17 déc. 2014

Le vélo à la conquête des villes européennes, comment changer de braquet ?

Après le code de la rue en 2011, le vélo en libre et service en 2012, la place du piéton en ville en 2013, la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS) proposait le 16 octobre dernier un quatrième colloque sur les mobilités actives intitulé; le vélo à la conquête des villes européennes, comment changer de braquet ? Il était animé par Olivier Razemon, journaliste et auteur du blog l’interconnexion n’est plus assurée et de l’ouvrage le pouvoir de la pédale. La veille en fin d'après midi une centaine de participants auxquels des Vélhops avaient été mis à disposition ont visité les principales infrastructures cyclables strasbourgeoises en compagnie des techniciens locaux.


Roland Ries, Maire de Strasbourg a rappelé en introduction le rôle précurseur de la capitale alsacienne ainsi que sa continuité dans le développement du vélo, puis Jean-Baptiste Gernet, conseiller communautaire délégué aux modes actifs a décliné les trois objectifs vélo du mandat (le vélo comme outil au service de l’activité économique, comme support d’innovation et la diffusion de la culture vélo). Alain Jund en tant que Vice Président du club des villes et territoires cyclables a clôt les discours politiques en insistant sur le rôle primordiale du vélo dans nos sociétés et en demandant plus de soutien de la part de l’Etat.


Roland Ries
Jean-Baptiste Gernet
Alain Jund

La parole était ensuite donnée à Fréderic Héran qui a introduit brièvement l’histoire du vélo en France sur la base de son ouvrage le retour de la bicyclette. Dominique Lebrun, coordinateur interministériel pour le développement du vélo à présenté le PAMA (plan d'actions des mobilités actives) et son travail de promotion du vélo en lien avec les différents ministères impliqués (santé, intérieur, éducation nationale…). Puis, Benoit Hiron, du CEREMA a présenté certains point du PAMA et notamment les évolutions réglementaires proposées par ce document.

Benoit Hiron, Dominique Lebrun et Fréderic Héran
La dernière partie de la matinée était consacrée à un retour d’expérience de villes Bâle et Berne en Suisse, de Karlsruhe et Offenburg en Allemagne ainsi que la ville hollandaise de Groningue. Ces villes étaient toutes au milieu des années 1970 dédiée à l’automobile et sont aujourd'hui devenue des villes cyclables références.

Les raisons du succès de Groningue, surnomée le «point G» de la culture vélo avec plus de 60 % de déplacements réalisés à vélo dans le centre ville, sont liés à cinq principaux facteurs :
    • une stabilité politique depuis les années 1970 et une continuité d'actions en faveur du développement du vélo,
    • un réseau cyclable dense et maillé,
    • la pacification de la circulation automobile ainsi qu'un plan de circulation contraignant
    • des tarifs de stationnement automobile en centre ville dissuasif,
    • une urbanisme dense qui favorise les déplacements de courte distance,
Alain Groff, Oliver Martini, Roland Pfeiffer, Cor Van Der Klaauw, Anke Karmann-Woessner et Olivier Razemon
La matinée s’est conclue par une présentation du congrès mondial Vélocity qui se déroulera début juin à Nantes et qui s’annonce comme l’événement vélo de l’année 2015 en France et dans le monde. 

La première partie de l’après midi était consacrée à trois ateliers. Le premier avait pour thème « le vélo : un remède à la crise de société ». Olivier Razemon y présentait son ouvrage le pouvoir de la pédale et Roland Fischer les résultats de l’étude menée par Pro Vélo sur la satisfaction des politiques de développement du vélo dans les principales villes helvétiques. Le second traitait des freins et des réticences à l’usage du vélo avec Thomas Jouannot du CEREMA et Benoit Vimbert de l’ADEUS. Le troisième atelier présentait la promotion du vélo dans les quartiers d’habitat social avec Geneviève Laferrere, présidente de la FUB, Fabien Masson, directeur du CADR 67 et Amélie Dumoulin porte parole du réseau l’heureux cyclage.

La fin de l’après midi était placée sous le signe de l’Europe avec tout d’abord Mickaël Colville-Andersen, directeur de la société Copenhagenize qui a présenté ses travaux, réflexions et actions sur le développement du vélo à travers le monde. Il insiste sur le fait que le cycliste doit être au coeur des réflexions sur l’évolution des villes et qu'il doit pouvoir jouir d’un réseau cyclable conséquent, simple d’utilisation et maillé qui lui permette d’aller le plus rapidement possible d’un point A à un point B.

