27 avr. 2016

Vélorama, le musée du vélo au pays du vélo !


En plus, d’accueillir annuellement l’international cargo bikes festival, Nijmegen abrite également le musée hollandais du vélo. Fondé en 1981, grâce à une collection privée, Vélorama expose, sur trois niveaux, 250 modèles qui retracent l'histoire du vélo depuis le milieu du XIX ème siècle. 



 

Des premières draisiennes, aux grands bi, aux vélos en bois, de course, pliables ou couchés ou à d’autres plus originaux et contemporain, le musée entièrement tenu par des bénévoles est une véritable encyclopédie (sic !). De nombreux modèles de la collection proviennent des Pays-Bas, d’Allemagne, de France ou de Grande Bretagne et quelque uns des Etats-Unis. 




 Le musée ravira également les techniciens puisque l’évolution de nombreux composants tels que la transmission ou les pneumatiques est présentée. En outre, une collection de jouets, d’accessoires ou d'éclairages complètent le musée et participent à l’ambiance, de même que les nombreuse affiches ou publicités d’époque. Le musée possède également une importante bibliothèque consacrée et conserve les fonds d'archives du constructeur de cycles néerlandais Gazelle.




Le café Vélocitas situé au rez de chaussée du musée vous permettra de vous désaltérer après ou pendant la visite et sur rendez-vous de vous restaurer dans une ambiance de cyclo café inédite. Pour les personnes intéressées de près ou de loin par le vélo, Vélorama est un lieu incontournable qui justifie à lui seul un passage par Nijmegen…

21 avr. 2016

Le festival de la cargologie présente les solutions pour un futur indépendant de l’automobile.

Sans bolides survitaminés, sans femmes courtes vêtues, sans green washing, mais avec des vélos (parfois aussi impressionnants qu’un concept car), des animations pour enfants auquel les adultes participent volontiers et la perspective d’un avenir prometteur, l’International Cargo Bikes Festival (ICBF) qui se déroulait les 16 et 17 avril derniers est tout le contraire du salon de l’auto.

Depuis 5 ans, cet évènement se déroule dans la ville de Nijmegen en Hollande à une centaine de kilomètres au sud est d’Amsterdam. Il s’agissait au départ d’un rassemblement de passionnés de vélos cargo qui se donnaient rendez-vous annuellement un dimanche après-midi. Autour de quelques animations, ils échangeaient sur les derniers modèles ou accessoires et sur la manière de démocratiser les vélos cargo et plus largement l’utilisation du vélo pour transporter des personnes ou des marchandises.

De plus en plus de monde a commencé à venir et à s'intéresser aux différents modèles et à la thématique, si bien que depuis 2014, une journée de conférence se déroulant le samedi vient renforcer l'événement. Cette année, Michael Cramer, président de la commission transport et tourisme du Parlement Européen à ouvert le festival. Il a replacé le vélo et la logistique cyclable dans la politique globale des transports de l'Union Européenne et a insister sur leurs rôles importants dans la réduction de la pollution atmosphérique.


Mot de bienvenue de Jos Sluijsmans, l'organisateur du festival
Discours de Michael Cramer
Plus de 200 personnes venant de toute l'Europe et même de Colombie ont débattu et écouter des exposés présentant le développement des systèmes de vélos cargo en libre service, de la logistique à vélo ainsi que sur les moyens technologiques, urbanistiques, financiers et règlementaires pour favoriser le vélo et son utilisation comme mode de transport capacitaire.

L'après midi de dimanche débutait tout d'abord par une parade de vélos cargo. Le festival se poursuivait avec la présence de nombreuses animations et stands de professionnels reconnus du secteur (Babboe, Bakfiets, Douze cycles, Urban Arrow, Workcycles…) et d’autres qui proposent des prototypes de vélos ou remorques adaptés au transport de marchandises.




 





Dans le domaine du transport d’enfants, Bakfiets propose deux grandes nouveautés. Tout d'abord, un moteur Shimano steps intégré au pédalier est désormais disponible sur les modèles de la marque. Elle innove également en ayant imposé un régime à l’aluminium à son biporteur qui permet au modèle nommé Airo d’afficher 6,5 kilos de moins sur la balance que son homologue au cadre acier et au caisson en bois.

Du coté des marchandises, la tendance générale est aux gros porteurs et aux accessoires favorisant le transport de containers ou de palettes. Ces modèles et accessoires qui pouvaient être testés lors de la manifestation prouvent qu’aujourd’hui, il est pratiquement possible de tout transporter à vélo en restant dans les gabarits règlementaires pour circuler sur les aménagements cyclables.

