31 déc. 2012

Vous les femmes...

Comme annoncé il y a quelques jours, voici un feu d'artifice de cyclistes strasbourgeoises pour finir en beauté l'année 2012.










28 déc. 2012

La grande classe...

Voici une série pour prouver, si besoin en est encore, que les hommes sont élégants à vélo...





Rendez-vous dans les jours qui suivent avec une série sur les femmes...

25 déc. 2012

24 déc. 2012

Lettre au Père Noël

Cher Père Noël,

Nous circulons tous les jours à vélo avec nos deux enfants dans les rues de Strasbourg. Nous apprécions beaucoup ces moments passés à se déplacer les yeux grands ouverts sur la ville. Nous avons lu dernièrement sur le site ibikestrasbourg.com un message sur ce que l'on appelle les cargo bikes et leurs utilisations à Strasbourg.

Ces vélos sur deux ou trois roues sont plus pratiques que nos simples vélos pour transporter des enfants et toutes leurs affaires. Il paraît également que les enfants apprécient particulièrement bien ces vélos où ils peuvent plus aisément discuter et rigoler tout en étant intégralement protégés de la pluie et du vent.

Nous avons été très sages cette année et nos enfants ont bien travaillé à l'école. Aussi par la présente, nous vous demandons, cher Père Noël, de nous déposer au pied du sapin un cargo bike afin de nous faciliter nos déplacements quotidiens et vendre notre seconde voiture.

En espérant que ces cadeaux passent par la cheminée, nous vous remercions d'avance Père Noël pour votre écoute et vous souhaitons bon courage pour votre tournée. Bises à la Mère Noël.


Les triplettes de Strasbourg.

23 déc. 2012

Ambiance automnale

Durant la période des fêtes de fin d'année, I bike Strasbourg vous proposera tous les jours des photos de cyclistes rencontrés dans les rues de Strasbourg. On commence aujourd'hui par une ambiance d'automne.

22 déc. 2012

Un logement, un vélo.

Article des Dernières Nouvelles d’Alsace du 28 Novembre 2012

Une fois n’est pas coutume, l’opération du Grand Angle, le long de l’avenue du Rhin, comptera plus de places de parking destinées aux vélos – 128 arceaux, soit 256 places – qu’aux voitures – 81 places. En prime, le promoteur, 3B, offre un an d’abonnement Vélhop à tous les acquéreurs. Une première.

« Quand on parle stationnement, on pense automatiquement voiture. Il est temps de changer de logiciel. Avant, c’était un logement, une voiture ; ici, c’est un
logement, un vélo ! », résume Alain Jund. L’adjoint à l’urbanisme est ravi de l’initiative prise par le promoteur 3B, qui a décidé de son propre chef d’intégrer, pour tout achat d’un appartement au Grand Angle (132 sont prévus dans le programme), un an d’abonnement Vélhop. L’idée ? Provoquer le déclic. Parce qu’un déménagement est aussi l’occasion de changer ses habitudes, le PDG de 3B, Georges Bousleiman, a fait ce drôle de pari. Au Grand Angle, mais aussi sur d’autres opérations en cours – à Hoenheim et à proximité du Musée d’art moderne, notamment, soit 450 logements en tout.

L’essayer, c’est l’adopter

Ce qui l’a mis en selle ? Les réunions organisées à la CUS. « Au début, j’allais de notre siège, avenue de la Paix, jusqu’à la CUS en voiture. Un jour, je me suis dit que ce n’était plus possible et j’ai fait l’effort d’acheter un vélo, juste pour ça : me rendre à la CUS. Et là, j’ai redécouvert la ville et des sensations de gamin… Si j’arrivais à mettre chaque acquéreur sur un vélo pour que lui aussi redécouvre ces sensations, ce serait magnifique ! », s’enthousiasme-t-il. D’où l’idée du Vélhop, qui permet d’essayer – gratuitement, le promoteur prenant en charge pendant un an les 80 € d’abonnement – sans s’engager. Avec le pari qu’une fois que les gens auront testé, ils ne pourront plus s’en passer…

