18 janv. 2017

Doc bike, quand le docteur vient soigner votre vélo à domicile !

Lors d’un souci mécanique ou quand votre vélo a besoin d’une révision, il y a plusieurs solutions. La première et la plus triviale, consiste à le réparer vous-même. Si vous n’avez pas le temps, l’envie, l'outillage ou les connaissances suffisantes, la seconde consiste à le confier à un professionnel. Il est également possible, si l’envie d’apprendre à réparer votre vélo à moindre coût vous intéresse, de bénéficier, moyennant une cotisation modeste, des services d’un des nombreux ateliers d’auto réparation qui se sont fortement développés à Strasbourg et dans toute la France ces dernières années (plus d’informations sur le site www.heureux-cyclage.org).

En parallèle, dans une société en pleine évolution où le temps est compté et où l’on s’attache à faire de plus en plus de choses à domicile (télétravail, livraisons de restaurants…), la réparation de vélo à domicile se développe également fortement. Ainsi, Strasbourg compte trois réparateurs de vélos à domicile. Le plus ancien est Marco Vélo qui officie depuis plusieurs années, le plus récent est Cyclofix, entreprise parisienne qui débute aujourd'hui même son activité à Strasbourg. Depuis mars 2016, Alexandre Manceau, 32 ans, alias Doc’Bike répare également les vélos à domicile. 

Passionné de VTT et notamment de cross country, ce docteur des vélos a profité d’un licenciement économique pour monter son EURL (Entreprise Unipersonelle à Responsabilités Limitées) et partager ses compétences de mécanicien. Pour devenir docteur, Alexandre a repris le chemin de l’école et plus précisément du CNP (Centre National Professionnel pour la commercialisation des articles de sport et loisir) afin de réaliser une formation de réparateur de cycles. Il a obtenu son certificat de qualifications professionnelles en cycles, qu’il a définitivement validé après plusieurs mois de pratique au sein de l’équipe d’une grande enseigne spécialisée dans le cycle.


Pour se faire connaître, il a commencé par distribuer de nombreux flyers dans les commerces de proximité qui lui ont ramené ses premiers clients. Il a également démarché des communes ne bénéficiant pas de vélocistes pour s’installer sur leurs marchés. Il consulte ainsi le mercredi sur le marché d’Illkirch-Graffenstaden et le samedi sur celui d’Eckbolsheim. Le bouche à oreille lui a fait venir de nouveaux patients, plus nombreux lors de la belle saison, qui sont aussi bien des étudiants que des actifs ou des retraités. 

Il intervient également parfois en appui de son collègue Marco vélo dans différentes entreprises strasbourgeoises comme le Crédit Mutuel. Il peut réparer tous les éléments d’un vélo et quand il ne dispose pas de la pièce, fait un devis au client ou conseil des sites pour acheter les pièces et propose leurs installations. Sa camionnette lui permet de ramener un vélo dans son atelier, de le réparer lors de la réception de la pièce et de le ramener la semaine suivante.

Les tarifs du docteur sont fonction de la distance de déplacement et de l'intervention. Ils sont disponibles sur son site internet. Malheureusement ils ne sont pas (encore...?) remboursés par la sécurité sociale… Alexandre se donne deux ans pour réussir à vivre de cette activité et vu le développement croissant de son activité, ne se fait pas trop de soucis sur sa pérennité. Il y a beaucoup de patients à soigner à Strasbourg...

11 janv. 2017

Un Vélib à Strasbourg !

L’année 2017 commence fort avec une exclusivité! Il y a quelques jours, mon œil a repéré un vélo aux couleurs étranges mais au style pourtant connu. Il était parqué à Schiltigheim, seconde commune la plus peuplée de l’agglomération strasbourgeoise. Quelle ne fut pas ma surprise quand en me rapprochant, je reconnu, grâce à son garde boue différent des autres systèmes Cyclocity similaires de JC Decaux, un Vélib semblant être tout droit sorti de l’émission américaine de modifications d’automobiles « Pimp my ride ».

Pour rappel, voici à quoi ressemble un Vélib officiel. Source : blog.velib.paris.fr
Inauguré en 2007, le service de vélo en libre-service parisien subit, depuis son lancement et malgré sa robustesse et le renforcement des dispositifs antivols, de nombreuses dégradations et vols. Selon l’Atelier Parisien de l’urbanisme (APUR), en 2014,  19 000 Vélibs ont été volés, ce qui représente la quasi-totalité du parc de vélos. 1800 de ces vélos ne sont pas retrouvés et parmi ceux qui ne disparaissent pas, 4600 sont détruits car non réparables*
Certains Vélibs auraient été aperçu en Roumanie, en Afrique ou encore à Lyon, d’autres repeints continuent à circuler à Paris. Le phénomène est désormais arrivé dans l’agglomération strasbourgeoise. Comment? Cela restera un mystère, mais force est de constater que ce Vélib initialement gris clair est difficilement identifiable pour un novice, seule son appendice servant à le bloquer dans une borne d’attache de station, pourrait trahir son origine… 
Il arbore tout d’abord une nouvelle livrée vert et or. Tous les éléments du vélo ont été peints avec ces couleurs. Les rayons, les jantes, le tube de selle, les garde boues, les manivelles, le carter, le guidon… La personnalisation ou devrais-je plutôt dire le maquillage, est allé jusqu’à retravailler le garde boue arrière pour lui donner un effet dentelé et à découper le carénage du guidon pour y insérer un compteur et deux boutons.
Il a été baptisé « Green Hornet », ce qui dans la langue de Shakespeare se traduit par frelon vert et qui semble inspiré du film de Michel Gondry. Il arbore également, marqué au pochoir, le numéro 67 du département du Bas-Rhin dans lequel il circule…

Aussi surprenante que puisse être cette histoire, il n’en reste pas moins que ce vélo, bien public, est volé et détourné de son utilisation première qui se veut collective. Même s’il se sent peut être mieux dans la capitale française du vélo au milieu de nombreux de ses « semblables », sa place est dans la ville lumière qui en a grandement besoin! Peut être qu’un des agents dédiés à la recherche des Vélibs abandonnés ou volés va découvrir cet article et venir en pèlerinage à Strasbourg pour le récupérer...



*Etude d’opportunité d’un Vélib métropolitain, APUR, décembre 2015, page 12.

22 déc. 2016

Cuvée photographique 2016, un cru qui allie qualité et diversité...

Comment clôturer cette année 2016 en beauté ? Un article spécial ? Des statistiques de fréquentation du blog ? Un retour sur les principales actualités 2016 ? Les projets pour 2017 ? Non, pour finir cette année 2016 de la meilleure manière qu’il soit, I Bike Strasbourg  vous propose une sélection inédite des meilleures photographies réalisées en 2016.  Plus de la moitié des clichés est issue de Strasbourg bien sûr, mais d’autres ont été ramenées de Lausanne, Nantes ou Amsterdam, villes où j’ai eu la chance cette année de pouvoir observer et photographier les cyclistes. 

Vous y trouverez différents modèles de vélo, des hommes, des femmes, des enfants, des animaux, des photos d’ambiances ou insolites…Quel sera votre cliché préféré et pourquoi ?

La classe hollandaise à Strasbourg !
So roots !
Lunettes biorganiques !

Super Mamie fait ses courses à vélo !
Sur le chemin de l'université...
Le petit huit !
En attendant le train, Lausanne
Check point Corbeau.
Acrobate sur le chemin de l'école, Amsterdam.
Tandem à 4 !
La léoparde de Vondelpark, Amsterdam.
Shopping en famille, Nantes.
Parapluie assorti au costard et au vélo !
Au boulot à vélo !

La bonne manière de téléphoner à vélo.
Une petite Chicha ?
La classe africaine à Strasbourg !
Nouvelle utilité du jalonnement cyclable.
Vélo poubelle.

C’est sur cette série de photos que s’achève l’année 2016 d’ I Bike Strasbourg. Rendez-vous début 2017 pour une nouvelle année avec quelques beaux projets en perspectives...

15 déc. 2016

A tire-d'elles, le livre qui donne, enfin, la parole aux cyclistes féminines !

Claude Marthaler*, cyclonaute que l'on ne présente plus, nous propose avec son dernier ouvrage, « A tire-d'elles », une formidable incursion dans le vélo féminin. Ce livre s’ouvre sur une préface de Lisa Mazzone** qui rappelle en préambule que le vélo permet de croquer la liberté à pleine dents. D’Annie Londonberry, première à avoir réalisé un tour du monde à bicyclette, à Jeannie Longo, plus grande cycliste de l’histoire de ce sport, « A tire-d’elles » dresse le portrait, parfois exceptionnel, de 32 femmes issues de 3 continents et de 14 pays différents. Elles ont toutes des histoires particulières avec le vélo qui écrivent son Histoire. Peu d’entre elles se sont rencontrées ou se connaissent mais toutes parcourent leurs vies à vélo, à coups de pédales rapides et ininterrompus depuis de nombreuses années. L’auteur nous livre des renseignements complémentaires sur son ouvrage en répondant à quelques questions.


I Bike Strasbourg : Comment t’es venue l’idée de ce livre, pourquoi un livre sur les femmes et plus précisément sur les femmes et le vélo?

Claude Marthaler : Peut-être bien que j'avais là réussi (au moins par l'écriture), à réunir enfin ma passion pour les femmes et celle pour le vélo sans devoir faire le grand écart! (rires). Plus sérieusement, le vélo en tant qu'instrument de travail, objet culturel ou artistique me passionne. En me plongeant dans l'histoire de la bicyclette (qui aura 200 ans en 2017), j'ai découvert combien le vélo au féminin a alimenté un débat émotionnel houleux aux Etats-Unis et en Europe à la fin du XIXème siècle, à l'époque des suffragettes. Le vélo a longtemps divisé le corps médical et bousculé le code vestimentaire. La domination du corps féminin par l'homme reste hélas, aujourd'hui encore, un enjeu majeur, à des degrés divers, dans presque toutes les sociétés.

Thématiser le vélo sous l'angle féminin m'a très vite enthousiasmé. J'ai eu envie de soutenir l'interminable combat du « Deuxième Sexe », de mettre en lumière des femmes actuelles qui  sans jamais employer la force, s'engagent avec noblesse. De véritables rôles modèles, qui parfois s'ignorent comme telles, auxquelles je voue tout mon respect.

Car en voyageant, j'ai trop souvent eu l'impression de traverser un pays en n'en côtoyant que sa moitié. Partout dans le monde, j'ai hélas constaté combien les femmes étaient bien trop souvent absentes du domaine public et privées de droits les plus élémentaires, notamment l'accès à l'éducation. L'Américaine Shannon Galpin qui, en réponse à un viol dont elle fut victime à l'adolescence, créa une ONG d'aide aux femmes en Afghanistan. Elle incarne sans doute à elle seule le propos central de mon livre : le droit fondamental des femmes à la liberté. Elle  l'exprime ainsi: « J'investis dans la ressource la plus sous-utilisée du monde: les femmes et les filles en marge ». De nombreuses ONG l'ont d'ailleurs compris et misent sur les femmes, souvent bien plus fiables que les hommes, pour assurer la pérennité de leurs projets de développement.

J'ai voulu donner la parole aux femmes, rendre hommage à leur engagement, à leur créativité, à leur résilience. En Chine, un proverbe dit que « les femmes portent la moitié du ciel ». Tout comme le vélo, elles devraient, en toute légitimité, partager la moitié de la route.


IBS : Comment as-tu rencontré ces personnes ou as-tu eu connaissance de celles décédées ? 

CM : Comme en voyage : en improvisant d'une manière empirique, avec mon flair pour seule méthodologie. J'ai l'esprit fureteur et  rêvais bien sûr de toutes les rencontrer, pour le simple plaisir du partage et afin d'affiner au mieux leur portrait. Je me suis ainsi rendu en Suisse, en France, en Italie, en Angleterre, en Irlande et au Tadjikistan. Le courriel et Skype m'ont permis de franchir plusieurs fois l'Atlantique et d'atteindre l'Afrique. Certaines femmes m'ont témoigné une étonnante confiance en dévoilant leur singulière intimité, d'autres ont préféré rester plus factuelles ou professionnelles. J'ai cherché avant tout à éviter les stéréotypes, à faire éclore leur formidable diversité et mettre en valeur l'originalité de chaque destin.

J'ai une grande admiration pour les pionnières, car elles ont démontré un sacré courage en ouvrant une brèche pour toutes les femmes, à une époque bien plus conservatrice. Il y a une bonne trentaine d'année, j'avais lu « Full Tilt », le merveilleux  récit de voyage à vélo de Dervla Murphy, de son Irlande natale jusqu'à New Delhi, qu'elle effectua en 1963. Je n'imaginais pas alors pouvoir la rencontrer un jour ! Plus tard, alors que je soignais une pneumonie à Lhassa à l'hiver 2007-2008, j'ai découvert l'incroyable histoire d'Annie Londonderry - le livre venait tout juste de paraître - qui a réalisé le premier tour du monde à vélo féminin, en 1894 ! Mon éditeur italien, qui publia le livre du journaliste Paolo Facchinetti, me mit sur la piste d'Alfonsina Strada, la seule femme à avoir disputé le Giro d'Italia, en 1924 (alors qu'on fêtera sa centième édition l'année prochaine). 


Claude Marthaler, lors de son passage à Strasbourg pour la présentation de son documentaire Bike for bread en avril 2013.


IBS : Pourquoi et comment les as-tu sélectionnées?

CM : Je me suis lancé sur une cinquantaine de pistes, dont une part, malgré mon insistance. est restée sans réponse. Ce livre, en forme de florilège, en est donc la résultante. J'ai voulu me  limiter à quatre pionnières, assez pour illustrer une certaine épaisseur historique, car je tenais avant tout à esquisser une perspective d'avenir, insuffler de l'espoir.


IBS : Combien de temps l'écriture du livre t’a-t-elle pris ?

CM : L'idée a germée en 2013. L'année suivante, j'ai publié une série estivale de portraits de femmes entretenant un lien étroit avec la bicyclette dans l'hebdomadaire suisse L'Echo, puis écrit un spécial femmes dans le no 2 de Cycle!magazine. Durant mes recherches, j'ai réalisé à quel point le sujet était bien plus riche que je ne l'avais l'imaginé et, aussi étrange que cela puisse paraître, personne ne l'avait véritablement abordé sous cet angle. J'ai alors proposé à l'un de mes éditeurs l'idée d'un livre dont le thème de travail était alors « La bicyclette est l'avenir de la femme (et inversement) ». C'est aussi avec le soutien de femmes au sein de cette maison d'édition qu'il a pu voir le jour.


IBS : Quel(s) message(s) cherches-tu à passer avec ce livre?

CM : L'écriture de ce livre m'a permis de rencontrer des femmes extraordinaires et d'élargir mon répertoire, jusqu'alors principalement composé de récits de voyage à vélo. La bicyclette est un merveilleux outil de libération au sens plein du terme et, comme le dit Shannon Galpin, « un instrument de justice sociale ». Je forme le vœu que ces portraits de femmes puissent nourrir une fructueuse conversation et soient une source d'inspiration pour les lectrices et les lecteurs.

En complément, Claude présente brièvement différents thèmes mis en avant dans ces portraits (cinéma à vélo, syndrome du cycliste, hébergements pour cyclo-voyageurs, courses d’ultra endurance, cours de vélo pour immigrées…) ce qui renforce la teneur historique et documentaire du livre. Enfin, pour prolonger le voyage dans l’univers du vélo féminin, l’ouvrage est truffé de nombreuses notes renvoyant vers des liens internet, des livres ou des films. Si vous désirez commandez  l'un ou l'autre des ouvrages de l'auteur, dédicacé, vous pouvez directement lui écrire à : cyclonaute[at]gmail.com. Il sera un très beau cadeau de Noël !



