26 mai 2016

En 2016, quel sera l'employeur strasbourgeois le plus véloptimiste ?

Depuis 2009, le challenge au boulot à vélo, organisé par l'association CADR 67, incite les salariés à se rendre au travail à vélo. S’adressant depuis ses débuts aux entreprises des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, le challenge se concentre depuis 2015 sur le territoire de l’Eurométropole de Strasbourg et bénéficie de son soutien financier. Il s'articule également avec la stratégie de développement des plans de déplacements d’entreprises promus par la collectivité. 

Au boulot à vélo propose une façon ludique, originale et collective de promouvoir le vélo dans les entreprises. Il permet également aux employeurs de créer de la cohésion d’équipe autour d’un évènement aux valeurs positives et qui met en avant la participation plutôt que la performance.


Le principe est simple. Durant deux semaines, au mois de Juin, les salariés comptabilisent les kilomètres parcourus à vélo lors de leurs déplacement domiciles/travail ou professionnels. Ouvert aux employeurs publics ou privés, il comporte quatre catégories suivant la taille de l'entreprise (moins de 20 employés , 21 à 100, 101 à 500 et plus de 500). 

Depuis deux ans, l’événement monte en puissance comme le témoignent la communication effectuée au tour du challenge, son articulation avec la fête du vélo, la manifestation « toutes à Strasbourg » organisée par la FFCT, le nombre et l’engouement des salariés et des employeurs participants.

27 entreprises ont participé en 2011, 44 en 2012, 69 en 2013, 90 en 2014 et 107 en 2015* ce qui représentait pour cette dernière édition plus de 3200 participants ayant pédalé en deux semaines plus de 255 000 km. La remise des prix de l’édition 2015 avait lieu dans les salons de l’Hôtel de ville de Strasbourg par le Maire de Strasbourg, Roland Ries, le Président de l'Eurométropole, Robert Hermann et le délégué communautaire en charge du vélo, Jean-Baptiste Gernet. Avant de recevoir leurs prix, les vélotaffeurs étaient invités à une conférence donnée par Olivier Razemon, journaliste au Monde, blogger et auteur du livre « Le retour de la pédale ». 

Les gagnants 2015 de la catégorie de 21 à 100 salariés du secteur privé. Photo : Geneviève Engel, Eurométropole de Strasbourg
Olivier Razemon lors de sa conférence. Photo : Geneviève Engel, Eurométropole de Strasbourg.
Afin de préparer le challenge dans les meilleures conditions, des parcs d'assistance ont lieu les semaines précédent l’évènement dans divers secteurs de l'agglomération (Espace européen de l'entreprise à Schiltigheim, plaine des bouchers, Wacken, parc d'innovation d'Illkirch). Durant une journée, il est proposé des contrôles techniques dispensés par des vélocistes locaux, des bourses aux vélos, du marquage Bicycode, des prêts gratuits de Vélhops (dont certains à assistance électrique) pour la durée du challenge ainsi que divers renseignements sur la démarche d'accompagnement des plans de déplacements proposée par l'Eurométropole de Strasbourg, baptisée Optimix

Parc d'assistance
De plus, chaque entreprise reçoit avant le début du challenge un kit de participation avec différents goodies et accessoires dont cette année, deux destinés spécialement aux femmes, le poupoupidou et la jart'elle inventée par la strasbourgeoise Véronique Bertrand. Cette année, la campagne de communication se décline avec des clichés des participants de l'année dernière.


 


Le Challenge 2016 se déroule du 6 au 19 Juin, 90 équipes sont déjà inscrites. Il vous reste donc quelques jours pour constituer une équipe pour aller au boulot à vélo et tenter de décrocher l'un des nombreux lots. En attendant un jour, peut-être, une édition hivernale qui serait assurément un bon moyen de convaincre les cyclistes strasbourgeois délaissant leur vélo en hiver de continuer à pédaler même quand la température est plus fraiche… 


* Depuis 2015, le challenge ne se déroule plus à l'échelle de l'Alsace mais uniquement dans les 28 communes de l'Eurométropole de Strasbourg.

19 mai 2016

Connaissez-vous l'Histoire du vélo à Amsterdam ?

Un nouveau livre est venu complété ma vélothèque. Composé de 400 pages sans illustrations*, « The city of bikes, the story of Amsterdam cyclists » est un livre uniquement disponible en anglais ou néerlandais écrit par Pete Jordan, écrivain américain, né à San Francisco. C'est dans cette ville qu'adolescent, il commence à pédaler et que quelques années plus tard il s’intéresse au développement du vélo comme mode de transport aux États Unis.


En 2002, à 35 ans, l'auteur, suite à la découverte d'une photo de cyclistes amstelodamois des années 1950 dans un livre de Lawrence Halprin, s'installe à Amsterdam pour étudier comment rendre les villes américaines plus cyclables. Il est immédiatement sous le charme de la capitale hollandaise dont le cœur bat pour le vélo. Sa femme, Amy Joy, qui partage également cet intérêt pour le vélo, le rejoint et travaille comme mécanicienne dans un magasin de vélo. Aujourd'hui, ils habitent toujours la capitale néerlandaise et leur fils y est né.