D’où, aussi, un effort particulier fait sur les parkings à vélos – auxquels 341 m 2 ont été dédiés –, en matière d’accessibilité, de sécurisation et de visibilité. « C’est vital. S’il faut chicaner et porter son vélo, on perd l’envie. Trois marches à monter, c’est 20 % de perte sur l’usage », estime Alain Jund. Au Grand Angle, une partie des parkings sera accessible de plain-pied. « Et pour tous, nous avons choisi des locaux nobles », insiste Georges Bousleiman, pour qui l’accent mis sur le vélo vient conforter l’esprit du projet, avec ses systèmes de récupération d’eaux pluviales et sa terrasse sur le toit.

« Au final, tout le monde est gagnant », estime l’adjoint. Les habitants – Alain Jund a calculé, il faut six minutes pour venir de la place de l’Étoile, et l’on sait les soucis causés par la circulation automobile avenue du Rhin –, l’opérateur, pour qui la construction de parkings pour les vélos coûte nettement moins cher
que pour les voitures, sans compter que cela libère de l’espace, et la collectivité, grande adepte, on le sait, des déplacements doux.

« L’idée est de montrer aux gens qu’il est possible de se déplacer à vélo. Ce qu’il faut, c’est trouver le prétexte. Après on prend l’habitude et cela devient un réflexe. D’autant qu’ici, on est à côté de la station de tram et le long de la piste cyclable », insiste l’adjoint. Il ne rêve plus que d’une chose : voir d’autres opérateurs – bailleurs privés, mais aussi, pourquoi pas, publics – emprunter le même chemin que ce « pionnier ». Ce serait la preuve qu’à Strasbourg, le vélo est entré dans la norme.

21 déc. 2012

Projetez un picto vélo devant vous

Voici une invention qui projette une image de cycliste à l'avant de celui-ci comme un système d'alerte afin de prévenir de son arrivée. Un système qui n’a rien du gadget et qui peut s’avérer particulièrement utile pour les cyclistes circulant de nuit...

19 déc. 2012

Lille s'interesse aux amendes minorées...

Article de la Voix du Nord du 23 novembre 2012

Le respect du code de la route par les cyclistes pose parfois question. En raison, notamment, de PV trop coûteux, la tolérance prévaut souvent. Strasbourg, ville phare de la petite reine, expérimente un dispositif inédit d'amendes moins chères, mais plus nombreuses. Dans la métropole, l'accroissement de la pratique du vélo doit-elle aussi s'accompagner d'un serrage de vis ?

Des cyclistes grillant un feu rouge ou un stop. Remontant un sens interdit. Circulant sur les trottoirs au milieu des piétons. Ces comportements se voient souvent, surtout depuis l'arrivée du V'lille. Ils sont peu sanctionnés. « La police est plutôt tolérante, sans doute car les accidents avec des vélos sont très peu nombreux », suppose Sébastien, de l'ADAV (Association droit au vélo). Cette clémence agace Philippe Dutrieu, directeur de l'Automobile-club du Nord : « Les policiers se disent que ce n'est pas grave. On contrôle les automobilistes mais presque pas les autres usagers de la route. Pourtant, un laisser-aller existe chez les cyclistes, on a l'impression que les indications routières ne les concernent pas. » Un constat partagé par Jacky Maréchal, directeur départemental de la Prévention routière : «  Il y a beaucoup de transgression et d'imprudences alors qu'ils sont vulnérables. Ils se mettent en danger, ainsi que les piétons . » Sébastien relativise : « Au lancement du V'lille, il y a eu des difficultés, des néophytes se sentaient plus en sécurité sur les trottoirs.