*ClaudeMarthaler, né à Genève en 1960, est un cyclonaute passionné et un écrivain qui a passé quelques 16 ans à parcourir la planète à vélo, dont un tour du monde de 7 ans (122'000 km, 60 pays traversés). Son premier livre, « Le Chant des Roues », a obtenu le Prix René Caillié des écrits de voyage en 2003. Son neuvième ouvrage, « Zen où l'art de pédaler », paraîtra aussi aux éditions Olizane, en mars 2017. Il est également l'auteur de deux diaporamas numériques et le co-réalisateur du documentaire « Bike for bread « (2003, 26'). Deux documentaires télévisuels lui ont été consacrés : « La fin du voyage » (2003, 52',) et « Claude Marthaler, embrasser la terre » ( 2015, 70'). Sa passion d'enfant, devenue également son gagne-pain, se confond aujourd'hui, comme les deux roues au cadre de sa bicyclette.


** Née à Genève en 1988, Lisa Mazzone a défendu la cause du vélo à Genève en tant que coordinatrice de l’antenne genevoise de l’association Pro Vélo Suisse de 2010 à 2014 ainsi que dans son engagement pour le parti politique des verts genevois. Elle a siégé au Grand Conseil Genevois de 2013 à 2015 avant de rejoindre la même année, le Conseil National Suisse.

8 déc. 2016

Comment développer la pratique du vélo chez les enfants ?

Super maman et Super papa. C’est comme cela que l’on surnomme les mères et les pères qui se déplacent avec leurs enfants à vélo. Contrairement à ce que ce saubriquet peut faire croire, ces parents ne sont pas dotés de super pouvoirs. Seul, le désir de se mouvoir en famille d’une manière ludique, efficace et respectueuse de l’environnement les habite. Ainsi, blottis dans des sièges en plastique, confortablement assis sur la banquette d’un vélo cargo ou parfois plus spontanément, en se jouant de la loi*, les enfants des super mamans et des super papas découvrent de la meilleure manière qu’il soit la ville.





Se déplacer à vélo avec des enfants c'est leur faire découvrir quotidiennement la vie, les saisons, les éléments et partager des moments de complicité uniques. C’est également une bonne manière de commencer à leur apprendre les bases du code de la route, d’agir concrètement pour une ville apaisée et surtout de donner l’envie de faire du vélo comme papa ou maman.

 
 


Les trajets à vélo en famille représentent du temps partagé ainsi qu’un moment de détente privilégié avant ou après une journée à l’école. Contrairement à l’automobile, qui est devenue aujourd’hui, pour l’enfant, l’égal du loup dans les chansons enfantines**, le vélo ne coupe pas l’enfant de la ville. Il lui permet, au contraire de l’appréhender dès son plus jeune âge, de l'intéresser à son environnement urbain et naturel et de montrer qu’il a naturellement sa place dans la cité.


  






En effet, en dehors des parcs et des aires de jeux dédiées, les architectes, urbanistes, ingénieurs ne se préoccupent pas ou trop peu des enfants. Et pourtant, la ville représente un important vecteur de socialisation de l’enfant au même titre que la famille et l'école. A en juger la place donnée aux enfants dans l’aménagement de l’espace public, les décideurs semblent encore bien loin d’avoir intégré l’intérêt supérieur de l’enfant formulé dans la convention relative aux droits de l’enfant.

Dans le domaine des infrastructures cyclables, l’intérêt supérieur de l’enfant doit se traduire par des aménagements de qualité sur lesquels, les parents transportent sereinement leurs enfants et les laissent pédaler sans craintes…Avant de réaliser un aménagement cyclable, le responsable du projet devrait se demander s’il y laisserait pédaler son enfant. Récemment père pour la seconde fois, ce principe me semble fondamental pour le développement de la pratique du vélo chez les parents, les enfants et plus généralement pour tous les publics !


* L’article R 431-5 du code de la route stipule que sur les motocyclettes, tricycles et quadricycles à moteur, cyclomoteurs et cycles, le transport de passagers n'est autorisé que sur un siège fixé au véhicule, différent de celui du conducteur.
       
** Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas, si le loup y était, il nous mangerait...