Les français sont encore rares à participer au festival et pourtant, le vélo cargo et la logistique à vélo ne peuvent plus aujourd'hui être vus dans l’hexagone ou ailleurs comme des solutions sortant du cerveau d’inventeurs farfelus ou de militants décroissants, l’International Cargo Bikes Festival le démontre de la plus belle des manières !

Vous pouvez découvrir la brochure présentant les deux jours de l'édition 2016 du festival ici

14 avr. 2016

Quand le vol de vélo cargo profite à son développement !

Gagao est une cacaoteria artisanale bio qui dispose de deux boutiques à Strasbourg inaugurées en 2014 et 2015, rue des frères et rue Ste Barbe. Le gérant, Stéphane Gross, cycliste strasbourgeois depuis de nombreuses années, souhaitait continuer à se déplacer à vélo même en ayant des livraisons ou des marchandises à transporter. C'est donc tout naturellement que sa camionnette est un vélo cargo et pas n'importe lequel, puisque son choix s'est porté sur un Urban Arrow. Il a choisi ce modèle pour sa maniabilité et sa capacité de transport. Il n'est pas équipé d'assistance électrique car pour Stéphane « ça fait du bien de pédaler !». Grâce à sa « flèche urbaine », il transporte de nombreuses choses comme des cartons, gobelets, courses et poudres entre son atelier et ses magasins. 

Stéphane sur son Urban Arrow.

Un jour de septembre 2015, Stéphane, en sortant d'une livraison, constate que son outil de travail qu'il n'avait pas cadenassé, a disparu, volé en quelque secondes en pleine rue. Dégouté, mais pleinement convaincu par les vélos cargo et décidé à ne pas modifier ses habitudes de déplacements même suite à un vol, Stéphane, s'équipe rapidement d'un nouveau modèle moins cher, un triporteur Big Babboe. Si ce modèle est moins maniable qu'un biporteur, il permet à ses employés, moins aguerris que Stéphane au guidon d'un vélo cargo, de se sentir plus en confiance du fait de la stabilité procurée par les deux roues avant.






Stéphane s'était fait à l'idée de ne plus revoir son Urban Arrow et ne pensait plus à cette mauvaise histoire. C'était sans compter sur le hasard et l’œil vif de Caroline, une des nombreuses strasbourgeoises à se déplacer (avec ses deux enfants...) en Bakfiets. Le jeudi 31 mars au matin, elle remarqua sur son chemin quotidien, un vélo cargo semblant abandonné près d'une station Vélhop du quartier de l'Esplanade.



Caroline et son Bakfiets.
Intriguée, elle s'approche et découvre un biporteur noir couché sur le flanc, non cadenassé dont la roue avant est endommagée. Il n'est pas gravé mais possède un sticker de Rustine et Burette, l'un des revendeurs de vélos cargo de Strasbourg. Elle décide donc de poster une photo du vélo et sa localisation sur la page Facebook du magasin. 



Rapidement, un employé reconnaît le biporteur de Gagao même si celui-ci n'est plus équipé de son caisson et se rend sur les lieux pour le récupérer. Il n'arrivera pas à le remorquer jusqu'à son enseigne et le laissera chez Esprit Cycles, un confrère dont une boutique est localisée à proximité du lieu de réapparition du vélo. Heureux de retrouver son Urban Arrow et après les réparations qui s'imposaient, Stéphane envisage de le prêter à la boulangerie bio Backerstub qui va fabriquer à partir de fin mai des sandwichs et viennoiserie pour Gagao et qui souhaite tester la livraison en vélo cargo. Une belle « happy end » pour cette histoire !

7 avr. 2016

Le stationnement génant concerne également les vélos...

Publié il y a un peu plus de deux ans en mars 2014, le plan d'actions mobilités actives (PAMA) proposait 25 mesures réparties en 6 axes pour développer l'usage du vélo et de la marche. L'un de ceux ci consiste à mieux partager l'espace public ainsi qu'à sécuriser les cheminements des modes doux.

Pour cela, la mesure n° 6 proposait notamment d'aggraver le niveau des sanctions pour le stationnement des véhicules motorisés sur les aménagements cyclables, les trottoirs, les passages piétons et dans une zone de 5 mètres situées en amont de ceux-ci.

Le décret d'application de cette mesure ainsi que d'autres issues du PAMA a été publié le 2 juillet 2015. Il modifie l'article R417-11 du code de la route et qualifie désormais ce stationnement de « très génant » alors qu'il était auparavant considéré de « génant ». Le tarif de cette amende a ainsi augmenté de 100 € pour atteindre 135 €.

