23 déc. 2013

Bonnes fêtes !


En guise de cadeau pour les fêtes de fin d’année, I Bike Strasbourg vous offre une série de vieilles photos d’archives chinées sur internet ou dans des magasins spécialisés. 

Champs-Elysées, Paris, 1930
source : galica.bnf.fr
Henri Cartier Bresson, mai 1968
Jenni Holma - Schneerad
Le cycliste est il tombé amoureux ?
Musiciens en tournée à la campagne
Pedro Luis Raota
Rainer Leitzgen - Engel im strassenverkehr
Robert Doisneau
Voller Ernst - Baumtransporter
Bonnes fêtes et rendez vous début 2014 pour une nouvelle année de culture vélo à Strasbourg et ailleurs dans le monde…

22 déc. 2013

Brouillard d'automne...

L'automne est officiellement finit depuis hier. Il a été plutôt clément, les températures ont été rarement négatives et les précipitations plutôt modérées même si le brouillard a très souvent accompagné les matinées voir les journées. Ainsi, les deux photos suivantes m'ont inspiré une reprise de "Brouillard d'automne" court poème de Guillaume Apollinaire composé en 1913.


Dans le brouillard s’en va un travailleur heureux
Et son cycle lentement dans le brouillard d’automne
Qui dépasse un cygne attentif et majestueux
Et s’en allant là-bas le cycliste fredonne
Une chanson vélocipédique et engagée
Qui prône un mode de transport que l’on favorise
Oh! l’automne, l’automne a fait mourir l’été
Dans le brouillard pédale une silhouette grise


Si le froid et les précipitations ont été modérées cet automne, les pics de pollution aux particules ont malheureusement été réguliers. Alors n'oubliez pas même si l'hiver est maintenant arrivé : continuez à pédaler c'est bénéfique pour vous, votre portefeuille et la planète...

18 déc. 2013

Angot, les vélos intemporels qui partent à la conquête du monde.

Philippe Angot, créateur de la marque Cycles Angot est devenu en moins de 2 ans un acteur incontournable de la culture vélo à Strasbourg. Il propose des vélos «à l'ancienne» au style raffiné et unique qui rencontrent un grand succès en France et ailleurs dans le monde. I Bike Strasbourg vous permet aujourd’hui d’en savoir un peu plus sur cette marque, ses origines, son développement et ses perspectives.


Qui êtes-vous Philippe Angot ?

J’ai une formation d’ingénieur. J’ai travaillé durant de nombreuses années dans l'industrie de l'aluminium, du carbone kevlar et de l'acier. J'ai sillonné l'Europe entière pour le compte de grands groupes. A un moment donné, je souhaitais créer quelque chose de mes propres mains. Je suis très intéressé par tout ce qui se déplace, les avions, l'automobile, les bateaux et particulièrement le vélo, raison pour laquelle j'ai ouvert un magasin de vélo il y a deux ans.

Philippe Angot dans son show room du quartier de la Krutenau à Strasbourg.

Comment êtes vous devenu fabriquant de vélos à Strasbourg?

J'ai commencé en 2011 par importer pour mon magasin à Strasbourg des vélos de différents fabricants (Viva, Van Moof, Bullitt, Victoria...) puis rapidement j'ai décidé de créer mes propres vélos.


Pourquoi proposer des vélos «à l'ancienne»?

Je qualifie mes vélos d'intemporels. J'utilise des lignes très classiques en intégrant des éléments modernes pour rendre le produit plus agréable. J'ai comme référence les vélos de mes parents et grands parents qui achetaient un vélo et qui le conservaient durant plusieurs décennies.


D'où vous vient l'inspiration pour vos vélos?

L'inspiration vient à la fois des vélos français d'antan de marque réputées comme Peugeot ou Hirondelle et de mes divers voyages en Europe.


Comment procédez-vous pour la réalisation d'un modèle?

Je pars toujours d'une base reposant sur un cadre acier esthétique. Puis, je cherche des composants fabriqués en France ou en Europe qui s'harmonisent le mieux possible au cadre et répondent à un exigeant cahier des charges que je m'impose afin que mes vélos puissent rouler le plus longtemps possible.






Pourquoi est ce que vous appelez vos modèles par des prénoms?

Je suis père de deux garçons. Les premiers vélos que j'ai dessinés étaient des modèles hommes. Comme je passe beaucoup de temps à travailler je me suis dit que cela pouvait être un bel hommage de donner à ces premiers modèles les prénoms de mes fils. Par la suite, j’ai décidé de continuer à nommer la quasi totalité de mes vélos par des prénoms afin de les rendre encore un peu plus humains.


Vous réalisez également de nombreux accessoires pour équiper vos vélos, pourquoi?


