques années plus tard, l'irlandais John Boyd Dunlop est le premier à entourer les jantes en bois de tubes de caoutchouc vulcanisés et rend, ce qui s'appelle désormais une bicyclette, plus confortable à conduire. 

Safety bicyle. Source : internet.
Dès lors, la bicyclette, surnommée « safety bicycle », beaucoup plus sûre que les modèles précédents, commence à ressembler à ce que l'on connaît aujourd'hui, et à se démocratiser. Au tournant du XX ème siècle, une série d'innovations techniques, la production massive des premières grandes usines et l'organisation des premières compétitions cyclistes vont faire progressivement évoluer la bicyclette vers un mode de transports quotidien adopté par toutes les classes sociales. Elle sera malheureusement progressivement délaissé au cours des tentes glorieuses au profit de l'automobile devenue, alors, un symbole de modernité, de richesse et de vitesse. 

Aujourd'hui, la bicyclette que l'on appelle désormais plus usuellement, le vélo, ressemble toujours énormément aux modèles de la fin du XIXème siècle. Il est très généralement constitué d'un cadre équipé de deux roues de même diamètres, d'une selle, d'un guidon et d'une transmission entraînant la roue arrière. De nombreuses évolutions mécaniques et technologiques continuent depuis le début du XXème siècle à améliorer le vélo. Il a recommencé à être utilisé plus ou moins massivement dans certaines villes européennes. Aujourd'hui, le véritable développement serait qu'il redevienne majoritaire dans les déplacements quotidiens dans de nombreuses villes de nombreux pays...

3 commentaires:

  1. > Léonard de Vinci. Un certain doute demeure donc autour de ce postulat

    C'est un canular : http://www.cyclepublishing.com/history/leonardo%20da%20vinci%20bicycle.html

    > construit une sorte de célérifère

    Le mot à ne pas prononcer… Autre canular : https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9l%C3%A9rif%C3%A8re

    > les déplacements en draisiennes ne procurent pas réellement d'avantages par rapport à la marche

    Un peu quand même : 10-15km/h, c'est plus rapide que la marche (5km/h à un bon rythme)

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    1. Je corrige pour le celerifere. Il s'agit d'un oubli car la première version de l'article traitait du canular que vous évoquez. J'ai décidé de ne finalment pas faire allusion au celerifere. Mais le terme est resté dans la suite de l'article...

      Pour les avantages de la draisienne oui ca va peut etre plus vite que la marche mais ca devait etre beaucoup moins agréable avec les roues en bois sur les pavés ou les chemins d'où ma conclusion. ..

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  2. C'est les 200 ans de LA DRAISIENNE, pas du bi-cycle, dont les 150 ans ont été fêtés en 2011. http://www.isabelleetlevelo.fr/ancienblog/les-150-ans-de-la-bicyclette.html

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