Bien avant cette évolution réglementaire, les cyclistes se battaient contre les automobilistes qui utilisent les infrastructures cyclables comme zones de stationnement. De nombreuses actions se sont développées de par le monde pour sensibiliser les automobilistes au respect des aménagements cyclables.

En France, la plus célèbre porte le nom de « garé comme une merde » et se décline via des stickers collés sur les voitures mal stationnées, la publication de photos de véhicules mal voire très mal garés sur les réseaux sociaux et même sur une application Ipod.

Bel exemple de stationnement très gênant sur le pont du Corbeau.

A Strasbourg, en observant bien, notamment dans le centre ville, on peut de temps en temps découvrir des vélos dont le stationnement pourrait également être qualifié de gênant voire très gênant pour les autres cyclistes mais aussi et surtout pour les piétons.







Même si un vélo peut se déplacer plus facilement qu'une voiture et qu'il prend moins de place, il peut être utile avant de cadenasser son vélo, si ce n'est pas à un endroit spécifiquement prévu, de se demander si son vélo, une fois stationné, ne provoquera pas une gêne pour les autres usagers de l'espace public...Une petite seconde de clairvoyance avant cadenasser son vélo même pour un court instant peut éviter d'en faire perdre de nombreuses aux autres !

30 mars 2016

Manger, bouger !

Céleri branche, poireaux, salade et melon voici quelques fruits et légumes que transportent les cyclistes strasbourgeois. En cela, ils respectent les préconisations du Programme National Nutrition Santé qui recommande de manger quotidiennement au moins cinq fruits et légumes.







Ce programme incite également à effectuer au moins 30 minutes par jour d'une activité physique comme le font ces cyclistes en se déplaçant à vélo.

24 mars 2016

Le vélo, mode de déplacement à privilégier au Japon !

Après nous avoir fait découvrir, le vélo à Key West et New York, Pierre Hanauer, nous emmène cette fois à l'autre bout du monde, au pays du soleil levant. Forts d'une tradition cyclable qui ne s'est pas perdue au fil des années, malgré une industrie automobile de dimension mondiale, de nombreux japonais, jeune ou vieux, hommes ou femmes utilisent le vélo pour se déplacer.

Ayant pédalé notamment à Tokyo et Kyoto, Pierre a pu se rendre compte des différences d’aménagements de ces deux mégalopoles, le réseau cyclable étant plus développé dans la seconde. Il compare les aménagements et l'usage du vélo des deux plus grandes villes japonaises à Paris et Strasbourg, sauf que contrairement à la capitale française toutes les voiries secondaires de Tokyo sont adaptées pour faire du vélo en toute sécurité (circulation apaisée, absence de stationnement de surface...).



 

Pour encourager la pratique du vélo à des fins de loisirs, la ville de Tokyo ferme à la circulation automobile, tous les dimanches, les axes routiers qui ceinturent les jardins du Palais Impérial de Tokyo. Cyclistes en famille, coureurs ou marcheurs s'approprient alors les 2*3 voies de circulations de cette boucle de 5 km située au centre ville.

 
De très nombreuses aires de stationnement, qu'elles soient sur l’espace public ou dans les hall d'immeubles sont uniquement délimitées au sol par un marquage et ne bénéficient pas d'un point fixe pour attacher son vélo. De plus, une très grande majorité des cyclistes japonais cadenassent uniquement leurs montures à l'aide d'un bloc roue. Une situation qui semble impensable en Europe ! Seuls quelques parkings plus importants dans les centres villes ou à proximité des gares disposent d'équipements pour fixer son vélo. Ces derniers étant généralement payants. 


 

 


Comme dans d'autres pays, les japonais utilisent le vélo pour transporter des marchandises ou des animaux et se déplacer avec des enfants dont de nombreux, à la manière d'un vélo cargo, installés dans des sièges fixés sur le guidon. Toute l'ingéniosité et la créativité des japonais s'exprime dans les possibilités de chargements. 





Dans un pays à la pointe de l'innovation technologique, berceau du plus renommé équipementier vélo et à la culture très différente de l'Europe, il est normal de croiser des modèles de vélo exotiques que l'on ne verrai pas dans d'autres pays. Ces vélos sont souvent utilitaires et légers. Le vélo à assistance électrique est également bien développé. 







Enfin, pour clore cet article, voici quelques unes des meilleures photos des trois semaines que Pierre a passé à arpenter le Japon. J'espère qu'elles vous auront fait voyager et dépayser tout en restant derrière votre écran. 







Si vous avez prévu de visiter prochainement le Japon, Pierre souligne qu'il est très agréable de s'y déplacer à vélo, surtout à Kyoto où c’est un vrai plaisir.