Il est important pour moi de pouvoir proposer des accessoires adaptés au type de vélo que je vends. L'inspiration est parfois ancienne. Autrefois on utilisait une sacoche de selle pour y mettre des outils. Aujourd'hui on a plus besoin de transporter des outils parce que les vélos sont fiables. En revanche, on ne trouve souvent pas de place spécifique pour son antivol. J'ai donc détourné la sacoche de selle d'antan pour la proposer à un format pouvant recevoir un antivol pliant.


Quelle est la marque de fabrique des Cycles Angot?

La particularité principale de mes vélos est que les jantes sont peintes de la même couleur que le cadre. Mes cycles utilisent uniquement des systèmes de vitesses intégrées au moyeu dans un soucis de confort, d'esthétisme et afin de nécessiter le moins d'entretien possible.


Avez-vous rencontré des difficultés au démarrage de votre activité. Si oui lesquelles?

Il est important pour moi de créer un vélo avec une identité française. Malheuresement l'industrie française du cycle est très faible. J'ai donc du faire appel à des entreprises allemandes pour la réalisation de mes vélos. 









Vous proposez également une assurance pour le vol de vélo, pourquoi et comment avez-vous mis en place ce dispositif?


La première année de commercialisation des cycles Angot, j'incluais dans le prix une assurance contre le vol. Je souscrivais l'assurance avec le numéro de série du vélo et la personne repartait avec une assurance contre le vol. Aujourd'hui, je ne propose plus d'office cette assurance car je me suis rendu compte que les nombreux cycles Angot que j'ai vendu n'ont fait l'objet d'aucuns vols.


Certains clients me disent que c'est parce que leurs montures dorment dans des endroits sécurisés (cave, garage, parking surveillé...). Mais il y a également des cycles Angot qui passent la nuit dehors à Strasbourg et qui n'ont jamais eu de problèmes. Je pense que les cycles Angot sont trop reconnaissables pour être volés. Un voleur cherche à passer le plus inaperçu possible et vole préférablement un vélo classique.


Pouvez-vous nous dresser un premier bilan de votre activité depuis la création de Cycles Angot ?


En 2011, lorsque je commercialisais uniquement des vélos d’autres marques, le chiffre d'affaire était très bon. Il a diminué en 2012 car je ne proposais plus que mes vélos. C'est normal car il faut du temps pour imposer une marque et la développer. Mais aujourd'hui, vous pouvez trouver des cycles Angot en Finlande, en Suède, en Angleterre, en Suisse, en Belgique au Japon et dans plus d'une quinzaine de revendeurs répartis dans les principales grandes villes françaises. L’activité est en plein développement en France et à l’international.


Quelles sont les perspectives de développement et les nouveautés pour 2014 ?

Je prépare actuellement un vélo avec cadre classique et assistance électrique. Je cherche à ce qu'il soit le plus fiable possible et qu'il soit encore utilisable dans 10 ans ou 15 ans. J'ai enfin trouvé un fabriquant qui me garantit le fonctionnement de ses batteries pour au moins une décennie. En complément, je travaille également sur un modèle de course à l'ancienne et réfléchis à une version revisitée du Long John...


Avec de tels projets, I Bike Strasbourg vous reparlera sans doute bientôt des Cycles Angot. En attendant, n'hésitez pas à rendre visite à Philippe dans son show room situé 58 rue de Zurich à Strasbourg pour découvrir de vos propres yeux ses modèles et échanger avec leur créateur. Vous pouvez également vous renseigner sur la nouvelle version du site internet des Cycles Angot mise en ligne hier...

15 déc. 2013

Riding in the rain...

Lorsqu'il pleut et que vous circulez à vélo, vous avez trois choix. Le premier est de vous abriter quelque part, mais vous ne savez jamais quand est ce que vous pourrez repartir. Souvent, quand lassé d'attendre la fin de l'averse vous décidez de répartir, il pleut encore plus... La seconde option est de continuer à rouler sous la pluie en essayant de passer entre les gouttes ce que vous n'arrivez bien entendu jamais à faire... Entre ces deux solutions, vous pouvez opter pour l'utilisation d'un parapluie comme le font de nombreux cyclistes strasbourgeois.











Cependant tenir le guidon d'une main et de l'autre le parapluie n'est pas toujours une chose aisée et peut s'avérer parfois pas très évident...Pour éviter ces désagréments, il existe une solution qui commence à faire des émules à Strasbourg, le porte parapluie pour vélo.


 
Élégant et résistant, le porte parapluie est l'accessoire avec lequel vous n'aurez plus d'excuses pour ne pas pédaler les jours de pluie ou de neige. Il peut également être une bonne idée de cadeau de Noël pour les cyclistes...

10 déc. 2013

Tomahawk Bike Messenger, coursiers à vélo à Strasbourg.