Mickaël Colville-Andersen
Puis, Daniela Rosca, cheffe de l'unité transport propre et mobilité urbaine durable de la Commission européenne a exposé les objectifs européens en matière de réduction du trafic automobile et de promotion du vélo et notamment l’objectif de diminuer par deux le trafic automobile dans les villes à l’horizon 2050 afin de lutter contre l’effet de serre. Pour finir, Wasilis Von Rauch a présenté le programme European Biking Cities qui regroupe 6 villes (Bolzano, Brighton/Hove, Mannheim, Potsdam, Strasbourg et Vitoria-Gasteiz) et qui a pour ambition de montrer à travers les bonnes pratiques mises en place dans ces villes que la promotion du vélo est un important outil pour améliorer la qualité de l’air.

Daniela Rosca
Daniel Da Rosca, Olivier Razemon et Wasilis Von Rauch
Ce colloque qui a réuni plus de 400 personnes a présenté différentes politiques de promotion du vélo en Europe. Il a permis de mettre en avant le fait qu'il n'existe pas qu'un modèle de ville cyclable. Les actions à entreprendre pour développer le vélo doivent être différentes selon la taille et la typologie du territoire et doivent toujours placer les besoins des cyclistes au cœur de leurs réflexions..

After avec Mickaël Colville-Andersen...
Pour les personnes qui n'ont pas pu assister au colloque ou pour celles qui voudraient avoir plus d'informations, sachez que l'ensemble des présentations des intervenants est disponible sur le site du CEREMA.

11 déc. 2014

Le protège selle, accessoire multifonctions...

Parmi tous les accessoires destinés aux cyclistes, le protège selle encore appelé housse de selle ou couvre selle est sans doute le moins cher (il est d’ailleurs souvent offert). Il permet lorsque votre vélo est stationné sur l’espace public de protéger la selle de la pluie ou de la neige et ainsi lorsque vous reprenez votre monture de ne pas avoir le postérieur humide.

Les protèges selle les plus nombreux sont à vocation publicitaires. Ils se rencontrent couramment en Allemagne. Ils assurent une visibilité massive mais aussi personnelle puisque l’usager du vélo et quasiment sur de voir la promotion et de la véhiculer au grès des différents emplacements de stationnement de sa monture.







Les collectivités utilisent également le protège selle pour y diffuser des messages d’informations où juste pour faire du marketing territorial durable…




Enfin, pour les personnes n’aimant pas la publicité ou les cyclistes soucieux du style de leur vélo jusqu’à leur protège selle, diverses versions non promotionnelles existent également.





Certains n'hésitent pas à accorder leur protège selle à leurs sacoches pour un style plus harmonisé...

 
Enfin pour finir, le protège selle permet également de ne pas attirer directement le regard de mauvais esprits qui pourraient convoiter votre selle…

3 déc. 2014

Comment Strasbourg gère les vélos épaves ?

Le code de la route indique dans l’alinéa 2 de l’article L 325-1, que les véhicules (et donc les vélos) privés d’éléments indispensables à leur utilisation normale et insusceptibles de réparation immédiate peuvent être, sous la responsabilité du Maire, retirés de la circulation, mis en fourrière ou détruits.

A Strasbourg, le service de la propreté urbaine effectue plusieurs tournées d’enlèvement des vélos épaves par an. Les agents repèrent tout d’abord les vélos épaves et remplissent une fiche d’identité précisant la localisation et l’état de chaque vélo proposé à l’enlèvement.




 
Aucun signe distinctif n’est apposé sur le vélo afin d’avertir le propriétaire de l’enlèvement prochain. La fiche est ensuite transférée à la police municipale qui la signe et autorise ainsi les agents à scier le cadenas. Les vélos sont ensuite transmis à Emmaüs afin d’être recyclés. Près de 600 vélos épaves ont été enlevées en 2013. Vous pouvez signaler ces vélos en envoyant un courrier électronique à l'adresse suivante : propreteurbaine[arobase]strasbourg.eu

La démarche est un peu différente pour les vélos ventouses repérés dans les parkings. Ces vélos généralement en bon état, qui ne sont plus utilisés ou très rarement diminuent la capacité de stationnement. Plusieurs fois par an, les exploitants locaux (Vinci et Parcus) collent une étiquette sur la selle des vélos qui ne semblent pas avoir bougés depuis longtemps (poussière sur la selle, pneu dégonflé, déchets dans le panier…). 




Le propriétaire dispose de deux mois avant qu’un agent coupe le cadenas et entrepose le vélo dans un local. La monture peut être récupérée durant un mois en présentant la clé de l’antivol qui a été sectionné. Passé ce délai, si le vélo n’a pas été récupéré, il est donné à une association cycliste qui le recyclera.

30 nov. 2014

Les Vélhopers de novembre 2014

Novembre a été un mois très doux. Les bonnets, écharpes et autres gants sont néanmoins ressortis des tiroirs de nombreux vélhopers.






Cette douceur permet à cette vélhopeuse de continuer à exhiber ses tatouages...


Décembre sera il aussi doux? La réponse en photos dans un mois...