Dorénavant, on a peu de retours de piétons se plaignant. » Et griller un feu rouge à vélo n'est souvent pas périlleux, juge Sébastien : «  La plupart des cyclistes le font dans une situation sans danger, ce ne sont pas des kamikazes. » Reste que les utilisateurs de vélos sont soumis au code de la route. Franchir un feu rouge coûte 90 E. « Pour un cycliste, c'est excessif », estime Vinciane Faber, conseillère lilloise Verte en charge du Plan vélo. « Le montant du PV doit être le même pour tous », rétorque Philippe Dutrieu. En tout cas, à ce tarif, des agents rechignent à coller une prune aux cyclistes. Depuis le début du mois, Strasbourg expérimente un dispositif inédit. Dans la ville du vélo roi, les amendes sont moins chères mais potentiellement plus nombreuses. Au lieu de valoir 90 E, une dizaine de contraventions sont passées à 45,60 E pour les cyclistes. L'idée séduit Vinciane Faber : « On verra si c'est transposable à Lille. Je serai très attentive aux conclusions du test. » 

L'élue ne tombe pas dans le répressif : « Je suis contre la verbalisation massive mais pour des PV plus équitables. » Ces propos rassureront en partie Sébastien, pas emballé par l'initiative strasbourgeoise : « On a peur qu'avec des amendes minorées, les policiers se sentent plus légitimes à verbaliser. » Le patron de la Prévention routière voit, lui, un avantage : « À condition d'effectuer des contrôles, ça aurait un effet dissuasif. » Sébastien préférerait que les autorités accentuent la lutte contre « les voitures garées sur les aménagements cyclables  ». Et changent certaines installations routières : « Elles ont été mises en place par rapport aux automobiles, et pas aux vélos. » Vinciane Faber le rejoint : « Il faut sanctionner le cycliste mettant sa vie en danger ou celle des autres, mais aussi adapter les règles à la pratique du vélo. » D'où l'essor des doubles sens cyclables. En 2013, tourner à droite à certains feux sera autorisé. Des évolutions nécessaires, relève l'élue : « La pratique du vélo a doublé à Lille, mais on n'est pas au niveau de Strasbourg. On n'a pas encore d'embouteillages de cyclistes. Ce sera peut-être le cas dans quelques années. »

Alain Jund est l'adjoint au maire de Strasbourg (Vert) en charge de la politique vélo. Il explique le système d'amendes minorées.

Pourquoi instaurer ce dispositif ?

« Ça existe en Allemagne. On souhaitait expérimenter la verbalisation au regard du danger généré par les cyclistes. Il n'est pas rationnel qu'ils aient les mêmes amendes qu'un camion ou une voiture. C'est disproportionné. Notre situation est particulière : 12 % des déplacements se font à vélo en ville, 8 % dans l'agglomération (2 % dans la métropole lilloise). Et 33 % des déplacements se font à pied. »

Est-ce une manière de mieux faire accepter une répression ?

« La part du vélo augmente. Comment gérer la cohabitation avec les voitures et piétons ? Il existe des tensions entre piétons et cyclistes, notamment sur les trottoirs. Ce dispositif n'est pas anti-cycliste. C'est aussi pour qu'il y ait une prise de conscience et fixer des limites. Il n'y avait quasiment pas d'amendes. On a demandé plus de présence à la police municipale. »

Est-ce transposable à Lille ?

« C'est intéressant pour les villes où la part du vélo est importante. Ça peut, à terme, être adapté au centre-ville de Lille. »



