10 mars 2014

De Strasbourg à Toulouse en vélo...

Fin février, je devais me rendre à Toulouse pour y présenter la politique cyclable de l’agglomération strasbourgeoise en préambule à un débat sur la place du vélo avec les candidats à la mairie de la ville rose. Je souhaitais effectuer ce trajet à vélo ou plutôt combiner le vélo et l’avion. Le train que je préfère pour de nombreuses raisons étant trop long et plus cher que l’avion.

A partir du centre ville de Strasbourg, j'ai pris la direction de la Montagne Verte puis emprunté la route de Schirmeck. Arrivé à Lingolsheim, j'ai rejoint la piste cyclable qui longe la voie ferrée qui dessert Molsheim et l’aéroport. 

Montagne verte
Route de Schrimeck
Lingolsheim, piste cyclable bidirectionnelle dénivelée sous la voie ferrée.
Lingolsheim, piste cyclable en direction d'Holtzheim qui longe la voie ferrée située à gauche derrière le talus.
En attendant l’aménagement prévu à moyen terme de cet itinéraire aux critères Vélostras, j'ai traversé le village de Holtzheim et récupéré la voie verte qui longe à nouveau la voie ferrée et débouche sur la gare TER de l’aéroport. Le trajet m'a pris un peu plus de 30 minutes* en roulant à allure modéré.

Entzheim, l'aéroport est au bout de la voie verte.
Véloparc de l'aéroport. Notez le Van Moof tout à gauche.
Gare TER de l'aéroport
Une fois dans l’aérogare, il ne me restait plus qu’a plier le Wayel E-Bit prêté par l’entreprise Wheel’e et l’insérer dans son sac de voyage avant d’enregistrer mon bagage en soute qui pesait 17,9 kg avec une batterie de 12 Ah et un cadenas.




Arrivé à Toulouse, je récupère mon bagage, remonte le vélo, plie le sac et me mets en route pour la place du Capitole. 


Une œuvre d'art exposée dans l’aéroport toulousain qui rappelle qu'il faut toujours bien cadenasser son vélo.
Quitter la zone aéroportuaire m’a demandé un peu de temps. Entre les travaux du tram et l’autoroute, sans carte, ni GPS et en l’absence d’aménagements et de jalonnement cyclable, la situation n'est pas très favorable aux cyclistes, pourtant je ne suis pas le seul à fréquenter l'aéroport de Toulouse à vélo. 


Parc de stationnement vélo devant l'aéroport
Les panneaux voie rapide et de recommandation pour les deux roues motorisés m'ont fortement incité à suivre ces derniers pour quitter la zone aéroportuaire
Après un petit détour par Blagnac, j’ai rejoins la voie verte de la Garonne, que je traverse sur le pont de Blagnac.

Avenue du parc à Blagnac, premier contact avec les aménagements cyclables de l'agglomération; une piste bidirectionnelle rapiécée, défoncée par les racines de platanes et ayant des problèmes d'écoulement d'eau...

Un petit rappel pour les automobilistes qui circulent dans le centre de Blagnac et qui ne sauraient pas ce que veut dire le panneau de double sens cyclable
La voie verte du parc des Ramiers n'est pas accessible de plein pied par les piétons, les cyclistes ou les PMR !
Le pont de Blagnac qui enjambe la Garonne. Une bande cyclable bienvenue.


Pour atteindre le centre ville de Toulouse, je n'ai plus qu'à remonter la Garonne durant quelques kilomètres  sur la voie verte aménagée sur ses imposantes digues.

Voie verte de la Garonne.
Heure de pointe sur la voie verte de la Garonne.
Arrivée, place du Capitole.
J'arrive 40 minutes* après avoir récupéré mon vélo sur la place du Capitole au coeur de Toulouse, ville qui sera à l'honneur toute la semaine sur I Bike Strasbourg.



* bien qu'équipé d'un vélo électrique, les temps indiqués pour les parcours entre les centres villes de Strasbourg et Toulouse et leurs aéroports respectifs peuvent être appliqués à des temps à vélo classique. En effet, le développement du Wayel E-bit prévu pour de petites circulations urbaines, ne me permettait pas, même avec le niveau d’assistance maximum, de dépasser les 18 km/h. Une vitesse maximale agréable pour découvrir une ville que l'on ne connait pas.

1 commentaire: