31 janv. 2014

Les Vélhopers de Janvier 2014

Même si les Vélhopers sont parés et affutent leurs gants, bonnets, écharpes et autres capuches, il n'a toujours pas neigé cet hiver à Strasbourg. La neige arrivera-t-elle à stopper les Vélhopers? La réponse peut être en Février...







 



La Vélhopeuse de janvier 2014 est Clairoune, ou la Guich' pour les intimes. Ancienne camarade de promo native de Bordeaux mais parisienne d'adoption depuis notre dernière année d'études. Elle a enfin après plus de 10 ans d'invitations daigné venir découvrir Strasbourg. 


Entre vins d'Alsace, tartes flambées et averses, grâce à Vélhop, elle a découvert en une journée de nombreux quartiers strasbourgeois et a été notamment surprise par les différentes architectures présentes à Strasbourg. Rendez-vous est pris à la belle saison pour continuer cette découverte de Strasbourg à vélo et en famille !

28 janv. 2014

I Bike Strasbourg teste le modèle Old Town de Wayel.

Wayel est une marque de vélo électrique transalpine fondée en 2007 par Termal group spécialiste depuis plus de 20 ans de l'air conditionnée et du photovoltaïque en Italie. Peu connue en France Wayel est distribuée par l'entreprise Wheel'e localisée à Strasbourg et qui m'a aimablement proposé de tester un des 4 modèles qu'ils possèdent. Parmi le One city, le SUV (Shopping utily service), le soft street et le e-bit, mon choix s'est arrêté sur le modèle Old Town.

Proposant des lignes sobres, épurées mais originale avec son appendice de cadre entre le pédalier et l'arrière de la selle sur lequel vient se greffer la batterie, le Old Town dispose d'une transmission par courroie et d'une vitesse unique. Ses gros pneus blancs de 26*1,95, son cadre chromé et ses gardes boue noir ont complété mon intérêt pour ce vélo.



Sorti sur le marché en 2012, Old Town a été développé spécialement pour garantir un confort de circulation dans les centres des villes historiques italiennes pavés grâce à une triple suspension (pneus larges, fourche avant et tige de selle télescopiques). Strasbourg disposant également de quelques zones pavés, j'ai pu me rendre compte à quel point Old Town se conduit facilement sur des revêtements inégaux. En effet, on ne ressent quasiment pas les différences de niveaux de la rue ou... des pistes cyclables.

La vitesse unique est suffisante pour se déplacer dans une ville plate comme Strasbourg. De plus, pour le démarrage sans effort vous pouvez activer la fonction « soft start » qui vous aidera au démarrage jusqu'à la vitesse de 6 km/h. Un autre intérêt de cette fonction est de pouvoir déambuler dans les zones piétonnes sans pédaler à la même vitesse que les piétons.

Le contrôleur est très facile d'utilisation. Les boutons peuvent être atteints par le pouce sans modifier la position de la main sur la poignée.
Je n'ai pas ressentit de différence de transmission de puissance entre une chaine classique et la courroie qui a un seul intérêt, elle ne nécessite pas d'entretien. A noter que le cadre se démonte à l'arrière afin de pouvoir changer la courroie qui contrairement à une chaine ne peut pas se démonter.
La courroie et le système de démontage du cadre pour remplacer la transmission
Wayel travaille en partenariat avec l'université de Bologne pour la mise au point et les tests des batteries de sa gamme. Je disposais de la plus petite batterie (6 Ah) proposée sur ce vélo. Elle me permettait de pédaler entre 20 et 35 km par cycle de charge en fonction du niveau d'assistance utilisé et se rechargeait complétement en 4 à 5 heures à l'aide d'un chargeur peu encombrant. Les batteries qui équipent la gamme Wayel disposent d’un signal composé de 3 leds qui indiquent en pressant sur le bouton situé à côté, leurs niveaux de charge.

Le moteur du Old Town qui propose une assistance par rotation du pédalier est localisé dans le moyeu de la roue avant. Un capteur détecte le mouvement du pédalier avant d'activer le moteur qui transfère toujours la même énergie à la roue quelque soit la pression sur les pédales ou la vitesse de pédalage. Il coupe son assistance à 25km/h comme le veut la réglementation française ou lors de l'usage des freins. Les câbles de frein et de détection du pédalage sont insérés dans le cadre entre le pédalier et la potence. Le câble entre le contrôleur et le moteur ne bénéficie malheureusement pas de la même attention et pendouille négligemment le long de la fourche.


Le vélo qui pèse 22 kg est très bien équilibré puisque la batterie sécurisée par une serrure et entourée d'une armature métallique se situe à l'arrière du vélo sur le porte bagage. Si on ne prend pas en compte le système d'éclairage incandescent à dynamo qui ne reste pas allumé à l'arrêt, cette armature optionnelle et la localisation de la batterie peuvent représenter un gros point négatif pour les personnes voulant équiper leur vélo d'un siège enfant à l'arrière. Wayel propose en complément une gamme de sacoches qui se fixent sur la structure et qui permettent de cacher la batterie.

Petit plus des vélos Wayel, ils sont gravés d'origine pour lutter contre le vol

Old Town représente un très bon rapport qualité/prix puisqu'il vous coutera de 1090 € à 1250 selon la capacité de la batterie. Pour les cyclistes qui n'auront pas besoin de transporter un enfant sur leur vélo, Old Town est le vélo électrique de la ville nouvelle...

26 janv. 2014

No hands !

Le "No hands" est une figure classique du BMX où le rider lors d'un saut lâche les mains du guidon. Cette figure se rencontre aussi mais de manière moins extrême en vélo urbain, surtout lorsqu'il fait froid et qu'il est préférable même parfois avec des gants de garder les mains bien au chaud ou de se les réchauffer.








Roulez toutefois avec Prudence, chers amis cyclistes strasbourgeois car n'oubliez pas que sans les mains sur le guidon votre temps de réaction est plus long pour freiner ou pour changer de direction...

24 janv. 2014

La première ligne de BHNS de l'agglomération strasbourgeoise et le vélo.

La Communauté Urbaine de Strasbourg (CUS) a inauguré le 30 novembre 2013 sa première ligne de bus à niveau de service (BHNS). Baptisée ligne G, elle relie la gare centrale à l'espace européen de l'entreprise, zone d'activités tertiaire regroupant près de 9000 emplois sur plus de 100 hectares située à l'ouest de la commune de Schiltigheim.

L'objectif de cette première ligne de BHNS est de relier efficacement en transports en commun le centre ville à cette zone économique majeure de l'agglomération. La ligne participe également au désenclavement de la cité Nucléaire de Cronenbourg qu'elle dessert sur son itinéraire. Bénéficiant d'un site propre sur plus de 80 % de son tracé de 5 kilomètres, la ligne G a été pensée comme une ligne de tram (réaménagement de façade à façade, priorité aux feux, aménagement des stations, information dynamique, fréquence élevée, amplitude horaire large, parking relais...). Elle a donc été accompagnée de nouveaux aménagements cyclables qui sont l'objet de cet article.

A partir du terminus de la ligne, situé devant la chambre des métiers à Schiltigheim, les cyclistes disposent désormais sur l'allée de l'Europe de pistes cyclables unidirectionnelles équipées de sas aux carrefours pour les mouvements de tourne à gauche. Des sas ont également été marqués sur les voies perpendiculaires. Malheureusement leur utilisation est moins aisée, leur accès n'etant pas bien pensé. 

Terminus de la ligne G, véloparc sécurisé pour une vingtaine de vélos
Avenue de l'Europe
Utilisation du sas à montrer dans les vélo et auto écoles
Avenue de l'Europe
Avenue de l'Europe, la piste et le trottoir bénéficient d'un éclairage spécifique lorsqu'ils sont séparés de la voirie par des espaces verts
Nouvelle station Vélhop à proximité de l'arrêt Londres
La transition entre l'Espace européen de l'entreprise et la cité Nucléaire de Cronenbourg se fait par de nouvelles pistes cyclables unidirectionnelles le long de la route de Hausbergen et par une piste bidirectionnelle le long de la rue Becquerell qui existait avant l'arrivée du BHNS. La traversée de la cité se fait par de nouvelles pistes unidirectionnelles sauf le long d'une courte rue réservée à la ligne G qui a été percée dans le prolongement de la rue Lavoisier dans le cadre du programme de renouvellement urbain (PRU) de Cronenbourg. Cette rue est équipée d'une piste bidirectionnelle qui sera doublée de l'autre côté de la rue à l'issue de la démolition d'un bâtiment.

Sur la partie nord de la route de Hausbergen, en l'absence de trottoirs, les piétons marchent sur la piste cyclable...
Route de Hausbergen
La ligne G dans un secteur en pleine mutation urbaine au coeur de la cité nucléaire de Cronenbourg
Merci d'avoir penser à équiper cette armoire d'éclairage de signalisation réfléchissante, mais cela aurait été mieux de ne pas la mettre sur la piste cyclable (ni sur le trottoir...). A modifier, vite !
Les pistes cyclables continuent ensuite de suivre le tracé de la ligne G le long de la rue d'Hochfleden totalement réaménagée et qui disposait déjà préalablement d'aménagements cyclables. Ces nouvelles pistes cyclables sont par endroit très étroites (largeur estimée d'un mètre).

Rue de Hochfelden
Rue de Hochfelden, tronçon de piste cyclable étroit avec candélabres sur l'aménagement
Rue de Hochfelden, pas de trottoir sur la partie longeant les emprises SNCF
Rue de Hochfelden
Le jalonnement est présent tout au long de l'itinéraire
Au débouché de la rue de Hochfelden deux options d'itinéraires se présentent aux cyclistes pour rejoindre le centre ville. La première est d'emprunter le tunnel Jean Robic pour traverser l'autoroute puis de continuer le long du BHNS sur la partie sud de la rue Wodli. Cet itinéraire implique le partage avec les voitures du passage sous les voies SNCF (ce passage était réservé aux cyclistes avant la création du parking Wodli en 2007) et une longue attente au carrefour entre la rue Wodli et le boulevard Wilson pour cause de priorité à la ligne de tram C et au BHNS G. Ce passage est moins problématique dans l'autre sens car les cyclistes traversent les voies SNCF par un tunnel réservé aux modes actifs. Cet itinéraire est celui à emprunter pour rejoindre la gare par le boulevard Wilson sur la piste cyclable implantée le long de la plateforme de la ligne C de tram.

Le second itinéraire préféré par I Bike Strasbourg passe devant le siège de la CTS puis traverse les bretelles autoroutières par trois carrefours à feux bien coordonnés. Il longe ensuite la ligne G sur le côté nord de la rue Wodli en passant sous l'autoroute avant de bifurquer à gauche et de prendre le tunnel (certes un peu glauque...) sous les voies SNCF. Il débouche ensuite via la petite rue des magasins sur un carrefour à feux avec le boulevard Wilson qui est plus rapide à franchir. Cet itinéraire se poursuit jusqu'au centre ville via la place des Halles et la rue Sébastopol. Vous pédalerez sur une piste cyclable bidirectionnelle sur l'intégralité de ce tronçon à l'exception de la rue Sébastopol équipée d'un double sens cyclable en entrée de ville.

Traversée sécurisée des bretelles d'accès à l'autoroute
Passage sous les 2*4 voies de l'autoroute
Tunnel sous les voies SNCF
La réalisation de la ligne G a un impact positif sur l'évolution du réseau cyclable de l'ouest de l'agglomération. Elle a permis de supprimer les maillons manquants au cœur de la cité Nucléaire de Cronenbourg et de réaménager certains tronçons obsolètes dans l'espace européen de l'entreprise. A une autre échelle, cet itinéraire permet également désormais aux villes de Niederhausbergen, Mundolsheim et Lampertheim situées en seconde couronne de l'agglomération de bénéficier d'un accès cyclable continu vers le centre ville.

Voie verte entre le terminus de la ligne G et Niederhausbergen
Cependant, le manque d'aménagements sur une partie de la rue Wodli fait cruellement défaut à un endroit où ils auraient été nécessaires pour garantir une bonne sécurité aux cyclistes. De même l'étroitesse de certains tronçons notamment sur la rue de Hochfelden, renforcée par certaines implantations maladroites de mobilier urbain diminue la qualité globale de l'aménagement.

Ces nouveaux aménagements permettent malgré tout une desserte à vélo de qualité acceptable des secteurs qu'il traverse. Ils permettront de développer la pratique du vélo dans cette partie de l'agglomération qui est celle où les strasbourgeois pédalent le moins (3 % d'après la dernière enquête ménages déplacements de 2009).

21 janv. 2014

Wheel'e, le vélo électrique pour tous.

Wheel'e est une jeune entreprise crée en mai 2013 par Jean Pascal Yvoz, Patrick Hilarion et Vincent Delepine. Localisée au sein de la pépinière d'entreprises de Hautepierre à Strasbourg, elle est spécialisée dans le vélo électrique.

L'équipe de Wheel'e dans ses ateliers avec de gauche à droite Jean pascal Yvoz, Yahya El Hacini et Patrick Hilarion.
Wheel’e propose tout d’abord des kits qui permettent de greffer une assistance électrique sur un vélo. Ils se composent d'une batterie lithium/ion, d'un moteur, d'un écran fixé sur le guidon et de toute la connectique nécessaire et respectent la législation française en vigueur sur les vélos électriques (nécessité de pédaler pour bénéficier de l'assistance, assistance coupée au delà de 25 km/h et puissance du moteur maximum de 250 Watts).

Wheel'e propose du matériel de première qualité avec des batteries de 36 Volts et de 9 Ah à 15 Ah suffisante pour l'usage quotidien du vélo en milieu urbain. Ces kits dont le prix varie de 800 à 1500 € selon l'autonomie de la batterie et l'emplacement du moteur (roue avant, arrière ou sous le pédalier) permettent d'électrifier en quelques heures son propre vélo à un prix nettement moins cher que l'achat d'un vélo électrique. Avant l'équipement, un diagnostic du vélo est réalisé afin de trouver la meilleure installation. La quasi totalité des vélos permet ce type d'équipement car la surcharge est principalement supportée par la roue motorisée dont la jante et le rayonnage sont renforcés en conséquence.

Vélo équipé d'un kit avec motorisation dans la roue arrière
Wheel'e prépare un prototype électrique du longabike
En complément, Wheel'e fabrique différents modèles de vélo. Le premier est le Vélovan, un vélo cargo doté d'une assistance qui permet de transporter jusqu'à 200 kg dans 2m3. Ce modèle a déjà séduit l’entreprise parisienne de logistique urbaine Vert chez vous qui dispose pour ses livraisons d’une flotte d'une vingtaine de Vélovan. Ce triporteur équipé d’amortisseurs sur chaque roue, propose un très grand confort de transport et une autonomie de 35km. De nombreuses options de personnalisation sont possibles (caisse isotherme, vélotaxi permettant de transporter quatre adultes...)

Vélovan
Wheel’e fabrique également des pédicyles, évolution moderne de la trotinnette, pouvant être motorisés. Véritables véhicules hybrides permettant de se sentir à la fois piéton et cycliste, ils se prennent en main facilement et ne nécessitent pas d'entretien. Ils peuvent également s'agrémenter d'accessoires réalisés sur mesure (porte bagage, panier, siège enfant).

Trois modèles de pédicycles pour différents usages
Enfin, Wheel’e est distributeur des marques italiennes Wayel, Bicicapace et de vélos couchés tchèques Azub. Ces choix ont été réalisés pour l’excellent rapport qualité/prix de ces vélos et l’originalité de leurs designs. Ils peuvent être équipés à la demande par l'entreprise d’une assistance électrique s’ils ne le sont pas d’origine. Grâce à ses trois différentes activités d’équipement, de fabricant ou de revendeur de vélo électriques, Wheel’e a planifié un chiffre d’affaire de 400 000 à 500 000 euros pour l’année 2014.

A l'heure où des modèles de roues intégrant une batterie et un moteur arrivent sur le marché (Copenhagen wheel, Roll'in, Flykly...) mais dont la fiabilité et la praticité restent à démontrer, Wheel'e propose des solutions de motorisation éprouvées, sur mesure et à des prix abordables. Elles permettent de démocratiser le vélo à assistance électrique et de convaincre les personnes les plus sceptiques de l'intérêt de la fée électricité pour certaines pratiques cyclables.

19 janv. 2014

Strasbourg a été envahie !

Strasbourg a subit il y a quelques mois une invasion d'œuvres de street art issues du célèbre jeu vidéo, Space Invaders, sorti en 1978. Le principe de ce jeu est simple, il s’agit de détruire armé d'un canon laser  des vagues d'aliens qui descendent vers vous en se déplaçant horizontalement au bas d'un écran.

Depuis les années 1990, le jeu est détourné par un artiste français, nommé Invader, qui envahit l’espace public des villes du monde entier avec des oeuvres illégales, inspirées de Space Invaders. Il utilise des carrés de mosaïque symbolisant des pixels numériques afin de reproduire des figurines issues du jeu vidéo qu'il colle ensuite sur les murs des villes qu’il attaque.

J’ai déjà vu de nombreuses invasions à Paris, ville d’où est originaire Nvdr mais aussi à Berlin, Genève, Lausanne, Bern, Lyon, Vienne ou encore Stockholm. Strasbourg a également été envahie à son tour. J’ai recensé depuis la fin de l’été quatre invasions. Peut être en avez-vous relevées d’autres ?

Rue du faisan

Presque île Malraux

Rue du saumon
 
Invasion en cours de neutralisation place de la gare


A voir l'indifférence des cyclistes qui passent devant ces petits spacy, la cohabitation avec ces nouveaux occupants de l'espace public semble bien se passer.