17 déc. 2012

Neudorf Vélo, tri et recyclage

Article des DNA du 10 décembre 2012

L'association Vélostation a organisé une journée de démontage des vélos, samedi, pour la récupération de pièces et le tri des déchets.
Dans le prolongement de la semaine intitulée « Réduisons les déchets », de nombreux visiteurs ont eu la possibilité de se débarrasser de leur vieux cycle impossible à réparer tout en évitant le gaspillage, et donc de faire un geste pour la planète.
« À cette occasion, nous alimentons notre stock d'un énorme volume de pièces détachées - pédaliers, dérailleurs, étriers, poignées de freins, explique la trésorière Chantal Krafft. Nous avons constitué un fond classé et répertorié digne d'une bibliothèque et nous sommes aussi très attentifs à proposer des petits éléments qui cassent fréquemment et pas faciles à retrouver pour les cyclistes, comme des dynamos, des sonnettes... ».
Au bonheur des collectionneurs
À côté de ces objets mis en vente, il reste essentiel de privilégier le recyclage mais aussi de trier. Le métal est donné à un ferrailleur du Neuhof, qui fait un tri plus précis en séparant l'aluminium des métaux. Les pneus sont récupérés et ceux devenus inutilisables sont envoyés à la déchetterie ». La récupération peut aussi faire le bonheur des collectionneurs qui possèdent des modèles vieux de plusieurs décennies. Toutes ces solutions évitent que les vélos finissent à la décharge.
La présidente Isabelle Gillot a évoqué le cas particulier du VTT qui plaît aux jeunes mais n'est pas très approprié en milieu urbain. Au Burkina Faso par contre, il est utilisé en ville. Vélostation développe donc pour le tri et la récupération deux partenariats en direction de la jeunesse : avec l'association Alfa qui a lancé une campagne auprès des lycéens du Burkina Faso, et des ateliers citoyens dans les quartiers de l'Elsau, Neuhof et Meinau. Avec 260 vélos récupérés cette année, Vélostation en profite pour faire de la place.

16 déc. 2012

Comment donner une nouvelle vie aux épaves ?

Dans la série Pimp my bike, certains artistes ne manquent pas d'idées. Voici deux exemples trouvés récemment dans les rues de Strasbourg qui redonnent vie à des vélos épaves.



I bike Strasbourg trouve l'idée de se servir de ces vélos pour en faire des œuvres d'art éphémères plutôt séduisante...Cependant pour ne pas retrouver votre vélo avec une roue en tricot ou un cadre en carton n'oubliez pas de toujours attacher au moins une roue et le cadre à quelquechose de fixe...

14 déc. 2012

La culture vélo à Lyon - partie 5 - Lyon Cycle Chic, les photos !

On finit cette semaine spéciale avec les meilleures photos des cyclistes lyonnais. Merci à vous, n’arrêtez pas, vous rendez quotidiennement votre ville plus belle, sure et agréable à vivre...











 
Lyon a le potentiel pour (re)devenir une ville où le vélo retrouve la place que les politiques successives des années 60 à 90 lui ont enlevé à grand coups de périurbanisation, d'autoroutes, de trémies ou encore de parkings sur berges... Rendez-vous en 2014 pour une part modale de 5 %... voir plus si affinités !

13 déc. 2012

La culture vélo à Lyon - partie 4 - Lyon Cycle Chic, le magasin

Lyon Cycle Chic est un magasin de vélo situé dans le 7ème arrondissement. Ouvert en août 2010 par Alexandre et Xavier tous deux anciens mécaniciens dans la grande distribution et passionnés de vélo. Ils proposent de nombreux accessoires ainsi qu’une grande diversité de vélos allant de la draisienne Moustache au fameux Pedersen danois en passant par les Brompton, Giant, Velorbis et autres vélos électriques.
Photo : Stéphane Autran
En plus de ce matériel, Lyon Cycle Chic propose des services de réparation rapides et de qualité aux cyclistes ainsi qu’une première révision gratuite pour tout achat de vélo afin de distiller « le plaisir de faire du vélo en ville ». Le magasin a rapidement trouvé sa clientèle et continue à se développer. Il emploie dorénavant 4 salariés à plein temps. Fort de ce succès, Alexandre et Xavier ont repris un autre magasin dans le 5ème arrondissement de Lyon baptisé Vélostation qui propose les mêmes produits que Lyon Cycle Chic.