Dès son arrivée, Pete effectue des recherches sur l'histoire du vélo aux Pays-Bas et plus précisément à Amsterdam. N'ayant pas trouvé de livres s'y référant, il décide progressivement de combler cette lacune. Pour cela, il a passé dix ans à se documenter ainsi qu'à découvrir, observer et à se déplacer à vélo à Amsterdam.



L'auteur relate ainsi les débuts du vélo aux Pays-Bas comme loisir de riches à la fin du 19eme siècle, son développement massif dans les années 1920 ou encore les escapades à vélo de la Princesse Wilhelmina. Il explore profondément le rôle du vélo dans la résistance durant l'occupation nazie en exposant notamment de nombreuses anecdotes plus ou moins cocasses.


Les années 1960 et 1970, qui marquent le renouveau du vélo à Amsterdam, sont également richement documentées. Vous pourrez ainsi découvrir la véritable histoire des fameux vélos blancs, aujourd'hui reconnus de par le monde comme l'ancêtre des systèmes de vélos en libre service, mais également les manifestations massives pour diminuer la pollution atmosphérique et les accidents de la circulation ainsi que les conséquences de l'embargo sur le pétrole auquel étaient soumis les Pays-Bas. Enfin, Il présente, les pêcheurs de vélos, ces employés municipaux qui remontent quotidiennement des centaines de carcasses de vélos rouillés des canaux du centre ville comme l'une des principales attraction touristique d'Amsterdam.



Tout au long de son ouvrage, l'auteur dresse un historique exhaustif et parfois surprenant de l'évolution du vélo à Amsterdam. Il n'hésite pas à aborder des sujets qui fâchent comme le comportement de certains cyclistes (que même les Nazis n'ont pas réussi à mater !), le nombre élevé de vols ou l'utilisation du vélo, dans l'assassinat, en 2004, de Théo Van Gogh, réalisateur, descendant lointain du célèbre peintre et réputé aux Pays-Bas pour ses propos haineux et polémiques à l'encontre des musulmans.


Pete Jordan, vont emmènera même brièvement à Copenhague pour comparer le développement du vélo entre ces deux villes, références mondiales. Il rentrera à Amsterdam, assuré de s'être installé dans « la capitale mondiale du vélo ». Ce livre démontre que si aujourd'hui, la capitale néerlandaise est la référence mondiale du vélo, elle a conquis ce titre suite à une lutte intense dans les années 1960/1970 grâce à divers facteurs sociologiques, politiques et géographiques et qu’elle n'a pas l'intention de le céder. En effet, « In the city of bikes » retrace l'histoire d'habitants qui aiment le vélo dans une ville et un pays qui l'aiment également et où il est devenu aussi naturel que l'eau et l'air...


* les photos illustrant cet article sont issues de mes deux derniers séjours à Amsterdam

11 mai 2016

La simplicité de la vélogistique expliquée en trois photos...

Un Bullitt noir équipé d'un kit d'assistance électrique, arrive sur le quai de la voie 7 de la gare de Lausanne. Il est poussé par un coursier de la compagnie Vélocité Lausanne et est chargé de deux caisses. Elles ont pour destination Yverdon-les-Bains, ville de 25 000 habitants située à 40 kilomètres de la capitale vaudoise. Grâce au contrat entre Vélocité et les CFF, le coursier les dépose dans le compartiment fourgon d'un train pendulaire ICN à destination de Saint-Gall.




Le coursier ferme la porte du wagon et repart aussitôt pour une autre mission. Les colis seront récupérés 30 minutes plus tard à la gare d'Yverdon-les-Bains par un autre coursier de Vélocité Yverdon qui les livrera à bon port. Qui a dit que la logistique à vélo était compliquée?

4 mai 2016

La piste des forts, itinéraire cyclable transfrontalier autour de Strasbourg.

Inaugurée en 2010, la piste des forts est un itinéraire cyclable réalisé conjointement par la Communauté urbaine de Strasbourg, le Conseil Général du Bas-Rhin et la ville allemande de Kehl. Il se développe entre la France et l'Allemagne sur un parcours de 85 km et associe patrimoine et nature. La piste des forts vous fera découvrir toute la variété paysagère de l'agglomération Strasbourgeoise et de son voisin germanique, l'Ortenau (coteaux, forêts rhénanes, campagnes, villes et villages...) ainsi que 19 ouvrages militaires de la ceinture des forts construits entre 1870 et le début du XX ème siècle.