Très rapidement après son invention, le vélo, plus rapide et moins contraignant que le cheval, a été utilisé pour livrer des biens. Si bien que durant la première partie du 20ème siècle des compagnies de coursiers à vélo se sont créées dans de nombreuses villes.

Coursiers à Indianapolis, Etats-Unis, en 1908. Source: Bicycle, David V.Herlithy

Dans les années 1970, la livraison motorisée commença progressivement à supplanter et éliminer complètement les coursiers à vélo. Seules quelques grandes villes Nord américaines conserveront des compagnies de livraisons à vélo dont bien sur New York, qui est considérée comme la capitale mondiale des coursiers à vélo !

En 1983, après deux chocs pétroliers, et pour faire face à l'engorgement des grandes villes par le trafic automobile, les coursiers à vélo réapparaissent en Europe, à Londres puis progressivement dans d’autres grandes villes européennes, notamment suisses et allemandes comme Lausanne, Bâle, Zurich, ou Berlin. La capitale allemande accueille en 1993, la première édition du championnat du monde des coursiers à vélo qui se déroule depuis annuellement.

Strasbourg, ville où la pratique du vélo est la plus développée en France ne pouvait pas rester à l’écart de ce mouvement. C’est dans cette dynamique qu’Emmanuel Bastian dit Manu a créé, en 2004, la société de livraison à vélo, Tomahawk Bike Messenger.

Manu et Guillaume L.
Manu
Les origines de Tomahawk

Enfant, Manu est tombé avec stupeur et fascination sur un reportage consacré aux coursiers à vélo new-yorkais qui a été le déclencheur de sa passion. Passer sa journée à pédaler au milieu de la ville et en vivre est pour lui le plus beau métier du monde. Comme il est malheureusement difficile de se construire une vie sur la base d'un rêve d'enfant et d'une passion, Manu a commencé sa carrière professionnelle comme jeune cadre dynamique sans pour autant oublier le vélo. Quelques voyages plus tard, dont un qui lui a permis de voir fonctionner une société de coursiers à San Francisco, Manu s'est dit en 2004 qu'il était temps de vivre la vie d'un coursier à vélo, dans sa ville natale... Strasbourg.

La société Tomahawk Bike Messenger a été créée afin de démontrer, localement et par l'exemple, que le vélo offre une solution de livraison alternative et performante pour une grande variété de biens au sein d'une agglomération comme Strasbourg. Depuis d'autres sociétés sont venues compléter et diversifier l'offre des coursiers à vélo strasbourgeois (la messagerie à bicyclette, So’Bike messenger ou encore, Timing transport express.).

L’appellation Tomahawk est une référence à la hache de pierre utilisée par les Indiens d'Amérique du Nord. Manu a choisi ce nom car il rappelle l'origine américaine du développement des coursiers à vélo, il sonne bien et enfin car la référence indienne souligne le côté tribu de l'équipe qui est très soudée. Le tomahawk illustre également bien le métier de coursier à vélo : simple, rudimentaire mais très efficace. Le vélo est un instrument ingénieux, polyvalent, parfaitement adapté à son environnement et à sa fonction. Il a un rayon d'action réduit, mais est très efficace dans un environnement dense comme celui de la ville.



Le développement

Les débuts ont été difficiles. Les premiers clients étaient rares et n'offraient que peu de courses, mais ceux-ci lui sont restés fidèles au fil des années et il en a progressivement trouvé de nouveau. En 2006, Manu embauche son premier employé, Samuel pour avoir un second coursier et faire face aux demandes. A cette époque, pics d'activité qui les obligeaient à sillonner la ville en tous sens et creux, où ils se retrouvaient sur les bancs de l'Orangerie à attendre un appel se succèdent. Puis, le nombre de clients et de courses s'est progressivement accru. Tomahawk a bénéficié en 2008 d’un coup de pouce de l’ADEME et se composait de 9 coursiers en 2011. En parallèle, la charge de travail administrative s'était développée dans les mêmes proportions et la nécessité de changer de braquet pour que Manu ne soit plus seul à faire tourner la société s'est fait sentir.

Samuel
A ce moment, Pascal Kempf (ancien camarade de classe préparatoire de Manu au lycée Kléber de Strasbourg) a une vie professionnelle de consultant, avec beaucoup de déplacements qui laissaient peu de temps à la vie familiale. Il recherchait un nouvel équilibre dans une aventure locale et écologique, porteuse de sens pour lui. Après quelques échanges, Manu et Pascal décident de s'associer et de se partager la gérance en restant fidèle au projet initial : faire la promotion du vélo comme moyen de transport alternatif et démontrer par l'exemple son efficacité.