Photo : Stéphane Autran
Alexandre à équipé le local vélo de son immeuble d’une pompe solidement visée dans le sol (une première ayant été volée) et d’arceaux afin que ses voisins cyclistes puissent y attacher leurs vélos et que ceux-ci soient bien rangés et faciles d’accès.



Une belle preuve de sa passion pour le vélo, qu’il serait bien que les promoteurs prennent en charge…

12 déc. 2012

La culture vélo à Lyon - partie 3 - Vélo'v

La culture du vélo urbain dans l'agglomération lyonnaise connaît un engouement très récent. Dès les années 1960, l'automobile avait inexorablement chassé les cyclistes de la ville. Il y a une dizaine d'années encore, se déplacer à bicyclette relevait soit de l'inconscience ou du militantisme écologiste ! La quasi-inexistence d'aménagements cyclables ainsi que le comportement des conducteurs régnant en maître sur la voirie rendait la part des déplacements à vélo dans la capitale des Gaules anecdotique.



En 2005, un nouvel objet urbain, le vélo en libre service – baptisé Vélo'v – est installé massivement sur le territoire de Lyon et de Villeurbanne. La communauté urbaine de Lyon et l'entreprise JC Decaux imaginent un vaste réseau de vélos accessibles depuis l'espace public, une sorte de service de transport public individuel. Dès l'inauguration, un « effet masse » est créé puisque 2000 vélos garés dans 173 stations quadrillent les deux communes. Les Lyonnais adoptent très rapidement ce nouveau mode de transport urbain. Après 7 ans d'utilisation, plus de 40000 Grandlyonnais sont abonnés annuellement au service. Les Vélo'v font partis du paysage urbain et remplissent un rôle très important. Près de 340 stations desservent 4000 vélos parcourant chacun une moyenne de 5000 kilomètres/an. Le service enregistre 18 000 locations par jour avec des pointes à 45 000 lors des grèves des transports en commun lyonnais !
 

La mise en selle a été remarquable en rapidité et en importance. Comment le Vélo'v a-t-il pu s'imposer dans une ville largement acquise à l'automobile ? Le succès du Vélo'v est rendu possible grâce à l'aménagement rapide et progressif d'un réseau cyclable à l'échelle de l'agglomération. La ramification de celui-ci est désormais fine et cohérente...même si des améliorations sont évidemment possibles. Le Plan mode doux de l'agglomération vise à constituer un réseau cyclable de 920 km en 2020. Il atteint aujourd'hui 460 km et s’accroît d'une trentaine de kilomètres par an. Projet phare du mandat municipal précédent, l'aménagement en immense parc linéaire des berges du Rhône a permis un essor naturel du Vélo'v et plus généralement des modes doux. Reliant de manière sécurisée et agréable les deux grands parcs urbains lyonnais, la Tête d'Or et le parc de Gerland, les berges du Rhône deviennent instantanément un axe privilégié pour les apprentis cyclistes.



Le Vélo'v est plébiscité par l'ensemble des habitants : on croise vite toutes les classes d'age essayant ou adoptant ce nouveau mode de déplacement. Si l'on distingue beaucoup de « jeunes » - les 18-34 ans représentent les 2/3 des usagers – on croise aussi des familles, des « seniors »... De l'utilisateur occasionnel à l'abonné conquis, du Lyonnais au touriste, le Vélo'v et son garde-boue rouge fait désormais parti du paysage urbain lyonnais. Il a fait sauter la barrière « du dernier métro et du dernier tramway », couperet fatidique qui indiquait la fin d'une soirée. C'est un moyen économique de rentrer chez soi à toute heure ! Les déplacements sont d'ailleurs de courte durée : 95 % des trajets sont réalisés durant la période de gratuité des 30 premières minutes ou de l'heure permises. Les utilisateurs de Vélo'v prennent moins leurs automobile et se servent du service aussi bien pour les loisirs que pour les trajets domicile-travail.