Plan de la piste des forts.
Ces ouvrages construits à l'époque de l'annexion de l'Alsace-Moselle par l'empire Wilhelminien, portaient les noms de personnalités politiques et militaires allemandes. Après la victoire française de la première guerre mondiale et le retour de l'Alsace-Moselle en France, ils sont rebaptisés du nom de généraux et maréchaux français. Avec le temps, la végétation a recouvert la plupart de ces édifices et seuls aujourd'hui cinq (les forts Frère, Rapp, Kléber, Ulhrich et Ducrot) sont ouverts au public selon des horaires à vérifier avant votre visite.

Le fort Rapp à Reichstett.

 
L'ensemble des 85 kilomètres de la piste des forts se développe sur des aménagements cyclables, voies vertes, chemins forestiers (n'oubliez pas le matériel pour réparer une crevaison...) où sur des routes à faible circulation automobile. Il est entièrement jalonné et propose un mobilier spécifique sous forme de totems présentant des informations sur le parcours et sur les différents forts existants ou disparus. Sa découverte peut se faire en une journée ou par étapes en famille ou entre cyclotouristes. En plus des forts, tout au long de son parcours vous pourrez découvrir certains des plus beaux parcs de Strasbourg (Orangerie, Pourtalès, Jardin des deux rives), des parcs animaliers (La Wantzenau et Illkirch) et un parc d’aventures (Ostwald). Des informations complémentaires sur l'itinéraire sont disponibles en français, allemand et en anglais.

Jalonnement de la piste des forts en Allemagne.

De nombreux points d'eau jalonnent l'itinéraire. Vous pourrez ainsi s'il fait trop chaud, vous rafraichir en plongeant dans des plans d'eaux surveillés en été (Ballastière de Bischheim, Lac Achard), des gravières plus ou moins sauvages ou dans des bras morts du Rhin. Quelques endroits comme la colline de Hausbergen (où il est possible d'observer la pratique du parapente), le parc du Fort Ulrich ou la forte rhénane entre le pont Pfimlin et Kehl se prêtent remarquablement bien aux pic-nic ou barbecues. Enfin, même si le célèbre K-Beach n'existe plus, il est possible de finir le parcours à Kehl autour d'une choppe dans un des nombreux biergarten de la ville. Pour ceux qui auraient bu plus d'une bière, n'oubliez pas que des trains circulent jusqu'à minuit entre Kehl et Strasbourg...

Club nautique d'Altenheim en Allemagne.
Le Bucolique port de plaisance de Marlen en Allemagne.
Vue sur Strasbourg depuis la colline de Hausbergen.
L'itinéraire est accessible depuis Strasbourg par de nombreuses pistes cyclables dont celles longeant les canaux de la Bruche, de la Marne au Rhin ou du Rhône au Rhin. Plusieurs gares du réseau TER ou stations de tram se situent à proximité du parcours permettant aisément de le rejoindre ou de le quitter en transports publics (sauf la partie allemande à l'exception de Kehl). L'intégralité de l'itinéraire est plat sauf un dénivelé d'une quarantaine de mètres sur les coteaux de l'ouest strasbourgeois offrant une magnifique vue sur toute l'agglomération.


Sortie culturelle, conviviale et bucolique, la piste des forts représente une façon originale de découvrir la richesse patrimoniale, environnementale et paysagère de l’agglomération strasbourgeoise en dehors des flux touristiques de masse. Les beaux jours arrivant, cet itinéraire est  grandement recommandé lors d’une visite à Strasbourg mais également pour ses habitants !

27 avr. 2016

Vélorama, le musée du vélo au pays du vélo !


En plus, d’accueillir annuellement l’international cargo bikes festival, Nijmegen abrite également le musée hollandais du vélo. Fondé en 1981, grâce à une collection privée, Vélorama expose, sur trois niveaux, 250 modèles qui retracent l'histoire du vélo depuis le milieu du XIX ème siècle. 



 

Des premières draisiennes, aux grands bi, aux vélos en bois, de course, pliables ou couchés ou à d’autres plus originaux et contemporain, le musée entièrement tenu par des bénévoles est une véritable encyclopédie (sic !). De nombreux modèles de la collection proviennent des Pays-Bas, d’Allemagne, de France ou de Grande Bretagne et quelque uns des Etats-Unis. 




 Le musée ravira également les techniciens puisque l’évolution de nombreux composants tels que la transmission ou les pneumatiques est présentée. En outre, une collection de jouets, d’accessoires ou d'éclairages complètent le musée et participent à l’ambiance, de même que les nombreuse affiches ou publicités d’époque. Le musée possède également une importante bibliothèque consacrée et conserve les fonds d'archives du constructeur de cycles néerlandais Gazelle.




Le café Vélocitas situé au rez de chaussée du musée vous permettra de vous désaltérer après ou pendant la visite et sur rendez-vous de vous restaurer dans une ambiance de cyclo café inédite. Pour les personnes intéressées de près ou de loin par le vélo, Vélorama est un lieu incontournable qui justifie à lui seul un passage par Nijmegen…