Pascal
Pascal
 Les clients et leurs motivations
Aujourd'hui Tomahawk transporte principalement des documents administratifs, des supports de communication et des produits alimentaires ou médicaux... Tous les clients de la société s'accordent à dire que le vélo est le mode de déplacement le plus réactif (un coursier peut être présent très peu de temps après un appel) et efficace (rapidité, ponctualité...) pour livrer des petits colis en ville. M. Daull, patron d'une société de prothèses dentaires, a été l'un des tous premiers clients quotidien de Tomahawk en 2004. Il effectuait ses livraisons lui-même en voiture jusqu'au jour où le temps perdu dans la circulation et les amendes pour stationnement gênant l'ont poussé à contacter Tomahawk.
Daniel
François
Guillaume H.

D'autres clients sont plus sensibles à la dimension écologique comme un groupement de laboratoires d'analyses médicales strasbourgeois qui fait appel quotidiennement à Tomahawk pour transporter ses prélèvements biologiques en respectant les normes en vigueur pour le transport médical. Enfin, pour M. Kirn, traiteur strasbourgeois réputé, les tournées de repas préparés pour des personnes âgées du quartier de la Montagne Verte à l'ouest de Strasbourg étaient devenues un véritable problème logistique. Il décida donc d'externaliser cette tâche à Tomahawk et de réaffecter le personnel qui effectuait ses tournées dans sa boutique pour y renforcer le service.

Les coursiers
Au-delà de l'impulsion donnée au départ par Manu, Tomahawk est aujourd'hui un projet d'équipe. Si chacun est seul sur son vélo, c'est la solidarité, l'entraide, la concertation entre les coursiers qui permet à la société d'être aussi réactive face aux demandes de ses clients. Ce lien fort entre les coursiers dépasse souvent le seul cadre du travail.
Tomahawk compte aujourd'hui 12 coursiers. Ils travaillent au maximum 28h par semaine et font parfois plus de 100 km dans la journée avec leur sac imperméable chargé sur le dos, quelques soient les conditions climatiques. Chaque coursier a ses habitudes et préférences de vélo. Certains préfèrent des pignons fixes, d’autres des vitesses, d’autres des fourches suspendues ou changent de vélos selon les conditions météorologiques (VTT avec pneus cloutés quand il neige par exemple...) mais tous s’accordent sur le sentiment de liberté que leur procure leur métier. 
Guillaume S.
Igor
Loïc
Vincent

Leurs bureaux sont les pistes cyclables et leur principal outil de travail leur vélo... Ces coursiers sont avant tout de vrais passionnés de vélo qui aiment leur métier et qui n’en changeraient pour rien au monde. Pour faire appel à leur services pour des livraisons sur l’ensemble de l’agglomération strasbourgeoise du lundi au vendredi, de 8h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00, vous pouvez les joindre au 06 66 94 10 46 ou par mail à Tomahawk.sarl@gmail.com
Espérons que Tomahawk et plus généralement les coursiers à vélo strasbourgeois connaissent le même développement que leurs homologues allemands ou suisses...



I Bike Strasbourg remercie très chaleuresement Pascal Kempf pour l'aide à la réalisation de cet article.


8 déc. 2013

Vanmoof, le renouveau du vélo hollandais.

Lancée par une équipe de designers d’Amsterdam, Vanmoof revisite le classique vélo hollandais en lui donnant un magnifique coup de jeune. Se basant sur un cadre en aluminium sur lequel le nom de la marque est gravé, les trois types de vélos proposés marient parfaitement les lignes traditionnelles du vélo hollandais avec la modernité et la technologie.

Ces vélos proposent un éclairage intégré au cadre ainsi que des accessoires reprenant le design du vélo (panier, porte bagages avant et arrières) ou encore un cadenas intégré au cadre. L’intérêt pour cette marque a largement dépassé les frontières hollandaises. Il se relaye à Strasbourg grâce à une petite poignée de cyclistes qui n'est pas restée insensible au design de ces vélos et qui circule quotidiennement au guidon d'un Vanmoof.



 








En complément, Vanmoof propose régulièrement des séries limitées (noir mat, orange, rose fluo, cadre sérigraphié…). J’ai eu l’occasion il y a quelques jours d’immortaliser une de ces séries spéciales, sans doute un des plus beaux modèles de la marque. Il a été réalisé pour le magazine hollandais d’art Blend sur une idée du designer Joachim Baan. Ce Vanmoof «bi-goût» chocolat/vanille est tout simplement sublime. J’adore les pneus en accord avec les deux couleurs du cadre.


Encore une pépite qui sillonne les rues de Strasbourg. Si vous n'avez pas encore eu la chance de le croiser et de pouvoir l'admirer de vos propres yeux, n'hésitez pas, en attendant à le contempler en photo...