Plus que par les services indéniables et devenus indispensables qu'il rend, c'est surtout par les conséquences sur la ville et les pratiques que le phénomène Vélo'v est remarquable... Vélo'v s'insère dans la politique globale de déplacements à l'échelle du Grand Lyon, allant du TER, en passant par le réseau de métro, de tramways et de bus. Les aménagements de voirie, les parcs de stationnement (7000 anneaux installés), les « zones 30 » et les rues piétonnes complètent ce dispositif favorable aux cycles. L'atmosphère de la ville a changé. Le trafic automobile est un peu plus apaisé, les automobilistes font davantage attention aux cyclistes débutants ou maladroits. L'afflux de Vélo'v a forcé les voitures à changer – un peu – de comportement.



Vélo'v a donné envie de refaire du vélo en ville, il a eu un effet d'entraînement indéniable. Selon le Grand Lyon, le trafic des déplacements à vélo a progressé de 80 % depuis la mise en service de Vélo'v. Il représente 30 % du trafic vélo. La part des vélos dans l'ensemble des déplacements de l'agglomération est estimée à 2,5%. L'objectif est de passer à 5 % dès 2014. Le Vélo'v permet d'essayer le vélo en milieu urbain et de se rendre compte que la pratique n'est pas si dangereuse qu'imaginée...que c'est même agréable, pratique, et peu onéreux : « L'essayer c'est l'adopter » ! Grâce à Vélo'v, les habitants redécouvrent leurs vieux vélos inutilisés ou en achètent de nouveaux...



Le réseau cyclable génère un accroissement des pratiques qui stimulent elles-mêmes son agrandissement. Elles reflètent aussi l'évolution sociologique du centre-ville. On croise des engins venus des pays nordiques où la bicyclette utilitaire fait partie du quotidien : vélos cargos, sièges enfants, carrioles, tandems, vélos couchés, etc....les pratiques cyclistes lyonnaises évoluent vers une grande diversité.


 
Une nouvelle géographie de l'agglomération pour les cyclistes se dessine en fonction de l'agrandissement du réseau cyclable. Outre la poursuite des aménagements classique de voirie, de grands projets fédérateurs permettront d’accroître l'espace cyclable dans l'agglomération. L'opération « rives de Saône » visant l'aménagement des berges de la rivière irriguera une série de communes du val de Saône peu familières au vélo autre que sportif. A Lyon, l'avenue Garibaldi est en pleine transformation : les trémies de cette « autoroute urbaine » laisseront place à un vaste boulevard ménageant automobiles, transports en commun et bicyclette...




Il semblerait que grâce au Vélo'v, les pratiques cyclistes dans l'agglomération lyonnaises soient entrées dans un cercle vertueux : la hausse de la pratique allant de pair avec la création d'aménagements dédiés. On peut donc souligner le succès de cette aventure...même s'il n'était pas difficile d'augmenter la part modale des cyclistes lyonnais ! Vélo'v n'est pas exempt de défauts, certainement les mêmes que l'on retrouve dans les autres villes équipées de services similaires : un côté pratique qui peut être mis à mal par des stations pleines...ou vides, un vélo lourd et lent, une dégradation navrante du matériel par des actes de vandalisme récurrents et un territoire desservi finalement limité.

 
Lyon et Villeurbanne restent les seules communes desservies à l'échelle d'une agglomération qui en compte cinquante sept. Dans sa configuration actuelle et devant le succès rencontré, le service est-il arrivé à un palier ? Une extension à d'autres communes de l'agglomération est-elle envisagée ? Affirmant une image positive, le Vélo'v pourrait sans doute gagner d'autres territoires et continuer d'évangéliser les citadins grandlyonnais aux bienfaits du vélo urbain !


Article rédigé par Stéphane Autran, conseiller en urbanisme à Lyon.