3 déc. 2012

Vélhop ajoute l’électricité : bientôt 50 vélos assistés en circulation

Article des DNA du 1er décembre 2012

La Ville de Strasbourg mettra 50 vélos à assistance électrique dans son parc de location à partir du printemps. L’occasion pour les curieux de tester cette nouvelle forme de deux-roues. Et peut-être d’élargir la communauté des cyclistes.

Une vingtaine de villes françaises au moins subventionnent les achats de vélos à assistance électrique pour leurs habitants. Pourquoi pas Strasbourg, qui tient à garder son rang de première ville cyclable de France ?

C’est Alain Jund, adjoint au maire de Strasbourg en charge de l’urbanisme et des transports, qui répond : « On préfère aujourd’hui financer le système de location, organiser le réseau cyclable — il y a encore beaucoup d’efforts à faire sur les itinéraires — et développer les parkings à vélos : il manque encore 1 000 places dans le secteur de la gare. »

« On doit agir sur les publics qui sont plus loin »

« Mais on sent qu’avec le vélo électrique, les choses commencent à prendre, admet l’élu Vert. Au printemps prochain, Vélhop en aura une cinquantaine à la location », annonce-t-il.

L’initiative permettra à la Ville de tester sur le terrain si le besoin existe significativement. Et les personnes qui hésitent à s’équiper pourront expérimenter la bête avant de débourser entre 350 € et 2 500 €. « La location sera transitoire, estime l’adjoint. Actuellement, à Vélhop, on loue un an ou deux, et après, on s’achète son vélo. »

Les ventes de vélos à assistance électrique ont été multipliées par dix entre 2005 et 2010. Même si elles ne représentent que 1,2 % des ventes totales de cycles. « On n’est pas sur des créneaux massifs, mais sur des créneaux en devenir », estime Alain Jund.

Pour lui, c’est clair, cette bicylette boostée a de l’avenir, et elle peut « élargir les publics ». Il pense aux personnes plus âgées, à qui l’assistance permet de rester en selle plus longtemps. Et puis surtout, l’adjoint au maire vise les « pendulaires », ceux qui arrivent en ville avec leur voiture pour travailler. « À Strasbourg, si on veut faire avancer la part modale du vélo [*], on doit agir sur les publics qui sont plus loin. »

Le vélo électrique peut leur offrir une véritable alternative à la voiture (lire ci-dessous). « De plus en plus de personnes viennent d’au-delà de la CUS sur les pistes cyclables. C’est pour ça que je pense que ce vélo a de l’avenir. »


Parmi les nouvelles formes de deux-roues, les vélos-cargos, ces biporteurs ou triporteurs avec carriole (pour les enfants, pour les courses) pourraient aussi faire un jour leur apparition dans les linéaires de Vélhop. Avec la même philosophie : permettre aux intéressés de tester avant d’acheter. Et élargir la famille des cyclistes à d’autres types d’usagers.

[*] Le vélo représente environ 14 % des déplacements à Strasbourg et 8 à 9 % dans la CUS.

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